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*****
2008-08-20
Marseille, cong, un cinéma indépendant (Chambord) - proche de la perfection pour le début et de nombreux bouts de la suite. de tout petits relachements par ci par là mais il faut vraiment être un chouineur constipé pour ne serait-ce que s'en apercevoir.

des fois aussi ça va trop vite et si on voit bien des personnages secondaires faire les guignols et des mimiques très interessantes et qu'on SAIT qu'ils font quelque chose à regarder en détail voir au ralenti chez soi depuis le DVD, et ben là comme ça va trop vite on voit rien en fait. merci mais non merci

enfin il y a bien une INTRIGUE mais je sais pas elle arrive peut-être trop tard ou est mal amenée mais euh déjà on a du mal à s'en apercevoir et puis on a du mal à la prendre au sérieux. dans 1001 Pattes on a affaire à des vilains criquets avec une sale gueule, des méchants reconnaissables de loin, mais là euh on croit à une incohérence du scénario plus qu'autre chose. donc bref.


5 étoiles quand même sans discuter, et un demi-canard bleu en prime pour m'avoir fait revenir au cinéma après presque deux ans de vaches maigres (oui, j'ai fait l'impasse sur Shrek 3)
****
2006-12-04
Marseille - ce James Bond "retour aux sources" nous montre un agent nouvellement promu qui tient plus de la brute épaisse efficace mais sans aucune finesse apparente que de l'intello subtil. alors quand il PENSE, ça choque, forcément.

beaucoup d'action au début dont une mémorable chasse au nègre, et ensuite du poker, du poker et du poker. heureusement, quelques péripéties viennent égayer ce milieu de film et au moins on n'a pas à subir Patrick Bruel et son racollage pour son site ringard.

par contre la fin n'est pas inoubliable du tout. ça se traine, ça se traine...

mh disons en fait que les scènes d'action du début sont longues longues longues. pas désagréables mais juste interminables... donc peu nombreuses, forcément


3 ou 4 ? allez, 4 pour le zoli générique.

Edit : longtemps après j'apprends que la fin qui traine en longueur s'explique parce qu'il y a une suite. oui, ça explique mais ça n'excuse pas.
****
2006-05-31
le premier était pas si mal, le deuxième faisait déjà nettement redite du premier, mais celui-là a réussi à me surprendre, et agréablement.

on pourra regretter que certains personnages secondaires soient tellement sous-exploités. on les voit une fois, deux, et euh ouin c'est déjà fini. pour d'autres, aucune explication sur ce qui leur arrive pendant le film. on n'a pas tous fait Polytechnique et HEC, il faudra à certaines personnes plus qu'un plan d'une demi-seconde pour percuter.

on pourra aussi regretter que Tornade/Ororo (Halle Berry) ait toujours une coiffure improbable et s'éloigne tant de sa version dessinée. les autres persos, ça va plutôt, oui. on se demande où sont passés Diablo et Dents-de-sabre le grand copain à Logan/Wolverine, car si ils ne sont pas indispensables à l'histoire ou la saga, c'est quand même bien dommage de les écarter juste pour pouvoir introduire quelques nouveaux protagonistes. bon, Diablo était plutôt raté, mais enfin bref.

enfin certains effets spéciaux donnent cette impression que l'histoire a été construite exprès autour. mais les autres se laissent administrer avec plaisir.

plus noir, plus violent que les deux premiers épisodes et avec cette fois un vrai scenario derrière, ce troisième volet devrait réconcilier les fans de bandes dessinées avec le principe des adaptations au cinéma, malheureusement trop souvent ratées. 4 étoiles et pas 3 parce que j'ai été agréablement surpris alors que je m'attendais plutot à une corvée
*****
2005-01-15
(aussi appellé Hauru no ugoku shiro / Howl's Moving Castle)

je ne vais pas tourner autour du pot, après un début qui rappelle Laputa (...le chateau dans le ciel) et le récent Steamboy et quelques autres, après un enchantement de l'héroine et quelques monstres noirs gluants qui sortent de Chihiro, je me suis retrouvé totalement ensorcelé et je n'ai émergé que vers la fin, quand tout se téléscope et que l'histoire devient une pagaille insensée. là, on ramasse les morceaux, on s'accroche, puis le générique déboule et on sait qu'on n'aura pas les explications qui manquent, à nous de deviner ou d'imaginer.

bon, alors ce n'est pas un pur Miyazaki parce que l'histoire est adaptée d'un roman de 86 qui a aussi donné une mini-série. alors il va manquer des bouts, et ça se sent vers la fin, on tombe dans un travers classique des films d'animations japonais tirés de séries qui tentent de caser 24 ou 96 épisodes en une heure trente, avec des raccourcis monstrueux à la hache derrière, pour un résultat incompréhensible pour les non-fans de la série. mais j'ai été sous le charme le reste du temps, je n'en tiendrai donc pas rigueur, ce n'est pas si souvent que ça m'arrive.

http://www.allocine.fr/film/fichefilm_gen_cfilm=50409.html
http://www.allocine.fr/film/anecdote_gen_cfilm=50409.html

****
2004-11-25
tout à fait à voir, subtil, efficace mais pas sensationnel.

c'est beau, c'est joli, c'est efficace, concis, presque trop : la grosse rigolade se fait désirer. l'étonnement est au rendez-vous, mais retenu, d'une certaine façon : les contorsions d'Elastigirl sont naturelles et ne vous pêtent pas à la gueule dans le seul but de vous étonner, façon The Mask. c'est intégré au film, très bien, tant mieux, mais quelque part il manque un poil d'action ou de pêche... d'un autre coté, ça nous évite le cliché de la brute épaisse et bras droit du méchant qui rote et qui pête, c'est toujours ça de pris.

l'héroïne Elastigirl est donc très bien, l'ile tropicale très jolie et j'ai eu un coup de foudre pour le vilain méchant robot. c'est très équilibré, trop équilibré : il manque le petit quelque chose pour épicer le film, pour le rendre plus profond. on le voit parfois pointer le bout de son nez, mais jamais assez longtemps

la bande-son, mhhh... dans des décors qui évoquent James Bond, avec des engins qui évoquent Star Wars, on aurait aimé au moins une vague allusion, ben non, même pas, ceinture, ce n'est pas ce genre de film.

il faut bien être méchant, alors :

* les plantes font parfois fausses, et ça détonne. c'est con, bien sûr qu'elles sont fausses, mais le reste est tellement parfait que les quelques plans ratés se voient. "oh, regarde, des plantes en plastique en pleine jungle".
* l'eau, la mer, là, on dirait de la gelée. elle est... calme. trop. tout le temps. on aurait aimé un peu plus de vie, pas la tempête de fin de Bug's Life, mais bon, là, ça se voit, ils ne se sont pas foulés, ou bien se sont *trop* retenus, des fois qu'on en oublie l'action devant le décor.
* le générique de fin est... de travers. là. en 3D qui bouge, en plus. le texte tourne doucement, les titres sont vaguement roses et flous, je vais vomir, bleuargh, merci, merci.
*il n'y a pas de bonus à la fin du film, rien à part le générique avec des scènes de prérendu dedans, intéressantes néamoins.

**
2004-10-22
alors... il faut avoir vu au moins un épisode de la série Thunderbirds avant. histoire d'être prévenu et de voir si on résistera la présentation du film lui-même.

pour le reste... oui, j'ai réussi à éclater de rire une fois ou deux. mais ça n'empêche que cette oeuvre vise directement des gros cons de jeunes américains tendance veaux avachis no-brain et passera bien au dessus du public français.

entre autres, une dizaine d'acteurs américains du moment sont présents (involontairement), mais des acteurs peu connus ici en France. imaginez devoir présenter et expliquer de façon exhaustive tous les raffinements d'une heure des Guignols de l'Info à des Coréens par exemple, bon courage.

bon, aussi, un truc magique pour faire rire les ados et post-ados américains au cinéma, c'est dire des gros mots. parce que c'est interdit à la télé et la radio, donc c'est tabou tout ça, donc drôle ! encule un mouton ! humour ! sauf que ce n'est pas décalé. South Park est subtil et raffiné à côté, tellement ici c'est hors de propos.

ah, et quand ils tiennent un truc drôle, une ficelle, ils la font durer. longtemps. à mort. oh, ce n'est pas le premier film à faire ça, et même, on pourrait croire qu'ils se moquent. mais non. les jeunes Américains visés aiment bien l'humour aussi lourd que la production du KFC local, alors on leur colle une triple ration.

bref, à voir éventuellement, mais pour un public averti (ou pervers) et à voir de préférence en VO. je préfère ne pas imaginer la traduction des quelques bons rares gags.
Bibo Bergeron, Vicky Jenson, Rob Letterman

**
2004-10-20
bon, alors on va vite être clair : si on regarde les Disney, il y en a deux sortes : ceux surtout pour les petits enfants, et ceux pour toute la famille. euh, je la refais : il y a les Disney débiles sans envergure style "Kuzco, l'empereur mégalo", et les vrais Disney style "finding Nemo". là, c'est un Dreamworks, mais ça a autant de tenue qu'un Disney nul et sans âme. pourtant, ça danse, ça chante, et ça gesticule de tout les côtés...

le héros risque de plaire à une catégorie ethnique bien précise et de faire hurler à la mort tous les ennemis de cette même ethnie : si vous ne supportez pas les pitreries scéniques de Eddy Murphy ou Will Smith, passez votre chemin. le scénario n'est pas exactement convenu mais les rebondissements, oui. on sait d'avance comment vont se terminer la plupart des scènes. si vous zappez devant votre télé parce que les ficelles d'un feuilleton ou film pourri sont vraiment trop grosses et que vous avez envie de hurler "mais non, il va pas faire ça, il est vraiment trop con, on a déjà vu ça 500 000 fois, c'est quoi ce film de merde ?", là, vous y aurez droit encore et encore. cette envie de se lever et de partir peut être frustrante dans un cinéma. les quelques très rares vrais rebondissements sont totalement artificiels, gratuits et incongrus, j'en viens à croire qu'ils ont été mis là pour étoffer l'histoire vraiment trop quelconque sinon.

bon, les grands enfants trouveront des tas de bonnes idées et de perles en tout genre, par exemple l'adaptation du monde réel au monde sous-marin avec les boites aux lettres avec un logo redessiné - très discret et bien vu. non, vraiment, des tas de gags qui ne peuvent pas être vu ou compris par les plus petits enfants, et visent donc les parents. comme ça au moins ils ne s'emmerderont pas trop en accompagnant les gosses.

la technique elle-même se passe de commentaires : c'est très joli, la scène dans un herbier de posidonies (herbes sous-marines) fait baver de réalisme, le poisson à tête de Jessica Rabbit est une splendeur - j'aimerais voir la tête du jouet dérivé - et celui du héros donne envie de lui donner des claques, encore des claques et toujours des claques, mais c'est son rôle, faire des grimaces de débile, ça vise un certain public. aaargh. (imaginez faire un repas d'affaires ou une réunion très sérieuse avec quelqu'un qui d'un seul coup se prend pour Jim Carrey et vous fait tout son répertoire. il faut en vouloir.)

histoire de râler, je vais une fois me plus me plaindre d'une localisation toute pourrite d'un film d'animation fait par ordinateur : il y a par exemple une séquence où le héros parait en couverture de magazines, dont les titres sont des pastiches de vrais titres de presse américaine, avec de bons jeux de mots sur le thème "poisson" ou "monde sous-marin". oui, mais ce n'est pas adapté en français, donc ça ne rend strictement rien. c'est juste une pile de magazines avec des mots à la con et des poissons dessus. de nombreux gags sont perdus ainsi.

bref, marrant quand même si on oublie le poisson débile au premier plan mais ce n'est pas Nemo, loin de là. paradoxalement, le décor de fond est beaucoup plus riche que celui de Nemo : une ville peuplée au lieu d'un petit paradis sous-marin, visuellement parfait mais vide, creux.
****
2004-09-28
un très bon moment. à recommander aux fans de Hayao Miyazaki (Laputa - Le Château dans le ciel, et surtout la série des Sherlock sur feu Recre A2) et à ceux qui avaient aimé l'atmosphère de "la machine à différences" de Gibson & Sterling.

En effet, toute l'action se passe à Londres à la fin du 19ème siècle et se passe d'ailleurs aussi à 100 à l'heure. c'est nettement violent, d'ailleurs, ce n'est plus du tout du Récré A2. L'intrigue n'est pas trop complexe, euh d'ailleurs elle n'est pas complexe pour un sou, et une seule question reste, qu'est-ce qui fait agir Papa et Papy comme ça ? une question d'ordre éthique est posée, et d'ailleurs quelques secondes après on nous dit que la réponse n'a aucun intérêt tant que les méchants d'en face feront les méchants, no one is innocent, tout ça, retour à l'action, une excellente et longue baston à la SW2.
bémol, la fin du dessin animé s'arrête presque en queue de poisson. comme ça, pouf, fini, brutal, générique de fin. on ne s'étonne presque pas de ne pas voir de morts à la fin parce qu'il faut bien respecter les canons du genre, mais quand même, pas de scène finale avec tout le monde et un petit happy end, visiblement le réalisateur a dû se dire que ça ne servait à rien. juste quelques plans arrétés directement dans le générique de fin, qui illustrent le futur du Héros.

au niveau technique on pourra effectivement regretter les couleurs sepia si on y est allergique, de nombreuses scènes tout simplement saccadées - mélanger de la 2D et de la 3D, de l'animation classique et du rendu informatique n'a AUCUN intéret si au final on a l'impression que le projecteur va cracher sa bobine - et accessoirement quelques structures tellement-grandes-qu'on-voit-rien, ce qui est assez génant quand elles cessent de faire partie du décor pour participer à l'action.
*****
2004-06-23
résumé : un pur régal, comme le 1. quasiment la perfection. à voir en VO si vous le pouvez.

un peu moins cradobeurk que le premier, une vraie intrigue, énormément de références à Hollywood, et de nombreux clins d'oeil dont on se demande parfois si on les invente ou pas.

au point de vue technique, un plan ou deux m'ont choqué. qu'il aurait fallu cadrer plus près, ou plus loin, mais bon, c'est pas mon métier. le résultat me parait bizarre parfois, c'est tout.

ceux qui le peuvent auront peut-être intéret à tenter la VO, certains gags et situations étant intraduisibles en français, elles sont massacrées ou carrément omises (rawhide !).

d'ailleurs c'est mon seul regret, la francisation, ou plutot la localisation, de ce film est une HONTE, c'est simple, il n'y en a pas. plus d'une fois, je me suis dit "tiens, personne va capter ça, dommage". pour rappel, dans Blanche-Neige et les Sept Nains, Disney s'était fendu d'une vraie VF avec les prénoms FRANCAIS des nains sur les gateaux. bon, ok, on ne peut pas traduire des noms de marque ou ce genre de choses, mais prout, quoi, en plus d'une occasion j'ai regretté que visiblement ils s'en sont triplement cogné de faire une version localisée. rien que le livre de contes du départ, ça donne le ton, il est en anglais. je rappelle que ce bidule a été fait avec des ordinateurs :)

la bande originale, ma foi, il y a pas mal de chansons chantées dans le film, et comme indiqué elles sont parfois massacrées car en fait ce sont des parodies de tubes classiques américains, hein, et donc ce sont les interprètes français (en général la voix habituelle qui traduit Eddie Murphy) qui en chantent une traduction approximative et poussive. joie...

ah, dernier détail, il y a certes un petit bonus après le début du générique de fin, mais aucun autre ensuite, inutile d'attendre.
****
2004-06-10
bon, je m'emmerdais, et en général j'aime bien les films catastrophes ou de science-fiction sans créatures. bref, j'ai été voir.
plutot réussi. assez d'action pour ne pas s'emmerder, il faut presque se forcer pour repérer les conneries grosses comme des maisons. mais bon, on rigole bien quand même devant certains foutages de gueule bien grossiers. des effets spéciaux qui vont bien, pas toujours employés à bon escient, et une vision bien sûr américano-américaine, du classique.
A noter, une trame temporelle juste assez massacrée pour bien mettre en valeur les comiques de service - les types dans la station spatiale, qui ont donc la Terre tout le temps sous les yeux, et s'exclament à chaque fois 'ouhlala regarde ça tu as vu ça ouhlala ouhlala j'ai jamais vu ça' comme s'ils sortaient d'un mois de caisson d'isolement et regardaient par le hublot pour la première fois depuis. ILS ONT LA TERRE SOUS LES YEUX TOUT LE TEMPS EN TEMPS REEL, BORDEL DE NOM D'UNE COUILLE !
***
2003-12-17

greuh.

il manque une scène en plein milieu du film, un moment dramatique assez chaud, et j'ai eu du mal à comprendre pourquoi elle avait sauté.

elle est décrite ici :
http://www.herenistarion.org/beyondtheshire/BTS4.html
et imagée ci dessous :
http://fin.go.wifl.at.org/tables/html/gandalf.htm
http://gamma.nic.fi/~timbbach/galleria/Angus010.gif

alors j'étais assez fâché pour le reste du film.

alors sinon, on s'ennuie un peu au début, et les scènes de bataille sont certes grandioses et presque jouissives, même s'il y a de belles boulettes. Frodon s'en prend toujours autant dans les dents et ça lasse, Legolas et Gimli sont beaucoup moins présents et ça déçoit, il y a une vague impression de brouillon avant qu'on arrive à LA GROSSE BASTON qui fait effectivement se demander comment ils ont pu financer de telles constructions pour tout démolir après, et comment ils ont pu se payer autant de figurants. hein, quoi, informatique, effets spéciaux ? de quoi ça ?

Andrew Stanton & Lee Unkrich

****
2003-11-29

ça y est, ces neuneux savent enfin faire un flou correct, et pas juste un flou-parce-qu'on-se-dit-que-là-il-faudrait-un-flou (mais on n'en a qu'un modèle en stock alors il est inaproprié)

pratiquement la perfection, la ficelle Nemo-j'ai-une-nageoire-atrophiée-donc-je-suis-maudit n'est pas trop grosse, elle passe encore. le reflet du goeland sur l'eau à la sortie des égouts est une splendeur.

au passage, c'est un exemple parfait de film qui se récupère en p2p parce qu'il sort avec plus de 6 mois en retard en France (Matrix, LOTR montrent que les sorties mondiales ne sont pas une impossibilité) et qu'on va tout de même voir au cinéma parce qu'il vaut le déplacement. lui.

*****
2003-01-15
le premier film du studio Ghibli (créé pour l'occasion), il tue la mort, la vie et les petits kangourous suisses.

tout simplement excellent, on s'amusera à reconnaitre quelques personnages qui réapparaitront dans le Voyage de Chihiro.

seul défaut - technique - le film date de 1986 et cela explique peut-être quelques plans très saccadés

(ok, peut-être second film sorti mais premier projet de ce studio ?)
Nick Park & Peter Lord

*****
2003-01-15
aucun défaut. même ceux qui dédaignent les Wallace & Gromit par ignorance sont obligés de craquer.
****
2003-01-15
quelques questions sans réponses, et quelques envies de coller quelques tartes dans la gueule à la gamine au début.

sinon, très, très bon
*****
2002-11-18
du grand spectacle, jouissif jusqu'au bout. un vrai James Bond moderne et pas du nostalgique avec juste de nouveaux méchants et trois effets spéciaux pour qu'on se rapelle plus tard de quand date le film.


on pardonnera donc quelques effets visuels non linéaires (du bien crétin façon Matrix, Vidocq, Tigre et Dragon qui n'apporte quasiment rien), la chanson d'intro par Madonna épisode électro-techno-grésillements-Madonna-2003, quelques plans pas cadrés comme on voudrait ou pas assez long et surtout une info inédite sur James Bond, du tellement gros qu'on acceptera avec encore plus de plaisir les quelques invraisemblances qu'on va nous foutre dans la gueule, les plus grosses s'entend, car les autres passent évidemment comme dans du beurre.

on roucoule également de plaisir sous l'autodérision souvent présente avec quelques références et de clins d'oeil aux anciens James Bond - outre la sortie de l'eau d'une James Poof à la Ursula Andress que tous les grouilleux de journalistes qui n'ont pas vu le film citent en répétant la même coupure de dossier de presse. enfin bref ça aurait pu être très lourd et ce ne l'était pas.

le meilleur James Bond par Brosnan, j'ai l'impression, il va falloir que je me casse un peu la tête pour lui trouver de la concurrence parmi ceux de Sean Connery et Roger Moore. grouik-grouik

Il semblerait que ce soit le dernier James Bond avec Pierce Brosnan (il devait en tourner 4, ils y sont, et le générique de fin se termine sur un laconique "James Bond reviendra" et pas sur le titre du prochain, comme c'est en général le cas. bouh...). Le héros fait parfois preuve de lassitude, ou plutôt, on le sent excessivement à l'aise, toujours en terrain connu, comme si c'était effectivement pour signer LE dernier James Bond de la série, le summum, l'apothéose avant les prochains et un nouvel acteur (Keanu Reeves ? naaan c'est une blague, pas taper !)

spoil pour le prochain épisode : James Bond est en fait un Jedi, et la Force est avec lui.
***
2002-10-02
En général les films de suspense pur m'emmerdent mais celui-là est bien passé. aurait pû être noté "très bon" avec un poil plus de pêche ou d'originalité, ou si j'étais plus amateur des Hitchcockeries.

Robin Williams joue un rôle à contre-emploi, mais je suppose que toutes les critiques de ce film vont dire la même chose. Connie Nielsen (de Mission To Mars, taisons ses autres horreurs) y est charmante et la famille américaine campée est bien creuse à souhait.

Une scène énorme vers le milieu du film a fait rire la salle entière, sinon le déroulement du film était assez linéaire, vers la fin on s'active un peu, on se réveille, le dénouement arrive, ça bouge enfin un peu beaucoup, puis la conclusion, avec un petit rebond final, important. si.

il faut apparement bien saisir la toute fin du film car elle conditionne ce qu'on va finalement penser du personnage principal, l'anti-héros joué par Robin Williams, après son arrestation. d'ailleurs je n'ai pas compris la même chose que ma voisine, et son interprétation était tout à fait plausible (mais moins perverse que la mienne, faut pas déconner non plus)(puis en plus elle était blonde).

la fin est donc ouverte pour lui, et d'ailleurs également ouverte pour l'avenir de la famille victime, et c'est aussi bien. ça change des happy ends, là, on ne sait pas ce qu'ils vont devenir, on ne sait pas ce qu'il va devenir précisement. une bonne chose après tout...

les couleurs ne collent pas mais le magasin pourrait faire un bon Walmart en Floride, ça aurait pû y être tourné. ce faux magasin fait très terne niveau couleurs et c'est dommage car il ne trompe pas les américains qui auront reconnu Walmart et emmerde les autres qui ne verront qu'un supermarché avec des couleurs particulièrement hideuses. enfin bref...


on remarquera beaucoup de produits placés idéalement sous l'oeil de la caméra, comme des paquets de Frosties ou une marque de peluches très connue. quelques clins d'oeil envers les photographes (au sens guichetiers de comptoirs de développements de films) sont également bienvenus.

le tout se déroule sur quelques kilomètres carrés, une demi-douzaine d'endroits différents en tout, pour une fois qu'on ne s'acharne pas à me montrer des espaces infinis, je suis content. ah zut, on me demande de penser à Hitchcock ou à Twin Peaks en tapant tout ça, je suis bête.

Correction
une troisième personne, une spectatrice de pilosité brune, a interprété la fin d'une façon encore différente et a confirmé le caractère ouvert de l'avenir de la petite famille. Amen
****
2000-07-18
effectivement longuet, et les petits soucis quotidiens de Frodon et Sam nous ennuient plus qu'autre chose.

la toute première scene avec rotozoom sur une chaine de montagne donne un peu le ton du film, "ce n'est pas assez", "on en veut plus". car sans être raté, il est loin d'être parfait.

on sent bien que les multiples blagues avec le nain comme cible sont ici pour occuper le grand public, mais le grand public a aussi des chevaux et une magnifique bataille en dessert, alors il ne râlera pas trop.

un regret, on sent qu'il manque quelques scènes, qui vont inévitablement remplir le DVD version longue et autres bonus, comme l'embuscade du fils du roi Theoden par les orcs, et un peu plus de baston à Osgilath (la ville sur le fleuve), on débarque dans la ville en plein in media res.

Il manque également l'un des moments les plus intéressants du bouquin, quand les deux hobbits se pintaient à la boisson d'Ent et gagnaient 30 centimètres et devenaient des vrais warri0rz virils, courageux avec des couilles et tout. le bon vieux cliché du rite initiatique, mais on n'y aura pas eu droit. bouh.