Le premier était étonnament réussi, celui-ci est étonnament raté. Tout les défauts classiques de l'épisode central de trilogie sont là. Mise en place laborieuse après la closure de l'épisode original, intrigue dont le seul rôle est de se finir sur un cliffhanger digne d'une fin de saison de saisie américaine...
Le pire, c'est que le premier épisode était sauvé par la prestation de Johny Depp. Mais cette fois-ci, il paraît complètement à côté de ses pompes - sûrement une mauvaise direction. Son jeu est maniéré à l'extrème, on dirait Michel Serrault en Zaza Napoli.
Le film est aussi plombé par un humour qui essaye de faire du dessin-animé-à-la-Warner's-Bipbip-et-Coyotte. Mais ce genre de pitrerie passe très bien sur trois minutes. Sur un quart d'heure, c'est plus dur. Et puis surtout on ne change pas un gag qui marche...
Enfin, la qualité de la réalisation et du montage me paraît limite. Beaucoup trop de plans sont à l'épaule, secouent dans tout les sens, certains sont même flous, un comble. Je me demande même si ça n'est pas un parti pris. Les transitions entre les séquences sont baclées, en gros, on a fini de faire ce qu'on devait faire sur une île, paf, un nouveau plan, le Black Pearl arrive vers un rivage. Pas de plan de transition (en même temps, le film est déjà bien assez long), pas même de fondu au noir. Je regrette presque les transitions à la PowerPoint de Lucas dans Starwars... Et puis la cohérence interne des séquences n'est pas aussi parfaite qu'elle devrait l'être (en particulier quand on fait du Bipbip - Coyotte : il faut que tout soit réglé au quart de poil de couille, sinon, c'est pas drôle).
En bref, le film le plus bandant de l'été est une grosse déception. Le une-étoile n'est pas loin. Et on va encore devoir s'en taper un troisième l'été prochain.
Corso 1, Zürich -
En vitesse: 3 quand même, parce que je ne me suis presque pas ennuyé pendant les 150 minutes de l'épisode. Par contre on dirait vraiment qu'ils viennent d'inventer la roue et ils en abusent un peu amha.
Pathe Balexert -
Le Disney à voir pour ne pas être à la rue à la sortie du 3. A part un bon one man show de Johnny Depp, ce n'est pas fort intéressant.
Mk2 Bibliothèque -
Ça va finir par se voir que j'aime Johnny Depp, non ?
Alors évidemment non, ce n'est pas la même surprise que le premier opus puisque les personnages sont connus, que l'ambiance est connue, et que le décor a déjà été planté. Donc, place à l'action, et de l'action il y en a, un poil trop même, à tel point que le film traîne en longueur. Évidemment, le scénario n'est pas démentiel, mais quand on va voir un film de pirates on ne s'attend pas à une réflexion métaphysique sur la survivance de l'âme. Si ? Tant pis alors.
Bloom est toujours aussi nul, Knightley toujours aussi nulle, mais bonne (comprend qui veut), et Depp porte le film à bout de bras. Dommage que la réalisation soit aussi plan-plan, j'aurais adoré voir ce qu'un Burton aurait pu faire d'un tel script. Quoi qu'il en soit, on rigole bien et le temps passe vite jusqu'aux vingt dernière minutes, et au cliffhanger (téléphoné) final. Prions juste pour que le 3 ne soit pas une bouse complète.
A noter: il y a une surprise très drôle après le générique de fin.
Le pire, c'est que le premier épisode était sauvé par la prestation de Johny Depp. Mais cette fois-ci, il paraît complètement à côté de ses pompes - sûrement une mauvaise direction. Son jeu est maniéré à l'extrème, on dirait Michel Serrault en Zaza Napoli.
Le film est aussi plombé par un humour qui essaye de faire du dessin-animé-à-la-Warner's-Bipbip-et-Coyotte. Mais ce genre de pitrerie passe très bien sur trois minutes. Sur un quart d'heure, c'est plus dur. Et puis surtout on ne change pas un gag qui marche...
Enfin, la qualité de la réalisation et du montage me paraît limite. Beaucoup trop de plans sont à l'épaule, secouent dans tout les sens, certains sont même flous, un comble. Je me demande même si ça n'est pas un parti pris. Les transitions entre les séquences sont baclées, en gros, on a fini de faire ce qu'on devait faire sur une île, paf, un nouveau plan, le Black Pearl arrive vers un rivage. Pas de plan de transition (en même temps, le film est déjà bien assez long), pas même de fondu au noir. Je regrette presque les transitions à la PowerPoint de Lucas dans Starwars... Et puis la cohérence interne des séquences n'est pas aussi parfaite qu'elle devrait l'être (en particulier quand on fait du Bipbip - Coyotte : il faut que tout soit réglé au quart de poil de couille, sinon, c'est pas drôle).
En bref, le film le plus bandant de l'été est une grosse déception. Le une-étoile n'est pas loin. Et on va encore devoir s'en taper un troisième l'été prochain.
Alors évidemment non, ce n'est pas la même surprise que le premier opus puisque les personnages sont connus, que l'ambiance est connue, et que le décor a déjà été planté. Donc, place à l'action, et de l'action il y en a, un poil trop même, à tel point que le film traîne en longueur. Évidemment, le scénario n'est pas démentiel, mais quand on va voir un film de pirates on ne s'attend pas à une réflexion métaphysique sur la survivance de l'âme. Si ? Tant pis alors.
Bloom est toujours aussi nul, Knightley toujours aussi nulle, mais bonne (comprend qui veut), et Depp porte le film à bout de bras. Dommage que la réalisation soit aussi plan-plan, j'aurais adoré voir ce qu'un Burton aurait pu faire d'un tel script. Quoi qu'il en soit, on rigole bien et le temps passe vite jusqu'aux vingt dernière minutes, et au cliffhanger (téléphoné) final. Prions juste pour que le 3 ne soit pas une bouse complète.
A noter: il y a une surprise très drôle après le générique de fin.