Très difficile de juger ce film, une chose est claire : je n'ai pas aimé, bien trop violent pour moi. J'ai du mal à rire de gens qui se font mutiler dans tous les sens et qu'on voit agoniser, ou du meurtre (mérité ou pas) d'une mère devant son gosse. De temps en temps, j'avais vraiment l'impression de regarder une Nuit en Enfer qui, au moins, n'avait pas la prétention de n'être plus que du bourrinage de base. En attendant, ça reste du Tarantino : réalisation originale et soignée, pas mal de clins d'oeil. Si l'on arrive à supporter les mutilations à répétition avec le sourire, on passera tout de même un bon moment...
La bande-annonce ne m'avait réellement pas du tout donné envie. Au contraire, elle m'avait presque dissuadé d'aller voir le film. Mais d'expérience, je sais qu'il ne faut jamais se fier à une bande-annonce, surtout pour ce genre de film. Sinon, je ne serais jamais allé voir Fight Club. Et puis, en tant que fan de Pulp Fiction et amateur de Jackie Brown, j'étais quand même un minimum optimiste. Une chose est claire, Tarantino s'est fait plaisir. Les références pleuvent, que ça soit Sergio Leone, les films de kung-fu chinois, les séries B américaines des années 50, et autres. Quelques passages sont de véritables chef-d'oeuvres de mise en scène (la bio du personnage de Lucy Liu, la simili-"intronisation" de Uma Thurman par Sonny Chiba et Kenji Oba - quel pied de revoir ce bon vieux Kenji, d'ailleurs). Certains plans sont réellement magnifiques et confirment le talent du réalisateur - on sent qu'il aime vraiment bosser avec Uma Thurman, quelque part elle le fascine, vraisemblablement pour ça qu'il prend du plaisir à la recouvrir de sang et l'entailler de partout. La brochette d'acteurs au générique est impressionnante et chacun fait du bon boulot. Mais... mais ça ne prend pas. Pourquoi ? Avant tout, et ça on le savait, à cause d'un scénario en dessous de tout. Qu'importe, diront certains, c'est volontaire, c'est une série B ! Ah. Ajoutons à celà des incohérences monstrueuses qu'un enfant de 5 ans détecterait (j'en ai deux à l'esprit particulièrement énormes). Qu'importe, diront certains, c'est volontaire, blablabla. Eh bien non. Il serait trop facile de justifier de tels trucs avec une explication aussi simpliste. Durant tout le film, on sent que certaines scènes ont demandé un travail considérable. Le tournage a d'ailleurs été long et éprouvant. Celà, aucune série B ne peut se le permettre. Kill Bill est peut-être une série B, mais tournée comme un blockbuster. Quelque chose que je ne m'explique pas, c'est comment la critique a pu être aussi dithyrambique et unanime. Tout le monde s'extasie devant la scène de la House of Blue Leaves. Ah ? Les 3/4 du combat contre les 88 hommes de main de Oren O-Ishii sont en noir et blanc. Un choix probablement assez tardif de Tarantino : tout est en couleurs dans la bande annonce. Serait-ce là une forme d'autocensure visant à amoindrir la violence graphique de la scène ? Il paraît que Tarantino avait demandé plusieurs types de sang pour les victimes: du sang chinois, du sang japonais, du sang américain, prétextant que les gens ne saignaient pas pareil. Au final, en raison de ce passage en noir et blanc, rien de tout ceci n'est visible. Quelque part, on dirait que la violence de cette scène n'est pas assumée, au contraire par exemple d'un Battle Royale. La scène suivante en ombres chinoises est à mon avis bien plus intéressante que les 10 minutes interminables qui la précèdent. Parce qu'il faut bien conclure, je dirais que c'est un film faux-cul. Certains adoreront. D'autres moins. Mais en ce qui me concerne une chose est sûre: plus jamais je n'achèterai Première.
UGC Forum -
Quand Tarantino s'attaque aux samouraïs... Un Tarantino moyen c'est déjà très orangina rouge... Un film de samouraïs aussi. Les deux ensemble... faut le supporter. Bizarement, pour moi, ca passe, à l'exception d'un passage animé, que j'ai trouvé insoutenable (à cause de l'animation ? je sais pas.) Une fois la mise en garde passée... enjoy. Un argument ultra classique (une bonne vieille vangeance), Pasadena, Okinawa, Tokyo. Des méchants très méchants, de magnifiques sabres qui font zzzzim quand on les sort, pffft quand ils bougent, clack quand ils se ferment. Des bras et des jambes découpés aussi, et des mares de sang. On retrouve également les désormais inévitables jeux avec la gravité dans ce film, mais avec un décalage tout Tarantinesque qui n'est pas pour déplaire... Bref, un Warning pour la sanguinolence quand même, mais sinon, j'ai bien aimé.
Pourquoi ? Parce que c'est un très très bon film de Tarantino, j'attends de voir le volume 2 pour dire si je le préfère à Pulp Fiction. (PS : je n'ai pas vu Reservoir Dogs)
Tout à déjà été dit, c'est vrai que l'on y retrouve tous les ingrédients des Tarantino : la musique (mais ici, elle est encore plus variée qu'à l'habitude, on a de la pop japonaise, du rock, bien sûr, des ambiances italiennes ...), l'image (le manga, le contre-jour, le N & B ...), les dialogues (les premières scènes dans le salon et la cuisine ...), la chronologie des scènes, etc. Surtout, cette diversité ne nuit pas à la cohérence de l'ensemble mais montre plusieurs facettes de son monde, comme s'il avait pris ce qu'il y avait de mieux et l'avait utilisé au bon endroit de son film.
Et puis surtout, ce film est encore plus barré que les autres, la scène dans l'hôpital où elle se réveille, les passages avec Bill.
Seul problème pour moi : c'est vraiment trop violent. Pourtant j'en est vu d'autres mais là c'était vraiment trop à la fin de la scène avec tous les yakusas.
En quelques mots: sympa mais sans plus... Je crois surtout que je suis resté sur une mauvaise impression finale à cause du combat contre les 42 zillions de yakuzas qui est ennuyeux au possible. En fait Kill Bill me fait penser à un restaurant qui arbore 3 étoiles du Guide Michelin sur sa vitrine, sert le menu d'un 2 étoiles et finit sur un dessert acheté au Leclerc du coin... Un bon moment quand même, mais je suis loin d'avoir retrouvé le génie de Pulp Fiction.
Il y a sans doute deux manières opposées de comprendre Kill Bill. La première, dans la lignée de Jackie Brown et Reservoir Dogs, est d'y voir un film de réalisateur doué, soucieux de rafraîchir un genre -et- de laisser une marque durable. La seconde serait de le comprendre comme un hommage de fan, émerveillé et hénaurme aux séries Z d'antan (cf. les premières secondes du générique, furieusement seventies'). J'avoue que je penche plutôt pour la seconde hypothèse, ce qui a l'avantage d'en ressortir avec beaucoup plus de satisfaction que pour la première.
L'art très subtil de Kill Bill, c'est de réussir à amalgamer des scènes extrèmes, tant pour le scénario que pour le style sans jamais tomber dans un second degré moqueur qui ruinerait l'intégralité du film. C'est en ça que Kill Bill reste avant tout à mon sens un vrai 'film de fan', avec tout ce qu'il peut y avoir d'hermétique et de parfois vaguement désolant.
Ah, et sinon Uma est ravissante, les vilains très vilains, et les combats joliment chorégraphiés. C'est encore les scènes d'exposition qui m'ont le plus plu. C'est normal, Docteur Tarantino ?
En attendant, ça reste du Tarantino : réalisation originale et soignée, pas mal de clins d'oeil. Si l'on arrive à supporter les mutilations à répétition avec le sourire, on passera tout de même un bon moment...
Une fois la mise en garde passée... enjoy. Un argument ultra classique (une bonne vieille vangeance), Pasadena, Okinawa, Tokyo. Des méchants très méchants, de magnifiques sabres qui font zzzzim quand on les sort, pffft quand ils bougent, clack quand ils se ferment. Des bras et des jambes découpés aussi, et des mares de sang.
On retrouve également les désormais inévitables jeux avec la gravité dans ce film, mais avec un décalage tout Tarantinesque qui n'est pas pour déplaire...
Bref, un Warning pour la sanguinolence quand même, mais sinon, j'ai bien aimé.
Bon alors, oui, "'xcellent".
Pourquoi ? Parce que c'est un très très bon film de Tarantino, j'attends de voir le volume 2 pour dire si je le préfère à Pulp Fiction. (PS : je n'ai pas vu Reservoir Dogs)
Tout à déjà été dit, c'est vrai que l'on y retrouve tous les ingrédients des Tarantino : la musique (mais ici, elle est encore plus variée qu'à l'habitude, on a de la pop japonaise, du rock, bien sûr, des ambiances italiennes ...), l'image (le manga, le contre-jour, le N & B ...), les dialogues (les premières scènes dans le salon et la cuisine ...), la chronologie des scènes, etc. Surtout, cette diversité ne nuit pas à la cohérence de l'ensemble mais montre plusieurs facettes de son monde, comme s'il avait pris ce qu'il y avait de mieux et l'avait utilisé au bon endroit de son film.
Et puis surtout, ce film est encore plus barré que les autres, la scène dans l'hôpital où elle se réveille, les passages avec Bill.
Seul problème pour moi : c'est vraiment trop violent. Pourtant j'en est vu d'autres mais là c'était vraiment trop à la fin de la scène avec tous les yakusas.
Je crois surtout que je suis resté sur une mauvaise impression finale à cause du combat contre les 42 zillions de yakuzas qui est ennuyeux au possible. En fait Kill Bill me fait penser à un restaurant qui arbore 3 étoiles du Guide Michelin sur sa vitrine, sert le menu d'un 2 étoiles et finit sur un dessert acheté au Leclerc du coin...
Un bon moment quand même, mais je suis loin d'avoir retrouvé le génie de Pulp Fiction.