MK2 Quai de Seine -
Un film choral français, mais pour une fois pas une comédie débile autour de gens qui se retrouvent. Je pars avec un a priori fortement défavorable, et... j'en reviens sans grande conviction.
Le film est long, et dense. La forme est assez dépouillée, mais soignée. La présentation des personnages est expédiée rapidement, sur fond d'ombre chinoise, et on part dans le vif du sujet... Une famille de tarés donc, certains psychotiques — littéralement —, d'autres alcooliques, ou profondément névrosés, qui n'en finissent pas d'essayer de se remettre d'une tragédie qui a eu lieu trente ans plus tot.
L'interprétation est remarquable. Tout simplement. Mais des très bons vétérans Deneuve et Roussillon au tout jeune mais impeccable Emile "fils de" Berling, je trouve encore une fois que Mathieu Amalric crève complètement l'écran. Il est une fois de plus associé à Emmanuelle Devos, qui m'a bien moins agacée ici que dans Roi et Reine, peut-être parce qu'elle a très peu de scènes "à elle", toute seule. Tiens détail amusant, — merci imdb — le nom du personnage de Amalric, dans Roi et Reine, c'est Ismaël Vuillard, et dans le conte, c'est Henri Vuillard... Poupaud, lui, a l'air presque gay même quand il joue le papa de deux petits garçons, mais je me demande si ça n'est pas voulu.
À côté de ça, le film a les défauts de ses qualités. Il traite d'un moment dans l'histoire d'une famille de dingues. Pas grand chose de résolu à la fin du film, quoi. La situation est même plutôt plus compliquée qu'à l'ouverture du film. Ça laisse quand même un petit goût d'inachevé, il me semble.
Le film est long, et dense. La forme est assez dépouillée, mais soignée. La présentation des personnages est expédiée rapidement, sur fond d'ombre chinoise, et on part dans le vif du sujet... Une famille de tarés donc, certains psychotiques — littéralement —, d'autres alcooliques, ou profondément névrosés, qui n'en finissent pas d'essayer de se remettre d'une tragédie qui a eu lieu trente ans plus tot.
L'interprétation est remarquable. Tout simplement. Mais des très bons vétérans Deneuve et Roussillon au tout jeune mais impeccable Emile "fils de" Berling, je trouve encore une fois que Mathieu Amalric crève complètement l'écran. Il est une fois de plus associé à Emmanuelle Devos, qui m'a bien moins agacée ici que dans Roi et Reine, peut-être parce qu'elle a très peu de scènes "à elle", toute seule. Tiens détail amusant, — merci imdb — le nom du personnage de Amalric, dans Roi et Reine, c'est Ismaël Vuillard, et dans le conte, c'est Henri Vuillard... Poupaud, lui, a l'air presque gay même quand il joue le papa de deux petits garçons, mais je me demande si ça n'est pas voulu.
À côté de ça, le film a les défauts de ses qualités. Il traite d'un moment dans l'histoire d'une famille de dingues. Pas grand chose de résolu à la fin du film, quoi. La situation est même plutôt plus compliquée qu'à l'ouverture du film. Ça laisse quand même un petit goût d'inachevé, il me semble.