MindFood
Valse avec Bachir
Ari Folman

*****
2008-07-20
Mk2 Bibliothèque - Valse avec Bachir n'est pas un simple film d'animation. C'est un reportage, une autobiographie, et un documentaire. Ari Folman se rend compte qu'il n'a plus aucun souvenir des jours qu'il a passés à Beyrouth durant la guerre du Liban, au début des années 80. Il décide de rencontrer d'anciens compagnons d'armes afin de, peut-être, recouvrer la mémoire.

Le film est un tour de force. Visuellement, on retrouve le procédé utilisé par Linklater pour A scanner darkly, avec un style un peu plus cartoon mais qui est en adéquation avec le contexte. Le dessin animé a deux forces: il permet de montrer les intervenants jeunes lors de flashbacks décrivant les événements déroulés vingt-cinq ans auparavant. Mais il permet aussi de donner toute la force et l'intensité qui conviennent aux dernières minutes du film, qui laissent la salle de cinéma tout entière silencieuse, et chancelante.

A ne surtout pas manquer.
****
2008-07-23
Sévigné - Ari se rends compte qu'il ne se souvient plus de cette période où il était un soldat de Tsahal, lors de l'invasion du Liban en 1982. Seul lui restait un rêve qu'il n'arrive pas à interprêter. Sur les conseils d'un ami psy, il se mets alors à la recherche d'anciens camarades, de gens qui ont partagé la même histoire. Jusqu'à l'assassinat de Béchir Gemayel et le massacre de Sabra et Chatilla.

Moi, j'avoue, j'y connais rien en techniques de dessin animé. On retrouve cependant des séquences avec un trait très brut, peu détaillé, des animations réduites, mais aussi des fonds hyper réalistes (le CH-53, le bureau de la psy...) et d'autres animations très souples. Le tout est un mélange d'interviews (dont certaines pourraient être du film dessiné) et de flashbacks, où la guerre prends sa forme la plus irréaliste jusqu'à la fin. Par moments, sur la première partie, j'avais une petite pensée pour Sin City pour la gestion des couleurs et des ombres. Bref, un beau film d'animation, mais pas pour les moins de 18 ans.

Moi, on m'a dit que contrairement à A Scanner Darkly, il n'y avait rien de digital-blah-blah, tout fait à la main en studio, même si j'ai un doute, surtout avec l'interview du journaliste.

Et on notera dans le générique que quelqu'un a le titre de porn artist et qu'on retrouve Ron Jeremy dans les remerciements.

Ajouter mes notes
rss