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Le Château ambulant
Hayao Miyazaki

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2005-01-15
(aussi appellé Hauru no ugoku shiro / Howl's Moving Castle)

je ne vais pas tourner autour du pot, après un début qui rappelle Laputa (...le chateau dans le ciel) et le récent Steamboy et quelques autres, après un enchantement de l'héroine et quelques monstres noirs gluants qui sortent de Chihiro, je me suis retrouvé totalement ensorcelé et je n'ai émergé que vers la fin, quand tout se téléscope et que l'histoire devient une pagaille insensée. là, on ramasse les morceaux, on s'accroche, puis le générique déboule et on sait qu'on n'aura pas les explications qui manquent, à nous de deviner ou d'imaginer.

bon, alors ce n'est pas un pur Miyazaki parce que l'histoire est adaptée d'un roman de 86 qui a aussi donné une mini-série. alors il va manquer des bouts, et ça se sent vers la fin, on tombe dans un travers classique des films d'animations japonais tirés de séries qui tentent de caser 24 ou 96 épisodes en une heure trente, avec des raccourcis monstrueux à la hache derrière, pour un résultat incompréhensible pour les non-fans de la série. mais j'ai été sous le charme le reste du temps, je n'en tiendrai donc pas rigueur, ce n'est pas si souvent que ça m'arrive.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=50409.html
http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=50409.html

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2005-01-12
UGC Forum - Haha... On ne peut pas à tout les coups faire un chef-d'oeuvre.
Tout Miyazaki est là. Le milieu ouvrier, une Europe du XIXeme siècle revisitée et améliorée de trucs sciencefictionesques, une héroïne sous le coup d'une malédiction, un jeune guerrier qui se cherche, une guerre dont tout le monde ignore les raisons, une perméabilité certaine entre les mondes "scientistes" et "magiques" de Miyazaki.
Chaque scène du film est toujours magnifiquement réalisée. Beaucoup sont drôles, émouvantes, d'autres sont angoissantes, tendues. L'animation, comme la musique, aussi réussie que d'habituede.
La où le film pêche, c'est par la faible cohérence du scénarion. On a du mal à comprendre ce qui se passe, quels sont les enjeux. On est à des années lumière de la cohérence absolue de Princesse Mononoke, ou de la simple clarté du récit de Laputa...
Pour moi, ce film a été un plaisir de l'instant, chaque scène se reliant à d'autres films de Miyazaki. Mais j'en suis sorti dès la dernière image du film passée, alors que je ne pense jamais pouvoir oublier la noblesse et les vertus de Ashitaka et Pazu, où la désarmante innocence de Chihiro.
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