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Starwars I: The Phantom Menace
George Lucas

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1999-10-25
La trilogie agissait comme un formidable broyeur de mythes et de genres Incarnation du mal, rédemption, exil, sorcellerie, féodalisme, western, geste arthurienne même, un melting-pot inhabituel. Quelque chose aussi qui n'hésitait pas à montrer une perversité absolue, un désespoir ambiant, finalement très peu consensuelle.

Ici, la Menace Fantôme semble plus se nourrir de sa propre chair et de sa descendance: des "gimmicks" que l'on retrouve (plongée dans un vaisseau ennemi pour le détruire de l'intérieur, cadres curieusement bucoliques, grosses bestioles qui bouffent un vaisseau) ou des emprunts à d'autres films qui portent déjà eux mêmes l'héritage StarWars (comme par exemple l'influence de Dune: décors baroques, thème de l'Elu et de la Prophétie, la Guilde du commerce).

Cet épisode là m'a paru curieusement ... explicatif. Du conseil des jedis qui fait un peu assemblée de vieillards vaguement réacs à l'explication quasi-scientiste de la Force, ou les détails de la bureaucratie en action, on n'est pas dans l'enthousiasmant. Et ce n'est pas un vilain au visage peinturluré et cornu (trop figuratif, Georgie) qui sauve la mise. Associé à une mise en scène assez plate (hormis les décors et personnages), cela en fait presque un documentaire sur le monde Starwars.

Finalement, l'intérêt que l'on porte au film était peut-être plus dans les hypothèses que l'on forge sur le futur (comment va-t'il devenir Vador, comment la République va-t'elle s'écrouler) que sur l'action elle-même. Le mythe est là, en germe, on le devine, mais on ignore comment il va se déplier.

Bref, je reste sur ma faim de merveilleux et d'ampleur. La trilogie avait ce côté "bigger than life" que je ne retrouve pas. Humains, trop humains.

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