Mk2 Bibliothèque -
Les affiches dans le métro jouent volontiers sur la confusion en indiquant que la trilogie Bourne est disponible en DVD, mais Green Zone, même s'il est réalisé par Paul Greengrass qui est également responsable de la Mort dans la Peau (The Bourne Supremacy) n'a rien à voir avec les romans de Robert Ludlum.
La Zone Verte dont il est question dans le film est un enclave fortement militarisée et sécurisée en plein coeur de Bagdad, à l'exact emplacement de l'ancien palais de Saddam Hussein. Là-bas, on peut retrouver une reproduction parfaite de l'American Way of Life, version Beverly Hills: piscine, musique, hot dogs, tout ce que l'on pourrait s'attendre à ne pas trouver en Irak.
A l'intérieur de cette zone verte, la CIA se mèle un peu trop des affaires de Clark Poundstone, envoyé spécial de Washington qui se targue d'être l'interlocuteur direct d'un certain "Magellan", ex-officier de Saddam qui lui fournit des infos sur les Armes de Destruction Massive du dictateur déchu. Roy Miller, soldat chargé de retrouver ces fameuses armes, excédé de faire chou blanc en permanence, est approché par l'agent de la CIA Marty Brown qui lui explique que les choses sont loin d'être aussi claires qu'il n'y paraît.
La réputation de Hollywood auprès des neocons et des républicains ne risque pas de s'améliorer avec ce film, violent réquisitoire contre les mensonges proférés lors de l'invasion de l'Irak en 2003. La théorie des WMD est mise en pièces par ce thriller orienté et ouvertement anti-impérialisme. Matt Damon, toujours aussi à l'aise dans des rôles physiques, est crédible. Les autres acteurs assurent. Les scènes d'action sont dynamiques même si le style "caméra à l'épaule" de Greengrass n'est pas toujours très lisible.
Sévigné -
Le "Chief" Warrant Officer Roy Miller mène des opérations de recherche des armes de destruction massive irakiennes au lendemain de la capture de Baghdad. Mais faisant chou blanc à chaque fois, celui-ci commence à douter, tiraillé d'autant plus qu'il est entre CIA, gouvernement et journalistes.
Bon déjà, je hais, mais Je Hais, mais alors JE HAIS ce style d'images filmées caméra à l'épaule "y'a trop d'action, ça bouge dans tous les sens". Je demande pas Kubrick, mais quand même... Oh, et puis, normaliser le grain de l'image aurait été un peu moins perturbant. On ne va pas demander à Matt Damon de montrer un tant soit peu d'émotion, mais voir Brendan Gleeson en agent de la CIA fut un instant difficile à accepter. Le scénario n'est pas non plus des plus emballants. Reste le côté conscience politique. Ouais, ok.
Bon déjà, je hais, mais Je Hais, mais alors JE HAIS ce style d'images filmées caméra à l'épaule "y'a trop d'action, ça bouge dans tous les sens". Je demande pas Kubrick, mais quand même... Oh, et puis, normaliser le grain de l'image aurait été un peu moins perturbant. On ne va pas demander à Matt Damon de montrer un tant soit peu d'émotion, mais voir Brendan Gleeson en agent de la CIA fut un instant difficile à accepter. Le scénario n'est pas non plus des plus emballants. Reste le côté conscience politique. Ouais, ok.