Mk2 Bibliothèque -
Dénoncer la guerre en Irak en n'en montrant pas d'images, ou presque, c'est l'exploit auquel parvient "Dans la Vallée d'Elah" de Paul Haggis. Hank (Tommy Lee Jones) apprend que son fils David est porté disparu après son retour au pays. Le pensant en Irak, Hank, ancien inspecteur de police militaire, se rend à la base et se lance à sa recherche.
Plutôt que montrer l'horreur des combats, Haggis s'attache à démontrer les traumatismes psychologiques vécus par ces "vets" qui enchaînent les conflits comme autant de contrats de travail. Ces conflits irréels qui modifient la perception de l'environnement et font perdre peu à peu l'humanité du fantassin.
Probablement la plus grande remise en question du rôle du soldat dans l'histoire du cinéma américain.
Sévigné -
Difficile de se décider pour donner une note. D'un côté, les acteurs sont pas mal, y'a de jolies images, mais en même temps, il y a tant de clichés, de choses téléphonées et de conclusions mielleuses et avec violons qu'il est aussi difficile de mettre une note supérieure.
J'aime beaucoup Tommy Lee Jones, l'évolution du personnage de vieux militaire raciste et aigri, pointilleux -- lit au carré et souliers cirés -- jusqu'à sa perte de contrôle (qu'au final, on apprends que la source de cette perte était connue dès le début par le personnage).
On pourra apprécier (ou pas) certaines images, telles que lors de ces passages dans les couloirs. Ou cette utilisation des films capturés, perdus et restaurés (ah, la merveilleuse technologie).
WARNING: THIS IS A SPOILER
Bon, évidemment, il faut pouvoir montrer que ces pauvres petits enfants ne sont devenus tous des monstres alcooliques/pervers/dépressifs/drogués que par la faute de la société elle-même, mais de là à sortir les poncifs "tous pareils", "concierge latino" (oui, je fais une fixation), "ce qui compte, c'est le drapeau", il y avait peut-être une limite, mais celle-ci fut amplement piétinée.
J'aime beaucoup Tommy Lee Jones, l'évolution du personnage de vieux militaire raciste et aigri, pointilleux -- lit au carré et souliers cirés -- jusqu'à sa perte de contrôle (qu'au final, on apprends que la source de cette perte était connue dès le début par le personnage).
On pourra apprécier (ou pas) certaines images, telles que lors de ces passages dans les couloirs. Ou cette utilisation des films capturés, perdus et restaurés (ah, la merveilleuse technologie).
WARNING: THIS IS A SPOILER
Bon, évidemment, il faut pouvoir montrer que ces pauvres petits enfants ne sont devenus tous des monstres alcooliques/pervers/dépressifs/drogués que par la faute de la société elle-même, mais de là à sortir les poncifs "tous pareils", "concierge latino" (oui, je fais une fixation), "ce qui compte, c'est le drapeau", il y avait peut-être une limite, mais celle-ci fut amplement piétinée.