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Clooney se sort avec brio d'un exercice classique mais perilleux, la biographie romancée... Il est pas mauvais le bougre en fait. Faut dire qu'il sait s'entourer... Kaufman pour le scénario tortueux, Soderbergh pour la production, avec surement un bon coup de patte, sinon une influence sur les traitements de l'image. Et puis Julia Roberts évidemment. D'ailleurs d'autres (beaux) rescapés de Ocean's Eleven font une apparition cocasse dans le film. Bha sinon, que dire. C'est bien. Pas le film de l'année, mais c'est bien. Et prometteur pour Clooney.
Premier film de George Clooney, écrit par Charlie Kaufman et produit par Steven Soderbergh, Confessions of a Dangerous Mind est un petit bijou. Casting éclairé et cameos cocasses, mise en scène intelligente, basé sur l'autobiographie de Chuck Barris, le film raconte l'histoire d'un animateur/producteur de télévision à succès qui est recruté par la CIA pour devenir agent secret. Derrière l'histoire traitée sous un aspect relativement comique se cache une réflexion sur l'idée de réussite sociale. Animateur de télé ? Agent secret ? Voilà des métiers qui font rêver de nombreuses personnes. Barris a fait les deux, et il a pourtant l'impression de n'avoir rien fait de sa vie. Le film dynamite James Bond, héros complètement aseptisé et dépourvu de sentiments. Indéniablement une réussite.
C'est un premier film tout à fait honorable, et par moment très réjouissant. Bon, évidemment, il y a par moment un peu de maniérisme dans la mise en scène (et on pense parfois à certains gimmicks du copain Soderbergh), mais quelques bonnes idées (dont transitions d'un lieu à l'autre dans un même plan et décor) rachètent largement tout cela. Ce qui est plus intéressant est de voir comment Clooney louvoie entre des films de genre (biopic, comédie standardisée, thriller) et en fait un mélange assez troublant, où l'on arrive guère à se raccrocher tant 'Confessions of a dangerous mind' nous balade d'une situation à l'autre en suivant la schizophrénie/mythomanie/vie de ce producteur obsédé assassin. Le labyrinthe mental de Chuck Barris se reflète largement dans la structure du film, tout en évitant les effets appuyés, une irruption de l'étrange dans un cadre ultra-normal. Evidemment, cet ensemble tortueux tient avant tout aux acteurs, en particulier les seconds rôles (Clooney, Rutger Hauer et Julia Roberts sont irréprochables).
Il est pas mauvais le bougre en fait. Faut dire qu'il sait s'entourer... Kaufman pour le scénario tortueux, Soderbergh pour la production, avec surement un bon coup de patte, sinon une influence sur les traitements de l'image. Et puis Julia Roberts évidemment. D'ailleurs d'autres (beaux) rescapés de Ocean's Eleven font une apparition cocasse dans le film.
Bha sinon, que dire. C'est bien. Pas le film de l'année, mais c'est bien. Et prometteur pour Clooney.
Ce qui est plus intéressant est de voir comment Clooney louvoie entre des films de genre (biopic, comédie standardisée, thriller) et en fait un mélange assez troublant, où l'on arrive guère à se raccrocher tant 'Confessions of a dangerous mind' nous balade d'une situation à l'autre en suivant la schizophrénie/mythomanie/vie de ce producteur obsédé assassin. Le labyrinthe mental de Chuck Barris se reflète largement dans la structure du film, tout en évitant les effets appuyés, une irruption de l'étrange dans un cadre ultra-normal. Evidemment, cet ensemble tortueux tient avant tout aux acteurs, en particulier les seconds rôles (Clooney, Rutger Hauer et Julia Roberts sont irréprochables).