Le drame vécu par des jeunes femmes irlandaises enfermées contre leur gré dans des couvents prisons tenus par des soeurs à la discipline de fer. Travail de laverie tous les jours, levées à 6 heures, aucun espoir ou presque d'en sortir, sauf en mourrant. Leur crime ? Avoir été violées, être filles meres, ou tout simplement plaire aux garçons. En lisant ces lignes vous devez vous dire que la vie était dure au 19e siecle, mais que, heureusement, tout cela est du passé ? Detrompez vous, l'action du film se situe dans les années 60/70 et le dernier couvent de ce genre a fermé en 1996 ! Un film cru, où le réalisateur se contente de montrer, où les acteurs jouent juste au point que l'on se demande si l'on ne vient pas de voir un documentaire plutôt qu'une fiction. À voir, absolument.
C'est un film réquisitoire, à la défense de filles-mères, ados violées, gamines qui avaient eu le tort de faire de l'oeil aux garçons, et autres jeunes femmes qui n'avaient eu pour autre tort que d'avoir pêché (au sens on ne peut plus large) et d'avoir fait risquer la honte sociale à leur famille. Pour tout ces cas, l'église avait pour les familles une solution bien simple: les couvents-laveries des Soeurs de Madeleine, où ces âmes dites perdues pouvaient retrouver leur pureté en faisant la lessive. Peter Mullan suit trois de ces jeunes femmes dans cet univers carcéral, étouffant, dégoulinant de fausse morale, régentées par des religieuses qui ont tout manifestement oublié de la compassion. La force du film. c'est déjà d'éviter de sombrer dans le mélo (Crispina, la simplette fille-mère serait ce qui s'en rapproche le plus, mais la complexité du personnage évite ce défaut). En restant dans un réalisme un peu distant, Peter Mullan ne prend pas de risque de mise en scène mais est d'une redoutable efficacité dans son propos, d'autant que le film reste toujours très rythmé et souvent un peu ambigü, jamais bêtement polémique. Le reproche que l'on pourrait faire au film, c'est que sorti de ce monde clos, le film finit un peu par défaut.Quand à la sainte église apostolique et romaine, après les prix reçu par le film, elle a fini par dénoncer un 'tissu de mensonges'. How surprising.
UGC Forum -
Brut et brutal. La simple mise en scène d'une réalité qui a, nous dit-on, disparu. Filmée sans complaisance, presque comme un documentaire. La musique et tout effet de mise en scène sont soigneusement évités.
En lisant ces lignes vous devez vous dire que la vie était dure au 19e siecle, mais que, heureusement, tout cela est du passé ? Detrompez vous, l'action du film se situe dans les années 60/70 et le dernier couvent de ce genre a fermé en 1996 !
Un film cru, où le réalisateur se contente de montrer, où les acteurs jouent juste au point que l'on se demande si l'on ne vient pas de voir un documentaire plutôt qu'une fiction.
À voir, absolument.
Pour tout ces cas, l'église avait pour les familles une solution bien simple: les couvents-laveries des Soeurs de Madeleine, où ces âmes dites perdues pouvaient retrouver leur pureté en faisant la lessive. Peter Mullan suit trois de ces jeunes femmes dans cet univers carcéral, étouffant, dégoulinant de fausse morale, régentées par des religieuses qui ont tout manifestement oublié de la compassion.
La force du film. c'est déjà d'éviter de sombrer dans le mélo (Crispina, la simplette fille-mère serait ce qui s'en rapproche le plus, mais la complexité du personnage évite ce défaut). En restant dans un réalisme un peu distant, Peter Mullan ne prend pas de risque de mise en scène mais est d'une redoutable efficacité dans son propos, d'autant que le film reste toujours très rythmé et souvent un peu ambigü, jamais bêtement polémique.
Le reproche que l'on pourrait faire au film, c'est que sorti de ce monde clos, le film finit un peu par défaut.Quand à la sainte église apostolique et romaine, après les prix reçu par le film, elle a fini par dénoncer un 'tissu de mensonges'. How surprising.