UGC Forum -
Un peu mitigé. Pas mal mitigé même. D'abord, je crois que j'ai du mal à supporter Lars Von Trier et une certaine brutalité qu'il prend dans la forme. C'est pas la première fois que je me plains de ça sur mindfood, mais la caméra à l'épaule sur des films de plus de quatre vingt dix minutes, j'ai vraiment du mal à supporter. Et quand en plus les plans sont par raccord, ca m'énerve d'autant plus. C'est peut-être épidermique comme réaction, mais ca donne l'impression d'un travail baclé. Ensuite le choix de mise en scène paraît audacieux : l'action se passe entièrement dans un hameau perdu dans les rocheuses, et les montagnes et la vue jouent un place particulière dans le scénario. Oui mais voilà, le film est tourné sur un plateau gris, avec des traits à la craie pour figurer les maisons. Les acteurs font continuellement semblant d'ouvrir et de fermer les portes ou d'ignorer les horeurs qui se passe de l'autre coté du mur. Bon. Ca s'apelle un choix artistique. Ca fait un peu penser au "monologue shakespearien" de V. Delerm, mais finalement, ca n'est pas ce qui passe le plus mal, ca figure assez bien les relations merdeuses façon petit village. Oups, j'ai ripé. Nan, ce qui m'agace le plus, le cousu-de-fil-blanc-tage du scénario, à l'exception du 9 et dernier chapitre. Comme dans Dancer in the Dark, la gentille est très gentille, et le reste du monde soit méchant, soit très méchant. Et puis pour finir, ya trop de voix off. Finalement, le dogme, c'était peut-etre pas si mal. Bon, alors pourquoi trois étoiles ? Bha pour Nicole Kidman. Absolument époustouflante. A peu près l'opposé exact de Bjork dans Dancer, qui semblait se jeter toute entière dans le rôle, la plus expérimentée Nicole Kidman joue tout dans la mesure et l'intériorité. Et le retournement du dernier chapitre n'en est que plus fort.
Intense. Je ne connaissais Lars Van Trier que par Dancer in the Dark que j'avais trouvé moyen. Dogville m'a énormément surpris. Les deux premiers chapitres m'ont paru un peu long et lents, mais je pense que c'est nécessaire, d'une part pour nous laisser le temps d'intégrer les choix du réalisateur quant au point de vue de la caméra et à l'absence de décor, mais surtout parce que ce film est construit comme un tourbillon, lent au début puis de plus en plus fort et rapide jusqu'à la conclusion.
Le sujet, la nature humaine et la critique de l'Amérique traditionnelle est la grande force du film. l'exposé est extrêmement symbolique mais traité avec tellement de subtilité et de justesse que je mets 5 étoiles.
Les 3 heures passent très vite. Grace (Kidman) est magnifique comme l'ensemble des acteurs qui font preuve d'une intensité incroyable pour un film tourné dans un hangar. Cette ambiance confinée si particulière est très présente à l'écran, comme quoi des choix de mise en scène audacieux peuvent très bien servir le sujet.
La critique des différents groupes sociaux est très franche, mais Lars Van Trier n'en rajoute pas, au contraire la conclusion et surtout le générique forment un contrepoids qui équilibre le film. Personne n'est tout blanc, ni tout noir.
Même s'il cible assez ouvertement les US of A, puisqu'il a choisi d'identifier clairement le lieu alors que tout le reste est traité d'une manière très symbolique, Lars Van Trier expose clairement la situation universelle des immigrants.
A ne manquer sous aucun prétexte: le dialogue final sur l'arrogance.
D'abord, je crois que j'ai du mal à supporter Lars Von Trier et une certaine brutalité qu'il prend dans la forme. C'est pas la première fois que je me plains de ça sur mindfood, mais la caméra à l'épaule sur des films de plus de quatre vingt dix minutes, j'ai vraiment du mal à supporter. Et quand en plus les plans sont par raccord, ca m'énerve d'autant plus. C'est peut-être épidermique comme réaction, mais ca donne l'impression d'un travail baclé.
Ensuite le choix de mise en scène paraît audacieux : l'action se passe entièrement dans un hameau perdu dans les rocheuses, et les montagnes et la vue jouent un place particulière dans le scénario. Oui mais voilà, le film est tourné sur un plateau gris, avec des traits à la craie pour figurer les maisons. Les acteurs font continuellement semblant d'ouvrir et de fermer les portes ou d'ignorer les horeurs qui se passe de l'autre coté du mur. Bon. Ca s'apelle un choix artistique. Ca fait un peu penser au "monologue shakespearien" de V. Delerm, mais finalement, ca n'est pas ce qui passe le plus mal, ca figure assez bien les relations merdeuses façon petit village. Oups, j'ai ripé.
Nan, ce qui m'agace le plus, le cousu-de-fil-blanc-tage du scénario, à l'exception du 9 et dernier chapitre. Comme dans Dancer in the Dark, la gentille est très gentille, et le reste du monde soit méchant, soit très méchant.
Et puis pour finir, ya trop de voix off. Finalement, le dogme, c'était peut-etre pas si mal.
Bon, alors pourquoi trois étoiles ? Bha pour Nicole Kidman. Absolument époustouflante. A peu près l'opposé exact de Bjork dans Dancer, qui semblait se jeter toute entière dans le rôle, la plus expérimentée Nicole Kidman joue tout dans la mesure et l'intériorité. Et le retournement du dernier chapitre n'en est que plus fort.
Intense. Je ne connaissais Lars Van Trier que par Dancer in the Dark que j'avais trouvé moyen. Dogville m'a énormément surpris. Les deux premiers chapitres m'ont paru un peu long et lents, mais je pense que c'est nécessaire, d'une part pour nous laisser le temps d'intégrer les choix du réalisateur quant au point de vue de la caméra et à l'absence de décor, mais surtout parce que ce film est construit comme un tourbillon, lent au début puis de plus en plus fort et rapide jusqu'à la conclusion.
Le sujet, la nature humaine et la critique de l'Amérique traditionnelle est la grande force du film. l'exposé est extrêmement symbolique mais traité avec tellement de subtilité et de justesse que je mets 5 étoiles.
Les 3 heures passent très vite. Grace (Kidman) est magnifique comme l'ensemble des acteurs qui font preuve d'une intensité incroyable pour un film tourné dans un hangar. Cette ambiance confinée si particulière est très présente à l'écran, comme quoi des choix de mise en scène audacieux peuvent très bien servir le sujet.
La critique des différents groupes sociaux est très franche, mais Lars Van Trier n'en rajoute pas, au contraire la conclusion et surtout le générique forment un contrepoids qui équilibre le film. Personne n'est tout blanc, ni tout noir. Même s'il cible assez ouvertement les US of A, puisqu'il a choisi d'identifier clairement le lieu alors que tout le reste est traité d'une manière très symbolique, Lars Van Trier expose clairement la situation universelle des immigrants.
A ne manquer sous aucun prétexte: le dialogue final sur l'arrogance.