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Minority Report
Steven Spielberg

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2002-09-27
Bon, d'entrée de jeu on remarque que c'est du Spielberg, c'est rempli d'effets spéciaux avec des images retouchées de tous les cotés, enfin passons. Le schéma bon/mauvais a été vu et revu des dizaines (centaines ?) de fois, tant et si bien qu'en à peu près une demi-heure l'idendité du "méchant" est flagrante même si le mobile est plus complexe à saisir. Reste donc un morceau de philosophie de comptoir sur le thème "est on maître de son destin ?" avec en tache de fond des gens condamnés avant qu'ils aient commis leurs crimes et toutes les interrogations morales qui y sont liées. Cette partie là rattrape un peu ce film et au final il peut valoir la peine d'être regardé. Mais attention, il ne faut pas s'attendre à un miracle, tout cela reste tout de même au ras des paquerettes.
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2002-10-04
Pourtant venu avec une certaine appréhension, je dois bien avouer que j'ai passé un bon moment. Tom Cruise et Steven Spielberg n'ont finalement pas assassiné le travail de Philip K. Dick, l'auteur de la nouvelle dont est tirée le film. Bien sûr, on peut regretter la déferlante d'effets spéciaux à laquelle on a droit à chaque image. Mais, pour une fois, Spielberg fait preuve d'un certain esthétisme ce qui contribue à faire vivre l'univers du film. La problèmatique posée par Dick est bien exposée même si l'histoire est bien moins riche que celle de la nouvelle, il fallait bien caser les scènes d'actions ; et pourtant ce sera la seule vraie déception du film. En effet, comparées au reste elles manquent un peu de couleur.
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2002-10-07
Rah mais qu'est ce que j'ai pu m'emmerder en regardant ce dernier Spielberg. Mais soyons honnêtes : le fait qu'une espèce d'enfoiré de sa race maudite en tongs m'ait raconté la fin du film la veille de la projection a passablement dû obscurcir mon jugement. Minority Report est probablement meilleur que A.I. (d'un autre côté il eût été difficile de faire pire, encore que George Lucas doive en être capable) mais ça n'est pas la panacée non plus. Je ne parle même pas de la façon dont le méchant est démasqué, qui est proche du ridicule. Et si Steven nous sortait Memoirs Of A Geisha, histoire de faire un bon film, pour changer ?
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2002-10-12
Oh oh, un Spielberg tout à fait intéressant. Intéressant déjà parce que le scénario sort un petit peu de l'ordinaire par la touche P.K. Dick qui transparait assez bien (on va sans doute dire que Spielberg a trahi Dick alors qu'on a encensé Verhoeven et Total Recall, mais bon, passons). Intéressant aussi parce que le film a une patte bien particulière pendant la première moitié, l'image reste dans les tons bleu-gris et un environnement de verre et de métal, et ce n'est qu'après un passage un peu 'bucolique' que l'on se retrouve dans un environnement un peu plus humanisé.
Le plus frappant est que c'est le premier Spielberg que je vois qui abandonne ce côté un peu neutre, lisse, distant habituel et s'aventure un peu dans le second degré, l'humour macabre (l'oeil est un symbole qui traverse tout le film - au propre comme au figuré), et la saleté. Bien sûr, ce n'est pas un anti-héros qui conduit l'action, mais on s'éloigne des personnages uniformément positifs et sans profondeur habituels. Le tout, mélangé à la fascination technologique (dont quelques -très- bonnes extrapolations sur les interfaces homme-machine, mais je m'égare), les scènes rose-bonbon, le jeu pas si mal de Tom Cruise donne un ensemble un peu bancal, mais plutôt intéressant.
Evidemment, on pourrait imaginer ce que De Palma aurait pu faire d'un sujet comme ça, mais bon...
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