Après l'erreur qu'a été « La Planète des Singes », Tim Burton revient plutôt en forme et certainement avec un budget bien moindre.
« Big Fish » est en un certain sens un tour de force tant il me semble difficile de faire un film sur si peu de choses. Comme à son habitude, Tim le fait avec brio. Les habitués noteront tous les éléments qui rendent unique son univers à l'exception du côté noir/gothique, à peine présent dans cet opus. Je le regrette un peu mais cela reste un excellent film.
UGC Forum -
Bon... bha c'est pas mal du tout, finalement. Malgré quelques longueurs, on se laisse facilement bercer par ce compte au limite du fantastique et du merveilleux. Enfin bon, c'est juste un film tout juste potable dans le marasme ambiant...
Magique.
Voilà que j'ai passé un moment sublime en voyant ce film.
Tim Burton nous mène d'une part dans le monde magique du père, et en même temps nous ramène à l'émotion, en nous dépeignant la détresse d'un fils face à l'incapacité de communiquer avec son père.
Saisissant, parfois drole, mais tellement divertissant.
J'ai adoré.
Un fils retrouve son père à l'article de la mort, ledit père grand raconteur de bobards devant l'éternel.
Sans doute pas le meilleur Burton, mais assez touchant: jamais Tim Burton n'avait vraiment osé sortir de ses mondes irréels et aborder un peu de front ques relations humaines 'normales'. Attention, ça reste caractéristique: les scènes illustrant les bobards magnifiques sont un vrai patchwork des mondes imaginaires des films précédents. Et parfois c'est très très réussi, comme la superbe idée de la 'sorcière' mise en boucle dans le film, ou bien le monde du cirque rêvé.
Mais malheureusement, les alternances de séquence entre la réalité et ses accrochages père-fils et le monde merveilleux, burtonien en diable, des histoires énormissimes finit par lasser. Sleepy Hollow, Beetlejuice, Batman avaient cet avantage de plonger immédiatement et sans concession le spectateur dans un univers gothique et luxuriant. Par contre, le coeur de Big Fish soumet ce même spectateur à une douche écossaise où le retour aux moments de réalités a un vague parfum de gueule de bois.
Mais l'excellente surprise, c'est que le film arrive quand même à retomber sur ses pattes, en faisant précisément éclater ces frontières: les belles histoires, : les détails et les fils se recroisent enfin et les scènes finales arrivent à trouver une émotion que Tim Burton peinait à retranscrire jusqu'ici.
(tiré de http://www.kwyxz.org/weblog/?p=655)
[DVD] «Assieds-toi sur mes genoux» il a dit, alors j’ai obéi parce que je ne voulais pas qu’il se fâche. «Je vais te raconter une histoire» il a dit ensuite, alors j’ai bien ouvert mes oreilles parce que j’aime les histoires. «Cette histoire, c’est l’histoire de la vie d’un homme qui un jour…» il a commencé à raconter l’histoire, et au fur et à mesure qu’il la racontait j’ai ri, j’ai frémi, j’ai tremblé, j’ai encore ri. «Une belle histoire bien racontée est comme un voyage» il a dit et c’est vrai qu’il n’y a pas de plus belle histoire que la vie d’un homme, surtout quand c’est lui qui nous la raconte. A la fin, j’ai pleuré parce que j’étais triste, mais aussi parce que c’était beau, parce que je n’avais rien entendu d’aussi beau depuis des années.
Après l'erreur qu'a été « La Planète des Singes », Tim Burton revient plutôt en forme et certainement avec un budget bien moindre.
« Big Fish » est en un certain sens un tour de force tant il me semble difficile de faire un film sur si peu de choses. Comme à son habitude, Tim le fait avec brio. Les habitués noteront tous les éléments qui rendent unique son univers à l'exception du côté noir/gothique, à peine présent dans cet opus. Je le regrette un peu mais cela reste un excellent film.
Sans doute pas le meilleur Burton, mais assez touchant: jamais Tim Burton n'avait vraiment osé sortir de ses mondes irréels et aborder un peu de front ques relations humaines 'normales'. Attention, ça reste caractéristique: les scènes illustrant les bobards magnifiques sont un vrai patchwork des mondes imaginaires des films précédents. Et parfois c'est très très réussi, comme la superbe idée de la 'sorcière' mise en boucle dans le film, ou bien le monde du cirque rêvé.
Mais malheureusement, les alternances de séquence entre la réalité et ses accrochages père-fils et le monde merveilleux, burtonien en diable, des histoires énormissimes finit par lasser. Sleepy Hollow, Beetlejuice, Batman avaient cet avantage de plonger immédiatement et sans concession le spectateur dans un univers gothique et luxuriant. Par contre, le coeur de Big Fish soumet ce même spectateur à une douche écossaise où le retour aux moments de réalités a un vague parfum de gueule de bois.
Mais l'excellente surprise, c'est que le film arrive quand même à retomber sur ses pattes, en faisant précisément éclater ces frontières: les belles histoires, : les détails et les fils se recroisent enfin et les scènes finales arrivent à trouver une émotion que Tim Burton peinait à retranscrire jusqu'ici.