MindFood
Battle Royale
Kinji Fukasaku

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2002-10-08
J'aurais bien mis un peu plus d'étoiles, mais après réflexion je me souviens du premier sentiment que j'ai eu en sortant de la salle. Un mélange d'incompréhension, de dégout, et d'exultation barbare. Je ne savais pas bien si je devais rire, ou pleurer du spectacle auquel je venais d'assister. Voyons le principe : dans un Japon décadent, les jeunes refusent d'adhérer au système scolaire et d'obéir à leurs profs. Pour y remédier, le gouvernement met en place le système "Battle Royale". Les professeurs inscrivent leur classe au programme. Tous les ans, une classe est tirée au sort. Ses élèves sont conduits de force sur une île. On leur enfile un collier qui contient une bombe, on leur fournit un sac qui contient quelques rations, et une arme tirée au hasard (ça va de la boussole, de la paire de jumelles à l'AK-47, pour donner une idée...). Ils ont 3 jours pour s'entretuer. Si au bout du temps imparti, il y a plus d'un survivant, les colliers explosent, et leur arrachent la tête. Simple non ? Partant de ce concept, accrochez-vous au siège. Ça tue, ça découpe, ça arrache, ça brûle, ça explose, bref ça gicle. On pourrait se dire qu'on a l'habitude. Sauf que voir une gamine à qui on donne 15 ans maximum se prendre un chargeur d'Uzi dans le bide en gros plan, on ne voit pas ça tous les jours. Et ça continue. Sans cesse. On se demande s'ils sont 40 dans la classe ou 400. Puis, au bout de 2 heures de tuerie, quand tout celà se termine, on est partagé. A quoi vient-on d'assister ? A une critique virulente de l'actuelle société, et du comportement de la jeunesse japonaise, c'est certain : Sarkozy prendrait peur en voyant certains comportements actuels au Japon. Mais cette méthode est-elle saine ? Doit-on montrer des dizaines de meurtres pour faire cesser cette montée de violence ? A mon sens, l'approche utilisée par Toru Fujisawa dans le manga GTO pour traiter du même sujet est bien plus saine, et efficace. Ceci n'engage que moi. Reste que BR est un ovni, un film qu'on se doit d'avoir vu, qu'on détestera ou qu'on adorera, mais qui ne peut laisser indifférent.
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2004-01-16
Du Kitano dans le texte ! On passe de l'incompréhension totale, à la consternation la plus proffonde, pour en venir à admirer la manière dont est menée l'histoire. C'est aussi bien un succès quant à l'émotion transmise par la foule des étudiants que celle qu'ils transmettent chacun individuellement. Au lieu de se faire peur en regardant un film, on regarde la peur dans un film. Barbare, joyeux, tragique, divertissant.
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