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2009-06-24
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Mk2 Bibliothèque -
Quand l'enterrement de vie de garçon de Doug dégénère, ses meilleurs potes Phil et Stu ainsi que son futur beau-frêre Alan se retrouvent livrés à eux-mêmes dans Vegas avec moins de 48 heures pour recouvrer la mémoire des derniers événements, comprendre comment ils se sont retrouvés dans cet état lamentable et... retrouver Doug, porté disparu.
Partant de l'idée toute bête de la vilaine gueule de bois agrémentée d'un gigantesque trou de mémoire, les auteurs ont pris un malin plaisir à fourrer leurs personnages dans les situations les plus ahurissantes possibles. Vegas, la ville du pêché, est plus que propice à toutes les outrances, et même le propre sur lui et effacé Stu en est la victime. Ne vous fiez pas à la bande-annonce ! Comme toujours avec les comédies elle spoile les meilleurs gags mais, en les sortant de leurs contexte, ne leur rend pas honneur. Assurrément mon plus grand fou-rire de l'année, loin devant le complètement surestimé Good Morning England qui, pour le coup, prend une vilaine claque dans la tronche. |
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2009-06-03
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UGC Bercy -
Skynet a lancé l'offensive: l'humanité a subi des pertes colossales lors du jour du Jugement Dernier. Parmi les survivants, John Connor et Kate, sa compagne, mènent l'un des escadrons de la résistance. Un peu partout les êtres humains tentent tant bien que mal de subsister, comme Kyle Reese à Los Angeles, ou Marcus Wright, miraculeusement revenu à la vie plus de quinze ans après avoir été exécuté...
Il serait profondément injuste envers McG de comparer ce film aux deux premiers opus de la saga Terminator. Avant toute chose parce que le réalisateur lui-même sait ce combat perdu d'avance, et ne marche à aucun moment sur les plate-bandes de James Cameron. Il se permettra par contre de lui rendre hommage à de nombreuses reprises, et les références et clins d'oeil à la mythologie sont légion. Les fans seront aux anges, les néophytes complètement paumés, surtout que le résumé de début de film est plus que succint. J'étais plutôt inquiet avant de voir ce film. Les précédentes oeuvres de McG n'incitaient pas à la confiance, la critique américaine l'a massacré (moins de 40% sur Rotten Tomatoes), c'est donc avec une certaine surprise que j'ai finalement adoré Terminator: Salvation pour ce qu'il est: un film d'action futuriste bien foutu connaissant son héritage et respectant au poil de couille près les légendes dont il découle. Seul regret, le montage "cinéma" raccourci à 1h45 imposé par le studio. Il me tarde de voir une version Director's Cut permettant plus de travail sur les personnages, certains étant relégués au rang de faire-valoir (Bryce Dallas Howard, inutile). Une putain de réussite, quoi qu'il en soit. |
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2009-06-01
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Mk2 Bibliothèque -
A la fin des années 60, le gouvernement britannique prépare une loi afin de couper le sifflet aux radios pirates diffusant du rock 24/7. L'une d'entre elles, Radio Rock, émet depuis un cargo en pleine mer du Nord, et son équipage composé de joyeux drilles a pour vocation de faire bouger l'Angleterre.
Mouif. C'est bourré de bons sentiments, on rigole bien par moments, mais bordel que c'est cliché et gentillet avec la happy end de rigueur. Si on ajoute à celà Kenneth Brannagh qui cabotine à fond et se prend pour Hitler (et qui roule les "r" quand il parle) on obtient un machin bien caricatural qui peine quelque peu à parler d'autre chose que de la vie de débauche des marins, et élude carrément la gestion du dossier par le gouvernement. C'est vraiment parce que la musique est bonne qu'on pourra se laisser tenter... l'intrigue, elle, est cousue de fil blanc et tout le monde surjoue. Franchement moyen. |
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2009-05-02
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DVD -
Le créateur de Beavis and Butt-Head et de King of the Hill revient, avec un film au message éloquent: la vie de bureau, ça craint. Et la vie de Peter Gibbons en est la parfaite illustration. S'ennuyant dans son cubicle où ses supérieurs hiérarchiques le harcèlent pour recevoir des rapports inutiles, s'enlisant dans une relation gangrènée par l'adultère, n'osant pas aborder la femme de ses rêves, et alors que ses deux principaux amis et collègues sont brutalement licenciés, il décide du jour au lendemain de tout remettre à plat pour démarrer une nouvelle vie.
Petite comédie assez courte (1h25) dézinguant joyeusement le mythe de l'entreprise "multinationale mais sympa" (le vendredi, c'est chemises hawaïennes) Office Space ne parvient malheureusement jamais à dépasser ce stade. C'est donc sympa, mais pas transcendant, comme beaucoup de ces films devenus "cultes" au sein d'un cercle d'initiés depuis leur sortie en vidéo. |
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2009-04-26
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UGC Les Halles -
Certes, Gran Torino fait figure de rôle de composition pour papy Clint même s'il s'y montre plus bourru, raciste et dur à cuire que jamais. Certes, l'intrigue est cousue de fil blanc et le final quelque peu prévisible.
Mais qu'un film fasse autant rire, puis passer du rire aux larmes au rire avec un tel sujet relève tout de même de l'exploit, et ça a le mérite d'être plus que souligné.
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2009-04-23
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UGC Les Halles -
Le nouvel épisode d'OSS 117 remplit son contrat et provoque de bons gros éclats de rire aux dépends de son "héros", mais l'effet de surprise n'y est plus et quelques longueurs ternissent le résultat final. Dommage, le personnage est toujours aussi irrésistible, mais la formule risque de rapidement s'essouffler.
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2009-04-22
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Mk2 Gambetta -
Un peu moins emballé que Philou, mais c'est un joli conte, magnifiquement mis en image, et servi par une histoire plaisante. Que demander de plus à un après-midi de congés ?
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2009-04-15
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UGC Bercy -
Jamal est un pouilleux sans instruction issu d'un bidonville de Bombay, alors lorsqu'il parvient à l'avant-dernière question de l'édition locale de Qui veut gagner des millions ?, il est suspecté de tricherie et interrogé par la police.
De la fange merdique où il a grandi aux standards d'une boîte de télémarketing, Jamal raconte sa vie, son destin et pourquoi il connaît les réponses. C'est bien filmé, rythmé, touchant, un peu mièvre parfois, souvent magnifiquement mis en images, et la musique (Paper Planes <3) accompagne joliment l'histoire. Je ne sais pas si ce film méritait tous ces Oscars, mais il mérite largement le coup d'oeil. Et Freida Pinto aussi. |
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2009-02-01
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UGC Les Halles -
Grande oubliée de l'histoire, la Résistance Allemande a mis en oeuvre une quantité invraisemblable de complots visant à assassiner Hitler. Le plus ambitieux d'entre eux a eu lieu le 20 juillet 1944 et a bien failli aboutir. Son nom: l'Opération Valkyrie. Derrière lui, un homme: le comte Von Stauffenberg, et avec lui une belle brochette de hauts dignitaires de l'armée allemande.
Interprété avec justesse par un Tom Cruise tout en retenue, mis en scène brillament mais sans frasques par un Bryan Singer minutieux, le film vaut le coup d'oeil ne serait-ce que pour la belle remise en mémoire qu'il constitue. Un pan méconnu de la Deuxième Guerre, qu'il convenait de remettre en lumière: voilà chose faite. |
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2009-02-01
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UGC Les Halles -
La presse a fait ses choux gras des retrouvailles Leo Di Caprio / Kate Winslet une douzaine d'années après Titanic, c'est surtout le retour derrière la caméra de Sam Mendes trois ans après Jarhead qu'il convient de célébrer, même si ses acteurs ne déméritent pas.
Ils sont jeunes, ils sont beaux, Frank séduit April lors d'une soirée et c'est le coup de foudre: ils s'épousent et emménagent dans une paisible maison de banlieue, sur Revolutionary Road. Un vrai boulot et des enfants plus tard, le couple s'enlise dans une petite vie monotone vite incompatible avec les rêves de voyages et les aspirations de liberté. C'est alors une lente descente aux enfers qui commence pour le couple que tout le monde pensait modèle. Comme American Beauty avant lui, Revolutionary Road (stupidement renommé Les Noces Rebelles en France) est un démontage en règle d'un style de vie idéalisé jusqu'à l'écoeurement durant les années 50. Lorsqu'un des membres du couple finit par se plier à ces règles et que l'autre cherche à en réchapper, la tension palpable entre eux dès les premières minutes du film gonfle jusqu'à l'inexorable drame final. Poignant, touchant, et subtil. |
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2009-01-30
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DVD -
Tout juste rentrée de vacances, Lili apprend que son frère jumeau Loïc a disparu de la maison familiale depuis déjà plusieurs jours après une engueulade avec son père. N'ayant aucune nouvelles, elle décide de partir à sa recherche.
J'avais déjà entendu tout le bien qu'il fallait penser de ce film avant de le voir: je confirme tout ce qui a pu être dit. Kad Merad est exceptionnel de justesse. Mélanie Laurent est magnifique. Un film français beau, touchant et intelligent, c'est pas souvent. |
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2009-01-22
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UGC Orient-Express -
Au début des 70s, Kenji et sa bande de copains construisent une base secrète dans un terrain vague, écoutent du rock'n roll, et imaginent des scénarios de fin du monde et d'attaques bactériologiques.
Trente ans plus tard, Kenji tient une supérette et a abandonné le rock, ses copains ont tous des jobs paisibles et sa soeur est partie en abandonnant son bébé. Mais quelle est cette mystérieuse épidémie semblant frapper un par un les lieux désignés par le cahier écrit par la bande d'amis alors qu'ils étaient enfants ? Quelle est cette secte s'étant approprié leur symbole ? Et surtout, qui est cet homme nommé ami s'érigeant en sauveur du Monde pour mieux le dominer ?
Adapté scrupuleusement des cinq premiers volumes du fantastique manga de Naoki Urasawa (qui en compte 22), 20th Century Boys est le premier volet d'une trilogie apocalyptique où les retournements de situation sont légion et où les personnages s'entremèlent et s'interconnectent au sein d'un passé trouble. La mise en scène enchaîne les flashbacks, les dialogues sont garnis d'allusions à des personnages plus ou moins mis en avant, et si le respect de l'oeuvre originale est total, le néophyte se retrouvera rapidement perdu. Néammoins, pour quiconque a déjà au moins lu le début de ce manga exceptionnel, la transposition est parfaite, le casting incroyablement fidèle. Vivement la suite. |
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2008-12-10
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UGC Bercy -
Je me pose en contre-pied de la critique spécialisée et le clame bien haut: j'ai largement préféré ce qui est déjà considéré comme un "film mineur" de la carrière des Coen à leur prétendu "chef d'oeuvre" No country for old men.
Parce que le faux film d'espionnage qu'est Burn after reading dézingue avec joyeuseté les petites manies de la CIA, les égos boursouflés au complexe de supériorité explosif, les conseillers conjugaux, les assurances, les avocats, les chirurgiens esthétiques, les sites de rencontre, les paranoïaques... Parce que Malkovich, Pitt, Clooney, Swinton et McDormand sont tous plus excellents les uns que les autres, parce que JK Simmons est un génie. Et parce que des milliers de débiles vont mettre 0 sur Allociné sous prétexte que le scénario est incompréhensible (alors qu'il est plus que limpide) |
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2008-11-19
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UGC Les Halles -
J'avais bien aimé le premier épisode qui était un film de superhéros atypique, comme peut l'être le personnage de Mignola. Je n'ai pas été déçu par le second qui est dans la même veine, un peu moins sombre et plus féérique peut-être. Abe sert enfin à quelque chose (quoique...) et Krauss m'a bien fait marrer (doublé par Seth McFarlane, ça aide). Le passage avec "Beautiful freak" des Eels tombe pile comme il faut, quant à "Can't smile without you" c'était déjà ma chanson de Barry Manilow préférée depuis le Starsky & Hutch de Stiller & Wilson.
En bref le scénario est simple mais colle parfaitement au genre, c'est bourré de références, la photo est bien foutue, y'a guère que sur certains SFX un peu "voyants" que je pinaillerais, mais sinon j'aime toujours autant Del Toro et la manière dont il traite les personnages de l'univers Hellboy.
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2008-11-06
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UGC Les Halles -
N'y allons pas par quatre chemins: Quantum of Solace est un ratage. Pourtant Daniel Craig est toujours aussi épatant en Bond burné mais faillible, les girls (Olga Kurylenko et Gemma Atherton) sont ravissantes, Amalric campe un méchant un peu fade peut-être, mais les acteurs font ce qu'ils peuvent pour sauver le film. Le vrai coupable de cette catastrophe, c'est Marc Forster, déjà coupable du soporifique Finding Neverland, qui se retrouve parachûté aux manettes de ce 22ème Bond alors qu'il n'avait jamais réalisé un seul film d'action de sa vie.
Et ça se voit. Le montage épileptique empêche toute lecture cohérente de la moindre scène d'action, Forster semblant persuadé que plus on met de plans serrés par seconde, plus ça en jette. Le résultat ? On ne comprend strictement rien à qui fait quoi et encore pire, à qui est qui. La course-poursuite automobile d'introduction, pourtant magnifiquement mise en scène et visuellement impressionnante, est sabordée par le montage empêchant d'apprécier la moindre performance des pilotes. La poursuite sur les toits qui suit est à des années-lumières sous la fantastique scène de parkour de Casino Royale. Celle en bateaux est proche de l'incompréhensible, avec un dénouement qui n'est dépassé en ridicule que par celui de la scène de mitraillage en avion. La réalisation désastreuse n'est même pas sauvée par le scénario très limite et blindé d'incohérences, sérieusement en deça de l'intrigue du précédent épisode. Quel gâchis. |
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2008-10-21
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UGC Les Halles -
Après Zoolander qui tapait sur le milieu de la mode, Ben Stiller a cette fois décidé de s'attaquer à un monde qu'il connait bien: celui d'Hollywood.
Sur le plateau d'un film de guerre proclamé "le plus cher de tous les temps", le réalisateur s'arrache les cheveux alors que son tournage prend du retard suite aux caprices de ses acteurs: son producteur, impitoyable, menace de lui couper les vivres. Conseillé par un vétéran, il les envoie en pleine jungle afin qu'ils soient confrontés à de vraies situations extrêmes et comprennent ce que représente l'esprit d'équipe. Et c'est ainsi qu'une fine troupe composée d'une star de films d'action, un acteur à oscars, un comique accro à la dope, une étoile montante du rap et un jeune acteur novice se retrouve au beau milieu d'une jungle hostile peuplée de traficants de drogue, pas acteurs pour deux sous, eux. Si l'on peut déplorer quelques passages un peu longuets par moments, difficile toutefois de bouder son plaisir tellement les dialogues et échanges sont savoureux. Comme à son habitude, Robert Downey Jr est monumental, Stiller excellent, Black en fait un peu des caisses mais c'est ce qu'on lui demande. Sans oublier l'incroyable producteur, dans un contre-emploi complètement hallucinant. Pas parfait mais recommandé, donc. |
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2008-09-24
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Europa Corp. -
Après Dans la peau de Jacques Chirac, Royer et Zéro s'attaquent à un gros morceau en la personne de George W. Bush. Loin de la charge propagandiste à la Farenheit 9/11, l'idée est ici d'analyser le personnage et d'essayer de penser comme lui. Si l'on était dans sa tête, réagirait-on de la même manière ? Ce gars est-il un pantin manipulé par les fameux "faucons" ou exerce-t'il un réel pouvoir décisionnel ? Sa "stupidité" n'est-elle qu'une façade ? À certaines images d'archives vues et revues succèdent des documents inédits troublants, montrant que plus que jamais le cynisme est l'apanage des puissants. Pas indispensable, mais au moins instructif.
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2008-09-13
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UGC Bercy -
Une excellente reconstitution minutieuse d'un des casses les plus exceptionnels réalisés en Grande-Bretagne durant les années 70. Entouré de multiples zones d'ombres, celui-ci n'a jamais été élucidé, un blackout ayant été imposé sur les média par le gouvernement britannique de l'époque.
A l'aide du témoignage d'un insider membre de la commission d'enquète de l'époque, les scénaristes reconstituent cette histoire surprenante de petites frappes réussissant un casse les dépassant totalement. Pour une fois Jason Statham pense avec autre chose que ses muscles, et c'est bien son meilleur rôle depuis Snatch. |
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2008-09-13
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UGC Bercy -
Résumons le pitch de départ: "O hai guise, tu as niqué ma mère un soir y'a 20 ans et vous ne vous êtes plus jamais revus depuis, je t'invite à mon mariage de l'autre côté de la Terre, tu viens ? PS: vous êtes trois et je vous suspecte tous d'être mon père, mais vous allez attendre la moitié du film pour vous en rendre compte miraculeusement. Kissoux (l)"
Oui, c'est complètement con, et il m'a fallu environ 3,0376 secondes pour haïr viscéralement la jeune héroïne (dès son premier "OHMAGAWD" en fait) de cette comédie musicale mièvre à vomir. Seule Meryl Streep chante de manière un peu convaincante, pour ce qui est de la réalisation et de la mise en scène, c'est un véritable cauchemar, et ne parlons pas des autres acteurs qui cabotinent en permanence. Un calvaire de plus d'1h45. Au secours. |
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2008-08-31
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DVD -
Après les plus que moyens épisodes featuring Pierce Brosnan j'étais plus que dubitatif vis-à-vis de ce nouveau Bond.
Force est pourtant de reconnaître que ce retour aux sources de Bond (Casino Royale est sa première mission après l'attribution de son "permis de tuer", le fameux "00") est des plus efficaces. Comme dit plus haut, il n'est pas spécialement fin ni subtil (la poursuite de l'intro le laisse entendre), mais ses méthodes, ses errements et ses erreurs le rendent bien plus humain que Brosnan, sorte de Terminator en costard terminant à peine décoiffé au bout de 2h30 d'explosions. Le Bond nouveau morfle, donc, il manque de finir empoisonné, il se fait sérieusement démolir à la Jack Bauer lors d'une séance de torture assez couillue après s'être joliment crashé en voiture, détruisant au passage une Aston Martin de collection. Si l'on est pas fan de poker on risque de trouver certaines scènes longuettes, mais en ce qui me concerne j'ai bien pris mon pied, et la surprise n'en a été que meilleure. |
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2008-08-19
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UGC Les Halles -
Bon, allez, 5 étoiles.
Parce que Ledger, comme tout le monde le dit, est excellent et, à mon goût, laisse Nicholson complètement sur place. C'est bien simple, on diraît que le grand Jack cabotine comparé à la prestation extraordinaire de ce nouveau Joker. Moins clean, moins parfait, ce Joker incarne parfaitement l'anarchie et le chaos qu'il vénère. Parce que le scénario bien foutu et les rebondissements, même si certains sont un brin prévisibles, font passer ces 2h30 comme une lettre à la Poste. Parce que Nolan a même fait l'effort d'apprendre à filmer des scènes d'action, ce qui n'est pas un mal. Parce qu'à l'exception de Maggie Gyllenhaal, tout le monde fait ici parfaitement son boulot, et encore, la pauvre se débrouille bien mieux que la catastrophique Katie Holmes dans le même rôle. Et parce que ce Batman, plus sombre, plus faillible, plus perclus de doutes que celui de Burton, me rappelle bien plus le Batman du cycle DK de Frank Miller, ou le Batman de Smile! d'Alan Moore. |
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2008-07-30
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UGC Bercy -
Le mythe est-il toujours vivant ? Six ans après la fin de la série culte, Fox Mulder et Dana Scully, ex-agents du FBI, sont appellés afin de retrouver une agent disparue, mais dont le seul espoir est un ancien prètre doué de visions...
Après Fight the future, premier film "de transition" effectuant le lien entre les saisons 5 et 6, I want to believe s'inscrit dans la tradition des "loners", ces épisodes indépendants de l'arc principal régissant la série. On est ici en présence d'une enquète relativement classique où le surnaturel est d'ailleurs curieusement très peu présent. Si l'on retrouve avec plaisir les personnages de Mulder et Scully, et qu'on frissonne d'excitation lorsque résonnent les premières notes du générique (et quand apparraissent les boucles rousses de Gillian Anderson), on est tout de même en face d'une histoire somme toute banale, sans génie, d'un film bizarrement rythmé même si le scénario pose d'intéressantes questions. Même s'il est blindé de références qui raviront les fans et qu'il n'est après tout pas si désagréable à suivre au final, le plus gros problème de ce film est peut-être qu'il se prend un peu trop au sérieux et qu'il aurait pu ne pas du tout faire partie de la franchise X-Files... Si Darin Morgan pouvait s'occuper du script du prochain, si prochain il devait y avoir, ça ne serait pas plus mal. |
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2008-07-30
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UGC Bercy -
Wall·E, c'est le nom d'une série de robots nettoyeurs chargés de s'occuper du vaste dépotoir qu'est devenue la Terre, laissée à l'abandon par l'humanité. Wall·E, c'est le nom du dernier de ces robots nettoyeurs encore en vie, qui ramasse, trie, concasse les déchets, et mène une existence pleine de curiosité pour le monde qui l'entoure avec son seul ami, un cafard.
Alors, lorsqu'un vaisseau spatial atterrit et qu'Eve, une petite robote dure à cuire, en sort, Wall·E découvre un nouveau sentiment: l'amour. Qu'il était casse-gueule de traiter d'une histoire d'amour entre deux robots, sur fond d'univers post-apocalyptique ravagé par le capitalisme sauvage. Qu'il aurait été facile de sombrer dans la critique bête et méchante d'une société à l'agonie et dans le discours écolo lourdingue maintes fois entendu. Mais Pixar ne serait pas Pixar sans cet incroyable talent à aborder les sujets les plus variés avec une maestria sans égale. L'histoire de Wall·E est un émerveillement de tous les instants, techniquement irréprochable, visuellement sublime, et hilarant de bout en bout. Si vous ne craquez pas pour le robot le plus mignon de l'Univers, vous êtes un criminel de guerre nazi tortionnaire bourreau d'enfants. Et le court-métrage qui ouvre l'oeuvre est de haute tenue lui aussi, pour ne rien gâcher. |
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2008-07-25
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UGC Odéon -
Il faudra m'expliquer ce qui a pu passer par la tête des types qui ont décidé de confier le reboot d'une franchise aussi casse-gueule à un mec sorti des écuries Besson et dont les précédentes oeuvres ne sont autres que Danny the Dog et The Transporter 2. Après le massacre opéré par Ang Lee, confier ce nouveau départ des aventures de l'Incroyable Hulk à Louis Leterrier semblait tenir de l'inconscience.
C'est donc avec une grande surprise que cet Incredible Hulk, dont je n'attendais pas grand chose, s'avère être largement meilleur que son prédecesseur (ce qui, avouons-le, n'est pas bien difficile) mais aussi que des choses comme Fantastic Four ou Ghost Rider voire même X-Men, sans jamais toutefois atteindre le degré d'excellence d'un Spiderman 2 (mais on n'en demandait pas tant). Alors, pourquoi ça marche ? Eh bien tout d'abord parce qu'enfin, enfin on ne perd pas une heure de film à expliquer l'origine des pouvoirs du héros, problème récurrent avec les divers films de super-héros: le cas est expédié durant le générique du début puis explicité un peu plus tard pour les ceusses qui n'auraient jamais lu un comic sur Hulk de leur vie. L'idée est excellente, puisque contrairement à un Spider-Man auquel il est facile de s'identifier (émois amoureux, adolescence difficile), il ne se trouvera pas grand'monde dans le public pour partager les états-d'âme d'un scientifique de talent qui se transforme en gros primate vert. Ensuite parce que Leterrier et son scénariste Zak Penn ont compris que ce qui fait la force du personnage de Hulk, ce n'est pas de lui faire faire des bonds de 3 kilomètres de haut dans le désert: c'est de le laisser semer la panique en milieu urbain. Et si les effets spéciaux sont par moments inégaux, pour ne pas dire complètement ratés (et là où c'est dommage, c'est que Hulk lui-même, s'il bouge plutôt pas mal, est un échec en matière d'incrustation) le cocktail fonctionne plutôt pas mal avec un Edward Norton convaincant en Robert Bruce Banner fugitif. Ajoutons à celà de multiples références non seulement aux comics mais également à la série télé avec Bill Bixby, sans oublier l'imparable apparition de Stan Lee, et on obtient un film qui fait le bonheur des fanboys. Forcément, pour le profane, ça n'a que peu d'intérêt, mais quand on s'amuse à dénicher le moindre petit hommage on passe clairement un bon moment. Sans oublier que ce Hulk est largement plus fidèle au personnage d'origine que celui d'Ang Lee. Au final, donc, une surprise de taille. Et plutôt une bonne. |
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2008-07-20
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Mk2 Bibliothèque -
Valse avec Bachir n'est pas un simple film d'animation. C'est un reportage, une autobiographie, et un documentaire. Ari Folman se rend compte qu'il n'a plus aucun souvenir des jours qu'il a passés à Beyrouth durant la guerre du Liban, au début des années 80. Il décide de rencontrer d'anciens compagnons d'armes afin de, peut-être, recouvrer la mémoire.
Le film est un tour de force. Visuellement, on retrouve le procédé utilisé par Linklater pour A scanner darkly, avec un style un peu plus cartoon mais qui est en adéquation avec le contexte. Le dessin animé a deux forces: il permet de montrer les intervenants jeunes lors de flashbacks décrivant les événements déroulés vingt-cinq ans auparavant. Mais il permet aussi de donner toute la force et l'intensité qui conviennent aux dernières minutes du film, qui laissent la salle de cinéma tout entière silencieuse, et chancelante. A ne surtout pas manquer. |
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**
2008-07-18
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UGC Les Halles -
Hancock est un immense gâchis. L'idée de départ est excellente: un super-héros façon Superman (super force, super vitesse, invulnérabilité, et aptitude au vol) alcoolique et à moitié clodo sème la pagaille à chaque fois qu'il intervient. Un chargé de comm décide de s'occuper de lui et d'en faire un véritable héros. C'est expédié en une moitié de film, et de manière assez balourde. Second postulat, là encore intéressant: le héros invincible n'est pas seul de son espèce, et lorsqu'il se retrouve en présence de son alter ego il perd ses pouvoirs. Ce qui aurait pu être une intéressante ellipse sur le sentiment amoureux n'est que prétexte à tenter de donner de l'émotion dans les chaumières via une scène d'hôpital larmoyante, c'est mal fichu, et en plus il y a une bordel de happy end de merde qui n'a rien à foutre là.
Deux bonnes idées foutues à la poubelle de façon aussi vulgaire, c'est dommage. Restent à sauver quelques bonnes répliques, ça ne fait pas lourd, parce qu'en plus même les effets spéciaux ne sont pas géniaux. |
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****
2008-07-15
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UGC Gobelins -
Pas grand chose à ajouter à ce qu'a dit Guillaume. La ville est jolie et bien mise en valeur, les personnages pittoresques et l'histoire sympathique. Ce n'est pas le film de l'année ni même du mois, mais ça divertit agréablement sans prendre la tête. Allez zou, 4 étoiles.
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2008-06-16
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Mk2 Bibliothèque -
Je m'étais pourtant promis, après le surestimé "Sixième Sens" et le calamiteux "Incassable", de laisser tomber le cinéma de M Night Chamallow, le réalisateur qui filme mou. Mais voilà, allèché par la bande-annonce, je lui ai donné une troisième chance avec ce "Phénomènes".
Alors, que sauver... J'aime bien Wahlberg, et Zooey Deschanel est très jolie. Voilà, c'est à peu près tout. Les rares trucs chouettes sont dans la bande-annonce. La vacuité du scénario est effrayante, la photo quelconque, les personnages sans intérêt, les incohérences sont légion. Et en plus c'est écrit sur l'affiche en tagline: "Ne cherchez pas d'explications... Il est déjà trop tard". En effet, vous venez de foutre en l'air votre temps et/ou votre argent. |
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2008-06-16
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Mk2 Bibliothèque -
Jean-Claude Van Damme rentre en Belgique et passe à un bureau de Poste pour effectuer un virement sur son compte en banque. Mais alors que la guichetière lui dit qu'elle ne peut rien faire, la situation dérape.
Sur fond de procès pour conserver la garde de ses enfants, une belle mise en abîme, touchante, un regard détaché sur le passé et une bonne dose d'autodérision. Dommage que cette scène de monologue face à la caméra, lourdingue, plombe un peu la bonne volonté de l'oeuvre. Le rôle de la vie de Jean-Claude Van Damme, dans tous les sens du terme. |
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2008-06-02
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DVD -
Pas grand chose à ajouter à la critique de kali. C'est pas mal foutu, c'est joliment mis en scène avec des effets rigolos, Robert Downey Jr est une fois de plus grandiose, mais l'intrigue est un chouilla tarabiscotée plus que nécessaire, et au final on en attendait quand même beaucoup mieux. On rit quand même bien par moments, mais ça aurait pu être tellement meilleur.
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2008-05-31
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DVD -
Un road-movie atypique, des situations burlesques, des personnages hauts en couleur, et un portrait au vitriol mais sans manichéisme d'une Amérique finalement bien mal en point. Le final est hilarant et absolument irrésistible. Et dire que j'ai raté cette merveille lors de sa sortie au cinéma...
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2008-05-25
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DVD -
Je trouve Kali un peu sévère avec ce film qui finalement est une belle réhabilitation du personnage de Rocky Balboa, après sa descente aux enfers lors des nanardesques épisodes III et IV, sans parler du calamiteux et directement à oublier épisode V. Bref, ce Rocky VI est un travail de retape joliment effectué par Sylvester Stallone que l'on sent très attaché à ce personnage de boxeur un peu con, mais au coeur d'or. Les hommages aux précédents épisodes sont appuyés sans être intrusifs, le démarrage est un peu long mais, et ce n'est pas là un mince exploit, on finit par trouver crédible ce mec de soixante balais qui remonte sur un ring pour "finir ce qu'il a commencé". Moins inoubliable que John Rambo, mais à voir quand même ne serait-ce que pour boucler la boucle.
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2008-05-21
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Max Linder Panorama -
Dix-neuf ans. Il aura fallu dix-neuf ans au trio Spielberg-Lucas-Ford pour nous apporter ce nouvel épisode des aventures de l'intrépide archéologue Henry Jones Jr, Indiana pour les intimes. Dix-neuf ans de development hell, durant lesquels chacun avait un agenda chargé, durant lesquels des dizaines de scénarii ont été envisagés, et durant lesquels un script complet (écrit par Frank Darabont) que Spielberg adorait a été recalé sans justification par George Lucas.
Coupons court au suspense, la note n'est pas erronée: c'est une déception monumentale. Commençons par les bons points: Spielberg n'est pas un manche, ce n'est pas mal filmé, la photo est très réussie et a ce cachet des bons gros films d'aventure d'autrefois, quelques clins d'oeil bienvenus font référence aux précédents épisodes (les 10 premières minutes sont réjouissantes) et le tandem LaBeouf - Ford fonctionnerait presque. J'ai dit PRESQUE. On peut maintenant passer aux problèmes: le scénario de David Koepp sent le réchauffé (on peut suspecter des modifications de Lucas derrière), on ne connaît même pas les motivations des personnages principaux tout au long de l'aventure, le personnage de Karen Allen est insipide, celui de Cate Blanchett sous-exploité, celui de Ox ridicule, il y a des erreurs de raccord lamentables, le film manque de rythme, c'est verbeux, on se fait chier pendant pas mal de passages, on est à des années-lumière du tandem Connery - Ford, et surtout qu'est ce que c'est que cette guignolade finale, j'ai cru revoir Mission to Mars ! Oui, vous avez bien lu, Mission to Mars. J'y allais pourtant avec la meilleure volonté du Monde, je voulais l'aimer ce film, et je l'ai aimé. Dix minutes. Ensuite, les ennuis ont commencé. Pitié, empêchez Lucas de continuer le massacre. |
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2008-05-09
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DVD -
Un OVNI. C'est ce que Quentin Dupieux, Eric et Ramzy et Sébastien Tellier nous livrent ici. Comédie ? Drame ? Comédie dramatique ? Dans un univers parallèle où une bande de fausses racailles (les "Chivers") sèment la terreur à l'université, boivent du lait et jouent à un jeu ridicule, la chirurgie esthétique est partout. Quel est le message du film ? Difficile à dire. Est-ce que l'on passe un bon moment ? On s'y fait quand même un peu chier par moments. Il faut réussir à rentrer dedans, j'imagine. Mais là c'était trop hermétique, je n'y suis pas parvenu. Quelques bonnes idées sauvent l'honneur, mais c'est à mes yeux un peu juste.
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2008-05-05
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UGC Les Halles -
Iron Man, le superhéros sans superpouvoirs de la galaxie Marvel, c'est Tony Stark, golden boy de génie, marchand d'armes cynique, amateur de belles femmes et de belles voitures mais finalement non dénué de morale. Après avoir découvert que sa propre compagnie fournit des armes à de vilains terroristes opérant au coeur de la guerilla afghane, il décide de combattre lui-même le mal à l'aide d'une armure robotisée conçue par ses soins.
De ce script ultra-classique, Jon Favreau réussit à tirer un film plus que correct, à l'aide de répliques savamment distillées et d'un Robert Downey Jr. ravageur. Une fois de plus, il crève l'écran et les autres acteurs sont cruellement soumis à l'implacable réalité: dans "second rôle", il y a surtout "second". Le combat final manque un peu de panache, mais la première moitié du film est vraiment bien foutue et la fin annonce clairement une suite. Ma foi, pourquoi pas. |
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2008-04-29
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UGC Les Halles -
Une histoire d'arnaque pas mal ficelée, au scénario ingénieux mais tortueux ce qui aura le défaut de perdre pas mal de monde en route. Dans les bons points, des situations savoureuses et des répliques qui font mouche. Dans les moins bons, une explication d'un casse un peu longuette et Dujardin qui cabotine.
Agréable, mais pas révolutionnaire. |
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2008-04-26
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UGC Les Halles -
Une journaliste de télévision et son cameraman réalisent une émission sur le monde de la nuit. Ce soir, ils suivent une équipe de pompiers alors que ceux-ci sont appellés en urgence dans un immeuble où une vieille femme barricadée chez elle pousse de stridents hurlements.
Après Cloverfield, voici un nouveau long-métrage tourné caméra à l'épaule, sur un thème proche de celui du Blair Witch Project: l'angoisse. Malgré une petite chûte de rythme vers le milieu du film, la montée en puissance jusqu'aux quinze dernières minutes, à couper le souffle, est saisissante et à déconseiller aux petites natures. Probablement la meilleure adaptation (officieuse) du jeu Resident Evil. |
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2008-04-24
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Mk2 Bibliothèque -
Comment Albert Spaggiari, simple photographe de province, est il devenu le cerveau du "casse du siècle", celui qui a permis à une bande de malfrat de piller 50 millions de Francs à la Société Générale de Nice ?
Ce premier film de Jean-Paul Rouve présente un homme astucieux, en manque de reconnaissance, en cavale après son méfait. La reconstitution du casse est saisissante et la bonhommie du personnage touchante. Il semble toutefois que l'auteur se soit permis pas mal d'écart avec la vérité historique et que le véritable Spaggiari ait été assez éloigné du gars sympa qui nous est ici présenté. Un bon moment, donc. Sans haine ni violence. |
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2008-03-24
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Mk2 Bastille -
Encensé par une presse quasi-unanime, solidement récompensé aux Oscars et précédé d'une réputation élogieuse, There will be blood, nouvelle fresque de Paul Thomas Anderson était, et c'est le moins que l'on puisse dire, attendu au tournant et ce malgré une bande-annonce qui ne donnait, il faut l'avouer, pas vraiment envie de s'y risquer.
L'introduction, sans aucun dialogue pendant 15 minutes, est stupéfiante et annonce le ton. C'est rugueux, c'est solide, c'est sans concessions et c'est abrupt. Daniel Plainview, prospecteur, tente de lancer une exploitation de pétrole à Little Boston, sur des terres détenues par une congrégation religieuse menée par Eli Sunday, prètre tout aussi extrême que les méthodes de Plainview pour occuper le terrain.
Le film est une succession de dualités et d'affrontements: Plainview contre Eli, Plainview contre son fils, Plainview contre la Standard Oil, Plainview contre son frère, et bis repetita. La noirceur du rôle de Daniel Day-Lewis est à l'image du pétrôle: sombre, et visqueuse. Qui, de ce pourri ou de ses adversaires, est le plus mauvais, cupide, gangrené ? Le final hallucinant laissera le spectateur seul juge.
Dommage que quelques longueurs (le film dure 2h38) plombent un peu le résultat final.
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2008-03-24
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Mk2 Bastille -
Trois frères, Peter, Jack et Francis, se retrouvent à bord d'un train touristique faisant le tour de l'Inde: le Darjeeling Limited. Voyage initiatique et spirituel à l'origine, l'expédition tourne rapidement à la farce en raison du caractère des frangins. Jack se tape une hôtesse, Peter perd un serpent venimeux dans le train, Francis a la tête enserrée dans des bandages.
Wes Anderson aime l'absurde et le comique de situation: on avait déjà pu l'observer dans la merveilleuse Vie aquatique dont l'interprète principal, Bill Murray, effectue ici un petit caméo sympathique. Le film est gai et drôle sans jamais être niais, et se laisse déguster comme une spécialité orientale goûteuse. A noter: avant le film, un court-métrage intitulé "Hôtel Chevalier" faisant office d'introduction à ce qui suit est diffusé. A ne surtout pas manquer. |
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2008-03-17
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Mk2 Bibliothèque -
Après Eternal sunshine... et La science des rêves, le nouveau Gondry était, et ce n'est pas peu dire, attendu. Le pitch relativement séduisant a beaucoup joué: deux employés de vidéo club re-tournent des films involontairement effacés sur les VHS de location. Les séquences de tournage sont hilarantes. Malgré quelques longueurs surtout au démarrage de l'histoire, on s'amuse bien et la bonne humeur des acteurs est communicative. Jack Black cabotine à mort, mais c'est ce qu'on lui demande. Recommandé.
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2008-03-13
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Mk2 Nation -
Phénomène de ces dernières semaines, la comédie ch'timi de Dany Boon met une monumentale branlée à un Asterix lamentable. Le pitch est pourtant du genre classique: Philippe Abrams, cadre à La Poste et pur enfant de la Côte d'Azur a essayé de truander sa direction pour se faire muter afin de sauver son mariage. En guise de punition, il est envoyé dans le Nord-Pas-de-Calais. Au départ effrayé et empli de préjugés, Philippe apprend à découvrir et aimer la région et ses habitants.
Oui, la découverte de l'inconnu, d'abord repoussant puis finalement attachant, c'est le point de départ d'une trouzaine de téléfilms pourris ou de films mélos. C'est pourtant ce schéma déjà-vu et revu qui emporte en ce moment l'adhésion populaire et même (et là c'est encore plus étonnant) critique, avec des tapis de louanges tressés aux pieds des acteurs. En effet, Kad Merad et Zoé Félix sont bons, Philippe Duquesnes également, et Galabru est hilarant. Mais un authentique ch'ti ne peut décemment pas fermer les yeux sur le surjeu de Dany Boon, de Line Renaud et surtout d'Anne Marivin. Ils ont beau être natifs du Nord, leur ch'ti sonne faux, forcé, et manque cruellement de naturel au point que Kad Merad, en une phrase au restaurant, réussit l'exploit de parler un ch'ti plus crédible que le leur. Restent quelques bons échanges, des situations burlesques plutôt marrantes, et malgré un final convenu on passe quand même un moment assez agréable. Bref, ça n'est pas mauvais, mais ça ne mérite pas vraiment tout ce tapage. |
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2008-02-24
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UGC Bercy -
Le dernier projet de Brian De Palma semble reposer sur une volonté de monter à quel point il est important de rassembler le plus possible d'informations, de confronter le plus possible de points de vue, et de regarder sous tous les angles un sujet afin de l'appréhender entièrement. Redacted est donc une accumulation de reportages d'investigation, vidéos amateur postées sur Internet, images prises sur le vif par un GI lui-même, et autres images en direct du journal télévisé. Tous ces documents étant, exception faite de la dernière série de photographies montrée, fictifs.
Le sujet, ici, est le viol d'une jeune irakienne de 15 ans par des soldats US suivi du massacre de sa famille. La juxtaposition des moyens d'information permet de suivre le cheminement des événements ayant mené à ce terrible fait-divers. Mais si l'intention est louable et le procédé est ingénieux, il manque à ce Redacted un élément crucial: un fond un peu plus élaboré que "la guerre, c'est pas bien, et ça crée des monstres". En bref, si l'on s'amuse un peu au début du procédé, on passe ensuite plus d'une heure à attendre le fameux viol et on s'ennuie ferme, pour finir la séance avec une désagréable impression de malaise. Il y en a qui ont trouvé ça génial, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant fait chier. |
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2008-02-12
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UGC Les Halles -
Juno a 16 ans et vit avec ses parents dans les suburbs d'une ville non définie. Juno va au lycée et écoute les Stooges, Patti Smith et The Runaways. Juno c'est un peu Daria Morgendorffer ou Enid Coleslaw en moins goth. Juno couche un jour avec son meilleur ami Bleeker et tombe enceinte. Juno décide de donner l'enfant à un couple en mal d'adoption.
Véritable petite perle de bonne humeur, le film ne sombre jamais dans le pathos et laisse un délicieux goût sucré en bouche. Ellen Page est évidemment extraordinaire. JK Simmons est fidèle à lui-même et excellent. Même Jennifer Garner est touchante, et ce n'est pas là un mince exploit. Un petit moment de bonheur. |
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2008-02-08
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UGC Les Halles -
Retour aux sources pour Sylvester Stallone, après la 6ème (et dernière ?) aventure de Rocky l'année dernière, voici qu'il remet en scène le personnage qui, peut-être, représente le mieux sa carrière auprès du public. John Rambo est donc de retour dans une sombre histoire de mission humanitaire qui tourne mal et, devinez quoi, il revient pour libérer des otages, et la libération aussi tourne mal.
Partant de ce scénario consternant (mais dans la droite lignée de celui des deux précédents épisodes) on a droit à un spectacle qui devrait laisser scotché plus d'un spectateur à son siège. Rarement la barbarie à l'écran n'avait atteint de tels sommets. Stallone avait déclaré vouloir dégoûter à tout jamais le spectateur de la guerre, et il s'y emploie plutôt pas mal. Le débarquement de Saving Private Ryan ressemble à une partie de dînette entre petites filles à côté de ce déluge de feu, de balles, de membres arrachés, de corps qui explosent, et de sang qui gicle. C'est une véritable boucherie. Une intéressante analyse de tout ce qui peut être brisé dans un corps humain. Et l'on en ressort groggy. Et pas mécontent du résultat, avec un Rambo un peu plus humain, finalement. Objectif atteint pour Sly ? Peut-être bien. Une dernière chose: il est absolument inadmissible, et même complètement scandaleux que ce film ne soit interdit qu'aux moins de 12 ans. Je pèse mes mots. |
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2008-02-07
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Mk2 Bibliothèque -
Précédé par un buzz rondement mis en oeuvre, Cloverfield est la dernière production de J.J.Abrams, créateur d'Alias, Lost, et (mais ça, faut pas le répéter trop souvent à ses fans) réalisateur de Mission Impossible 3.
Plutôt que de spoiler comme un porc (ce dont certains journalistes ne se sont pas privés), je préfère donc prévenir à l'avance: si vous n'aimez pas les films de "fin du monde" "ça pète de partout" et que vous préférez quand c'est réaliste et cohérent, passez direct votre chemin. Si par contre vous n'y êtes pas hermétique, allez-y et préparez-vous à rester scotché à votre siège. Si un peu plus de retenue aurait rendu le tout encore meilleur sur la fin, c'est quand même l'un des tous meilleurs films du genre. Recommandé. |
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2008-02-03
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UGC La Défense -
6 candidats, un flingue, une balle, et en route pour la première émission de roulette russe télévisée. Pour les gagnants: 5 millions de dollars. Pour la famille du perdant: rien.
Tourné comme un faux documentaire, "Live!" montre comment un concept considéré par tous comme immoral devient le point d'orgue d'une émission de télé-réalité et rentre finalement dans les moeurs. Teinté de cynisme, il tire à boulets rouges sur une société perdant une à une toutes ses valeurs au nom du sacro-saint audimat et de la toute puissante coupure pub. Quand on sait qu'un responsable d'Endemol avouait sans complexe vouloir tuer ses candidats en direct si la loi l'y autorisait, ce docu-fiction fait froid dans le dos et parvient à faire frissonner d'angoisse. Dommage que quelques petits détails concernant l'organisation du show soient passés sous silence et que tout ceci, finalement, ne soit pas très subtil. Efficace néammoins. |
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2008-01-29
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UGC Bercy -
Un flic à la retraite (Dussolier) atteint de la maladie d'Alzheimer est déposé par son fils dans une clinique de campagne, nommée "La Residence". Certains pensionnaires disparaissant dans des conditions étranges, le vieil instinct de l'enquêteur reprend le dessus et il devra lutter contre sa propre mémoire pour élucider l'affaire.
Emporté par une interprètation extraordinaire de Dussolier, Cortex commence comme un bon petit thriller servi par une distribution sympathique (Claude Perron, Julien Boisselier, Marthe Keller) et l'on ne tarde pas à se prendre au jeu du whodunit. Malheureusement la révélation finale est sans surprise et n'en est que plus décevante, la faute à un scénario finalement assez fade et rempli de trous, comme la mémoire de son héros. |
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2008-01-27
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Mk2 Nation -
Il démarre pourtant bien ce No country for old men avec ce tueur implacable (Bardem), ce redneck obstiné (Brolin) et ce vieux sheriff désabusé (Jones). Et on ne met pas longtemps à comprendre que, plus que la course-poursuite des deux personnages principaux, le principal sujet du film est la dégénérescence d'un certain nombre de valeurs. Les dialogues font mouche, les acteurs sont excellents, la photo est magnifique. Malheureusement, il est tout de même édifiant qu'une fois le générique de fin arrivé, on ne sache rien des motivations du tueur, de ce qui est réellement arrivé à celui qu'on pensait être le personnage principal, et de l'intérêt réel de Tommy Lee Jones dans ce casting. No country for old men c'est un peu comme un gateau dont l'odeur de cuisson met en appétit pendant deux heures avant de laisser un désagréable goût de brûlé en bouche: une terrible frustration.
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2008-01-23
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Mk2 Bibliothèque -
Il n'y a pas d'erreur: Triangle a bien été réalisé par les 3 monstres sacrés du cinéma asiatique. Tourné à Hong-Kong, le film est le premier cadavre exquis de l'histoire cinématographique. Fractionné en 3 segments chacun dirigé par un réalisateur différent, il narre les déboires de 3 complices lancés à la poursuite d'une antique tunique supposée assurer leur fortune. Seul problème, l'un d'entre eux a maille à partir avec un gang de truands et l'autre doit composer avec sa femme schizophrène et son amant, un flic violent, de mèche avec le premier pour arrèter les truands...
A mi-chemin entre polar et comédie, le film surprend par sa capacité à décomplexer à tout instant l'action. Là où un traitement grandiloquent aurait anéanti toute l'entreprise par excès de sérieux, les multiples traits d'humour donnent aux aventures de nos pieds nickelés un jour plus qu'agréable et l'on s'amusera à essayer de distinguer la patte de chaque metteur en scène. |
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2008-01-20
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UGC La Défense -
Pour son dernier long-métrage, Sean Penn a choisi de conter l'histoire de Christopher McCandless, jeune homme brillant qui décide de tout plaquer, abandonnant ses études et sa famille pour parcourir le pays et appréhender la vie sauvage, au coeur de la nature. De rencontres enrichissantes (à l'occasion desquelles il se fait appeller Alexander Supertramp) en découvertes magnifiques, il renaît pour finalement retrouver l'essence du bonheur véritable.
C'est un portrait tout en finesse que Penn fait ici du jeune aventurier. Ni béatement admirative, ni accusatrice, elle suit Alex au long de son périple et ce qui peut au départ ne sembler qu'une nouvelle diatribe face à la société de consommation prend soudain un sens bien plus profond, plus tragique. Un chef-d'oeuvre. |
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2008-01-18
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UGC Bercy -
Nouvelle collaboration entre Johnny Depp et Tim Burton, Sweeney Todd ne surprendra pas par sa photographie, ce style gothique et sombre si cher au réalisateur. Il en épatera par contre plus d'un par sa mise en scène et l'exceptionnelle qualité de ses interprètes car, au cas où cette information aurait échappé, nous sommes ici en présence d'une comédie musicale. Intégralement chantée par ses acteurs, sans aucun doublage. Rickman est impeccable en méchant (comme à chaque fois), Depp épatant en baryton, Bonham Carter touchante. Pourtant quelque chose détonne au sein de ce paysage: les ritournelles amoureuses du jeune Anthony Hope sont d'une affligeante mièvrerie. C'est niais, ça tache, ça ne colle pas avec le reste du film d'une noirceur remarquable. Le tout reste de haute tenue, mais laisse un goût étrange en bouche. Un Burton mineur, donc.
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2008-01-16
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Mk2 Bibliothèque -
Adapté d'un bouquin basé sur des faits réels, le dernier film de Mike Nichols montre comment un petit sénateur texan a permis aux afghans de repousser l'invasion soviétique via une coalition secrète entre plusieurs pays pas forcément super copains, mais a aussi permis aux intégristes de tout poil de s'armer à peu de frais et à l'extrêmisme de se développer dans la région.
L'intelligence du film réside dans sa capacité à dépeindre des personnages pleins de bonne volonté mais malheureusement peu éclairés sur les conséquences de leurs actions (le seul en ayant une quelconque idée étant le plus cynique de la bande, formidable Philip Seymourr Hoffman). Hanks et Roberts ont l'air de bien s'amuser, et pour quiconque a sèché les cours d'histoire traitant de la guerre froide, la piqüre de rappel est toujours bienvenue. |
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2008-01-10
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UGC George V -
Barrow, Alaska. Tous les ans, la petite ville est plongée pendant 30 jours dans la nuit. Tous les ans, une grande partie de ses habitants quitte la ville et va se réfugier sous des cieux plus cléments. Surtout que cette année, des intrus ont décidé de se faire une virée...
Basé, d'après le trailer, sur une "bande dessinée révolutionnaire" (on attendra de voir en quoi), 30 days of night se présente comme un classique film d'horreur / action en huis-clos. La ville est coupée du monde et l'attaque est plutôt bien mise en scène. Seul problème, le scénario est farci d'incohérences grosses comme des maisons, les personnages ont des réactions à la limite de la débilité profonde, et un paquet de petits détails pas si anodins sont tout simplement éludés ou passés sous silence. Dommage donc, l'idée de départ n'était pas mauvaise et il y a quelques scènes gores bien foutues, mais c'est globalement trop limite pour mériter mieux. |
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2008-01-08
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Mk2 Bibliothèque -
Nouvelle collaboration entre Cronenberg et Mortensen, Eastern Promises fait mouche par la sobriété du ton employé pour raconter l'histoire, par l'absence de caricature et le côté réaliste des ses personnages. Même si l'intrigue est, comme le souligne zif, cousue de fil blanc et qu'on devine tout (ou presque) à l'avance, elle est suffisamment bien menée pour que l'on se prenne à l'histoire.
Et la scène des bains-douches est, en effet, impressionnante. |
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2008-01-06
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UGC Bercy -
Point d'orgue de la série de films policiers partageant le même univers de Guillaume Nicloud, entamée avec "Une affaire privée" puis "Cette femme-là", "La clef" impressionne par son casting. Reprenant leurs rôles des précédents films, Lhermitte apparaît en détective désabusé et mourant, Balasko en femme flic lors de flashbacks nombreux. Guillaume Canet incarne un trentenaire aux prises avec un étrange passé se rappellant à lui par la voix de Jean Rochefort.
Ce qui aurait pu donner un intéressant thriller se perd néammoins dans les méandres d'une narration inutilement compliquée, cherchant à donner du contenu à une enquète finalement sans grand intérêt. Des personnages caricaturaux à l'envi enchaînent les actions incohérentes avant un dénouement final grotesque. Une monumentale déception. |
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2008-01-06
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UGC Bercy -
Après le combat engagé durant le premier épisode, les Predators embarquent sur leur vaisseau leur dernier camarade blessé. Mais celui-ci héberge déjà une larve d'un xenomorphe d'un genre nouveau, plus malin et plus puissant que ses congénères: le Predalien.
Dès les premières minutes du film, le mot d'ordre est rapidement lancé: pas de quartier. Femmes, enfants, bébés, tout le monde y passe sans aucune pitié. Perdus au milieu d'un combat titanesque entre une invasion alien et un Predator venu faire le ménage, les humains habitant la petite bourgade de Gunnison ne pèsent pas lourd. Alors, aucun intérêt cet AvP2 ? Oh, il y a bien une petite pirouette scénaristique à la fin de l'histoire faisant un clin d'oeil à la saga Alien et permettant d'envisager un AvP3. Et pour peu qu'on le prenne au second degré et pour ce qu'il est (un pur produit de commande complètement con) on rigole bien devant le film. Par contre, c'est pas beau de plagier intégralement la conclusion du jeu vidéo Resident Evil 2... |
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2007-12-30
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Mk2 Bibliothèque -
Thriller en bousculant quelques peu les codes, We own the night se paye le luxe, malgré une mise en place un peu longuette, de proposer les deux plus haletantes scènes de traque de l'année 2007 et ce sans feu d'artifice grandiloquent d'effets spéciaux ni étalage de pognon devant la caméra. La distribution est de premier choix et le scénario évite le manichéïsme primaire: il serait dommage de bouder son plaisir.
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2007-12-19
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Mk2 Bibliothèque -
Robert Neville est le dernier homme sur Terre. Un virus mortel auquel il est mystérieusement immunisé a décimé le reste de la population. Ou presque...
Adapté de l'excellent roman éponyme de Richard Matheson, ce film propose une nouvelle explication crédible à l'origine du virus. Il s'agit malheureusement là d'une des rares bonnes idées du script qui accumule les incohérences voire les énormités là où le roman faisait montre d'un rare souci du détail. Les changements apportés au scénario font énormément perdre à la solidité de l'histoire... On appréciera toutefois le soin porté aux décors, ainsi que quelques moments agréables, mais celà ne suffit malheureusement pas pour sauver le reste. |
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2007-11-11
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Mk2 Bibliothèque -
Dénoncer la guerre en Irak en n'en montrant pas d'images, ou presque, c'est l'exploit auquel parvient "Dans la Vallée d'Elah" de Paul Haggis. Hank (Tommy Lee Jones) apprend que son fils David est porté disparu après son retour au pays. Le pensant en Irak, Hank, ancien inspecteur de police militaire, se rend à la base et se lance à sa recherche.
Plutôt que montrer l'horreur des combats, Haggis s'attache à démontrer les traumatismes psychologiques vécus par ces "vets" qui enchaînent les conflits comme autant de contrats de travail. Ces conflits irréels qui modifient la perception de l'environnement et font perdre peu à peu l'humanité du fantassin.
Probablement la plus grande remise en question du rôle du soldat dans l'histoire du cinéma américain.
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2007-11-04
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Mk2 Bibliothèque -
Il est intéressant de constater à quel point la presse française peut se planter du tout au tout lorsqu'elle critique un film.
On a pu le voir avec Sicko, pour lequel nos journalistes ont tout simplement oublié qu'ils n'étaient pas le public que Moore voulait atteindre. On en a la confirmation avec The Kingdom, sur lequel ils en arrivent à se contredire. Exemple ? Ouest France "scénario simpliste et manichéen" / le JDD "Ce qu'il y a de vraiment réussi dans Le Royaume, c'est son scénario tout sauf manichéen". J'admire cette capacité à dire tout et son contraire pour au final essayer d'écrire le plus possible de mal d'un film qui, finalement, même s'il ne gagnera probablement pas l'oscar du meilleur scénario, ne raconte pas tellement de conneries. The Kingdom, donc, est un film d'action ultra-efficace et doit être pris comme tel. Crédible et cohérent, un peu prétentieux peut-être lors de sa mise en place (qui aurait gagné à être un peu moins rapide), mais visuellement à couper le souffle, le film évite effectivement l'écueil du manichéisme béat grace à l'ultime message délivré. Si l'on ne coupe pas à quelques poncifs regrettables, l'ensemble est incontestablement au dessus de pas mal de films d'action de ces derniers mois et mérite plus que le coup d'oeil, impérativement au cinéma. |
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2007-10-31
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Mk2 Bibliothèque -
Efficace, ce film de Tony Gilroy mettant George Clooney brillant employé d'un cabinet d'avocats défendant une surpuissante multinationale fabricant des pesticides toxiques. Échappant de peu à une tentative de meurtre, il se retourne contre ses clients. Le film raconte le pourquoi de ce retournement.
Bien écrit, finement joué, les personnages sont superbement interprètés notamment par une Tilda Swinton impressionnante. Tout n'est pas rose malheureusement et pas mal de longueurs sont à déplorer. Si le tout se laisse néammoins regarder sans déplaisir, on ne peut que regretter que le montage n'ait pas été un chouilla plus incisif. |
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2007-10-09
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Mk2 Bibliothèque -
Vous prenez la critique de herel, et vous copiez/collez. J'ajoute que la BO est excellente et certaines réflexions de Dujardin hilarantes.
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2007-09-26
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Mk2 Bibliothèque -
28 semaines après l'infection qui détruisit la Grande-Bretagne, l'armée américaine instaure un périmètre de sécurité et rapatrie des civils pour repeupler la zone. Mais le virus réapparaît...
C'est ici la contagion qui est évoquée, bien plus que lors du précédent opus, et les tentatives désespérées pour la contenir. Les acteurs jouent juste et sont, dans leur réactions, profondément humains. Londres désertique est toujours aussi impressionnant. Bien plus réaliste que certains le pensent, 28 Weeks Later reprend quelques bonnes idées issues entre autres du Blair Witch Project pour instaurer un climat d'extrême tension. Pour une fois qu'une suite est aussi voire plus réussie que le film précédent, il serait dommage de s'en priver. |
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2007-09-23
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Mk2 Bibliothèque -
Dès la première minute du film, le ton est donné. Clive Owen, dans un rôle très proche du Dwight qu'il incarne dans Sin City, se retrouve dans un sacré bordel pour avoir voulu aider une femme enceinte poursuivie par un groupe de tueurs.
C'est parti pour 1h30 foutraque de gunfights jouissivement débiles, de méchants très méchants qui visent très mal, de gentil qui fait semblant d'être méchant et qui vise très bien, de dialogues et de situations jubilatoires. Pas une scène n'est chiante, il y a de quoi rigoler à chaque instant, et c'est un réel bonheur que ce joyeux dézingage pétaradant. Une perle jusqu'au-boutiste qui va finalement encore plus loin que les deux films Grindhouse qui sembleraient presque gentillets à côté. Phé-no-mé-nal et déjà culte. Seul regret, la Bellucci a presque encore trop de dialogues. |
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2007-09-19
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Mk2 Bibliothèque -
Petite frayeur au début. La caméra, très nerveuse, remue énormément et c'est vite insupportable. Celà s'arrange et sera surtout bien plus justifié ensuite: une steadycam, c'est bien pour une poursuite, pas pour un plan fixe.
Toute la mythologie mise en place depuis deux épisodes trouve ici un point d'orgue, même si quelques questions sur le passé de Bourne demeurent sans réponse, on a quelques indices. On est baladé de Moscou, à Paris, à Londres, à Madrid, à Tanger, à New York, et l'on ne voit pas le temps passer. |

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2007-09-10
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UGC Les Halles -
Après la vision très personnelle des slasher movies de Tarantino dans Death Proof, voici la série Z de zombies à la sauce Rodriguez. Que dire, sinon que c'est un véritable bonheur de tous les instants.
Le scénario, dont on se fout grave, n'est qu'un prétexte à répliques cultes, superbes bimbos, scènes d'anthologie et défouraillages grand-guignolesques et sanguinolents. Une accumulation de moments de juissance à commencer par cette fausse bande-annonce pour Machete qui a eu un tel succès qu'un véritable film sur le sujet est en chantier. Planet Terror est un petit bijou de ridicule et de nullité assumés, et en tant que tel, un chef-d'oeuvre. Assurément à ne pas manquer. |
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2007-09-02
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DVD -
En 2027, l'humanité, devenue entièrement stérile, est vouée à disparaître. Le Monde n'est plus que ruine et destruction. La Grande-Bretagne a fermé ses frontières et voue aux immigrés clandestins une lutte féroce. Le terrorisme est partout et l'ambiance à la déprime. Pourtant, un beau jour, l'espoir renaît grace à une jeune femme nommée Kee.
Children of Men fait partie de ces petites merveilles qui n'ont pas eu la publicité qu'elles méritaient. Malgré un casting de bonne facture (Clive Owen, tout en retenue, Michael Caine, presque touchant, Julianne Moore, toujours sublime), un scénario de haute tenue et une réalisation hallucinante de précision, j'avoue n'avoir jamais entendu parler de ce film. Quelle surprise, et quelle claque, lors de ce plan-séquence d'anthologie en pleine zone de guerre. Le débarquement du "Soldat Ryan" est balayé, non pas par la violence de cette scène, mais par son degré d'immersion et sa nervosité. Une véritable démonstration de talent. Indispensable. |
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2007-08-29
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Des millions d'américains sans aucune couverture maladie. Un système de santé déficient, aux abysses du classement des pays occidentaux. Des compagnies d'assurance faisant passer le profit par dessus tout. Et des pays voisins infiniment plus accueillants pour les malades. Voici une facette de l'Amérique dont on entend souvent parler mais dont on ne connaît finalement pas grand chose. Et celle-ci n'est pas belle à voir.
Sicko est une violente charge envers l'absence de Couverture Maladie Universelle en vigueur aux États-Unis. Envers le châtiment infligé aux personnes ne pouvant financièrement assumer le coût d'un traitement ou d'une hospitalisation. Même si Moore conserve certains travers, ce film est probablement, à ce jour, celui dont le message a le plus de chance de porter même parmi ses détracteurs. Absolument indispensable. |
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2007-08-21
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Gaumont Marignan -
Après un premier essai remarqué, Brad Bird signe son deuxième long chez Pixar et c'est un coup de maître.
Véritable merveille de perfection visuelle, Ratatouille rend plus vrais que nature ces rats qui hantent les égoûts de Paris. Rémy, le petit rat cuisinier est incroyable de détails, son animation est proprement hallucinante, et son histoire touchante et attachante. Les personnages sont hauts en couleur et on ne s'ennuit jamais. Une perle. Cette ratatouille est un plat de maître. |
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2007-08-19
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Mk2 Gambetta -
Deux factions de robots géants extraterrestres, après avoir détruit leur planète à force de s'y faire la guerre, débarquent sur Terre pour y prolonger leur affrontement. Ça, c'est le postulat de départ du dessin animé, et c'est à peu près tout le scénario du film de Michael Bay. Ledit scénario étant ruiné intégralement par une faille béante annihilant toute cohérence de l'histoire.
Alors, une daube, comme prévu ? Eh bin... j'ai regardé ce film avec mes yeux d'enfant. Mes yeux de môme de 27 ans qui attendait un film Transformers depuis deux décennies. Et de ce point de vue-là, je suis servi: des robots géants qui s'en mettent plein la gueule, un Bay beaucoup plus ironique et second degré que d'habitude (le film est bourré d'humour) même si toujours patriote, des effets spéciaux magnifiques, et contrairement à tout ce que j'ai pu entendre, une bataille finale relativement compréhensible. En bref, j'ai passé un très, très bon moment. Dommage que le foirage du scénario tempère quelque peu mon enthousiasme. |
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2007-08-09
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Mk2 Nation -
Après 16 ans de bons et loyaux services sur le petit écran, la famille Simpson débarque au cinéma dans une aventure épique de près d'une heure trente.
Impossible néammoins de trouver le temps long tant les gags se succèdent. Si l'on pouvait craindre un essoufflement, fort heureusement il n'en est rien et les auteurs font preuve d'une inventivité jouissive. Visuellement, il est évident que l'informatique est utilisée autant que possible afin de fluidifier les mouvements et le résultat à l'écran est limpide. Reste cette question, posée au début même du film: pourquoi payer une place de cinéma pour regarder quelque chose qui passe gratuitement à la télé ? L'impression de regarder un très long épisode reste assez présente et on peut légitimement attendre la sortie du DVD pour apprécier l'oeuvre. |
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2007-08-05
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DVD -
Coproduite par Ben Stiller, voici une bonne grosse comédie qui ne fait pas dans la finesse mais possède ses bons moments.
Deux patineurs artistiques concurrents se livrent une lutte acharnée et en finissent aux poings. Pour avoir le droit de patiner de nouveau, ils devront faire équipe et créer le premier couple non-mixte de l'histoire du patinage. Mais le couple mixte star ne l'entend pas de cette oreille. On pouvait craindre le pire de la part de Will Ferrell et de Jon Heder (l'épouvantable Napoleon Dynamite) et même si ça ne vole jamais bien haut, quelques répliques font mouche et arrachent d'énormes éclats de rire bien gras. Un film sans prétention et largement regardable accompagné de quelques pizzas et de bières. |
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2007-07-19
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DVD -
Comme l'a dit Irvin, il est possible de deviner assez facilement la fin du film grace à d'un paquet d'indices à peine camouflés. Je n'ai quand même pas boudé mon plaisir face à un film français d'horreur plutôt réussi, avec des scènes gores à souhait. Le genre est tellement peu représenté dans notre pays que le film se laisse savourer.
Et je suis toujours autant mort de rire en voyant le nombre de demeurés lui ayant mis 0 sur Allociné parce qu'ils n'ont rien compris à la fin. |

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2007-07-18
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DVD -
Ou comment la Stasi, impitoyable organe d'espionnage et de surveillance politique d'Allemagne de l'Est, en est arrivée à mettre sur écoute ses artistes et intellectuels. Et comment l'impitoyable et méthodique agent chargé de surveiller Georg Dreymann, écrivain à succès, et sa petite amie actrice, s'attache à eux. Das Leben der Anderen fait partie de ces films aidant à comprendre le Monde et notre histoire. Pour ne pas oublier que pendant près de 50 ans, l'Allemagne fut coupée en deux. Parce que même sous un régime austère et répressif, l'espoir ne meurt jamais.
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2007-07-16
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Puisque le principe est déjà connu, Eli Roth s'attache dans Hostel 2 à montrer l'autre côté du miroir: le parcours des deux businessmen américains qui vont acheter aux enchères le privilège de massacrer chacun une innocente victime. Les 3 mecs du premier opus sont remplacés par 3 filles, mais le principe est toujours le même. Passée l'innocence des premières minutes, ça saigne, ça déchire, ça dégouline, les amateurs seront comblés.
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2007-07-05
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Mk2 Bibliothèque -
Le pire était à craindre. Bruce Willis vieillissant dans un rôle très physique, une série arrivant à son 4ème épisode, et Len Wiseman (Underworld et Underworld: Evolution) derrière la caméra.
Et pourtant, à la sortie de la salle, la réaction est immédiate: YIPPEE-KAY-YAY, MOTHERFUCKER ! Oui, cet épisode est une réussite. Oui, le scénario est tiré par les cheveux et aucune des scènes montrant des ordinateurs n'est crédible, mais John Mc Clane est de retour, et quel retour. Il semble usé, vieilli et fatigué ? C'est pour mieux te mettre son poing dans la gueule. C'est une débauche de cascades, des dialogues savoureux bourrés de répliques déjà cultes (les sous-titres envoient malheureusement à la trappe nombre de jeux de mots ou de références, si possible ne pas les lire), de scènes d'action nawakesques à couper le souffle, et putain, mais que c'est bon ! |
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2007-06-26
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UGC Bercy -
Un serial killer se faisant appeller "Le Zodiaque" envoie des messages codés à la presse et joue avec policiers et journalistes. Basé sur une histoire vraie, ce film de David Fincher est l'oeuvre de la maturité. Aucun effet spécial tape-à-l'oeil, aucun artifice de réalisation, mais une enquète minutieuse et une adaptation efficace du livre le plus complet sur les faits.
Nulle course-poursuite en voiture, scène de fusillade ou d'action inutile: nous sommes ici en présence d'enquèteurs cherchant désespérément des preuves afin de retrouver, puis confondre le tueur. Les acteurs sont excellents, la réalisation et les effets spéciaux soignés. Passionnant, de bout en bout. |

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2007-06-25
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Mk2 Nation -
Après les films de la Shaw Brothers et les westerns spaghetti dans Kill Bill, les films de la blaxploitation dans Jackie Brown, c'est maintenant aux films d'exploitation des années 70 que s'attaque Quentin Tarantino avec ce premier volet du projet Grindhouse, scandaleusement coupé en deux et dépourvu de ses fausses bandes-annonce en Europe (je massacrerais volontiers le distributeur qui a eu cette riche idée).
En m'installant dans mon siège, j'espèrais le meilleur (Kill Bill vol.2) tout en craignant le pire (Kill Bill vol.1). Si le début du long-métrage est un peu laborieux, les premières répliques de Kurt Russel rassurent. Ce qui va suivre ne nous décevra pas. Ne peut pas nous décevoir. Fort de son esthétique et son grain volontairement "sale", de ses raccords foireux et de son montage parkinsonien, Grindhouse transpose le spectateur au drive-in, devant un film de Russ Meyer. Et, malgré quelques dialogues un peu dispensables (on sent bien que certains ne sont là que pour faire une version longue), le pari est largement gagné. |
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2007-06-24
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Mk2 Bibliothèque -
A la manière d'un Magnolia, mais en quand même franchement plus court, Fragile(s) présente plusieurs personnages que rien ne semble rapprocher mais qui, finalement, se retrouvent liés par le destin.
Malgré une mise en escène plan-plan et des personnages un chouilla caricaturaux, ce petit film se laisse agréablement regarder et quelques gags sympathiques font mouche. Marie Gillain est méconnaissable. Darroussin et Berléand excellents. Un bon film de fête du ciné. |
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2007-06-24
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Mk2 Bibliothèque -
Film racontant l'histoire de 3 jeunes de banlieue montant un braquage, 13m² pose quelques questions intéressantes sur l'importance de l'argent dans une société où l'honnêteté ne paye plus assez. Quelques partis-pris artistiques sont intéressants (le braquage est suggéré et non montré) mais la réalisation quelconque et les lacunes du scénario plombent quelque peu le résultat final.
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2007-06-18
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Mk2 Bibliothèque -
Et voici la troisième apparition à l'écran de l'ogre vert et de ses comparses, au demeurant plus drôles que lui. Qu'en dire ? C'est drôle, plutôt joli et bien animé, il y a pas mal de jeux de mots et de références parfois obscures, mais la mayonnaise ne prend plus aussi bien. Je ne sais pas comment est la VF, mais les sous-titres de la VOST étaient absolument honteux, zappant une belle quantité de blagues, autant ne même pas les lire. On rigole, mais quelque part on ne peut s'empêcher de se dire qu'on s'attendait à mieux, surtout après un tel second épisode. Sympa, mais pas extraordinaire.
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2007-06-17
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Mk2 Gambetta -
Dernier volet de la trilogie Pirates des Caraïbes, At World's End met moins de temps à décoller que son prédécesseur et si son scénario, aussi tortueux que les aspirations des personnages principaux, perdra les quelques spectateurs mal préparés pensant assister à une énième niaiserie Disneyenne, le résultat final remplit largement son contrat. Évidemment, l'effet de surprise du 1er volet n'y est plus, mais il y a là encore de bonnes idées, de belles images, et tout ce qu'on demande à un bon film de pirates. Oh-oh-oh, et une bouteille de rhum.
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2007-06-05
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L'Escurial, Paris XIII -
Dave Chappelle, comique noir américain et habitué du standup, lance un jour un projet fou. Rassembler un groupe d'artistes ayant grandi dans un quartier de Brooklyn et organiser avec eux un concert entièrement gratuit en forme de fête de quartier. La caméra de Michel Gondry le suit des préparatifs (invitation de ses voisins, répétitions du concert) jusqu'au voyage retour le lendemain de l'événement.
Les fans de rap ou de soul devraient y trouver son compte avec la présence de Mos Def, Dead Prez, The Roots, Jill Scott, Erykah Baduh, et des Fugees reformés pour l'occasion (la maison de disque de Lauryn Hill ne l'ayant pas autorisée à participer au concert en solo). Le spectateur pas nécessairement amateur de ces styles musicaux peut néammoins passer un bon moment grace à l'humour vif de Dave Chappelle. Un bon moment donc. |
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2007-06-05
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L'Escurial, Paris XIII -
Ce documentaire, sorti en 1997, retrace le combat mythique entre George Foreman, champion du monde de boxe poids-lourds, et Cassius Clay aka Mohammed Ali désireux de récupérer son titre.
Organisé comme le plus prestigieux combat de l'histoire par Don King, ce combat eut lieu dans le Zaïre de Mobutu, lequel avait pour l'occasion débloqué 10 Millions de dollars espèrant faire bonne publicité pour son pays pour l'occasion. L'idée était de mélanger sport et musique, avec la présence simultanée de BB King et James Brown pour une série de concerts avant le match. Le documentaire retrace l'histoire de cette rencontre, présentant avec force témoignages les deux protagonistes, dont on ne peut que regretter l'absence de commentaires sur l'événement. Une anecdote racontée par Foreman ou Ali himself n'aurait pas dépareillé. Le combat, point d'orgue du film, est passionnant même pour le non-amateur de boxe. Les sous-entendus politiques sont nombreux en raison de l'engagement profond d'Ali pour la cause noire. A coup sûr un excellent documentaire. |
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2007-06-04
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Max Linder Panorama -
Un bien curieux objet que ce premier long-métrage de Bruno Merle. Inquiétant huis-clos mettant en scène Michael Youn en chauffeur de salle désespéré, preneur d'otage d'une vedette de la chanson, ou peut-être pas, interprétée par Patrick Chesnais.
Le grain sale d'une caméra vidéo laisse place à la pellicule, les effets de style sont nombreux, un peu fourre-tout, certaines tentatives rappellent Requiem for a Dream sans jamais les égaler, la bande son est parfois en décalage avec l'image, ce capharnaüm grotesque et sordide ajoute de la noirceur à l'ensemble. Pourtant celà ne fonctionne pas si mal. On s'achemine doucement vers cette issue inévitable dont le héros de l'histoire cauchemarde dès qu'il s'endort. Chesnais est excellent. Élodie Bouchez un peu moins. Youn est surprenant. Il en fait un peu beaucoup, parfois, mais l'on sent que le projet lui tient à coeur car son image de rigolo risque de coller aux basques du film et de le plomber. Pour une première tentative, Bruno Merle s'en tire avec les honneurs. |
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2007-06-01
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DVD -
« C'est culte ! » m'avait-on dit. Malheureusement, cette comédie poussive et sans grand intérêt est à mille lieues d'un Zoolander, d'un Orgazmo voire même d'un Clerks. Napoleon est un jeune américain au physique repoussant, proche de la débilité mentale, dont la vie sans intérêt se voit bousculée par l'arrivée de son oncle et l'apparition d'une possible petite amie. J'ai beau chercher je ne vois toujours pas ce qu'il y a de culte. Ce film est-il une comédie ? Je n'ai jamais rigolé. Est-ce une étude de moeurs ? Je n'y ai pas vu de finesse. Je reste stupéfait.
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2007-05-02
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Mk2 Bibliothèque -
Une salle quasi-vide, débat présidentiel oblige. Le générique débute et avec la même maestria que pour le second opus, des images extraites des deux précédents longs-métrages apportent un rappel des faits. Le spectateur, bien qu'il les connaisse déjà par coeur, ne peut s'empêcher de les regarder afin de s'immerger le plus possible dans l'ambiance, manquant presque d'observer le symbiote qui, petit à petit, gagne du terrain sur la toile tissée par le générique.
Que dire ? Ma scène d'action préférée de Spiderman 2 était cette baston hallucinante sur la façade de la banque entre Spidey et Ock, la première scène du 3 la cloue littéralement par terre. On assiste, le souffle coupé, à ce morceau de bravoure aussi surprenant qu'intervenant rapidement, mais oui, c'est un épisode 3, les personnages, on les connaît, pas la peine de planter le décor pendant des plombes. Voilà, le ton est donné, c'est parti pour un Spiderman dans la droite lignée des deux précédents. 3 méchants, donc, et pourtant une part très importante (trop ?) à l'histoire d'amour impossible Peter Parker - Mary Jane Watson. Des méchants qui cachent des gentils, des gentils qui cachent des méchants, l'idée de dualité, d'ivresse du pouvoir, et de maîtrise de son destin sont les thèmes principaux abordés ici. Quelques clichés, des passages convenus et inutiles, un scénario pas toujours maîtrisé, mais des moments d'une puissante intensité. La naissance du Sandman est tout simplement magnifique. La mort de Venom bien fichue. Le personnage de Harry raté. On ne peut pas tout avoir. Malgré tous ses défauts, le Spiderman 3 reste un bon cru et Sam Raimi démontre qu'il est toujours au sommet du genre. Ah, une dernière chose: Bruce Campbell est tout simplement extraordinaire. |
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2007-04-16
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MK2 Bibliothèque -
Adapter du Miller est toujours un pari difficile, les fans ne pardonnant que rarement une trahison. Avec 300, Zack Snyder s'en sort assez bien grace une transposition plutôt fidèle à la fois scénaristiquement et graphiquement.
Évidemment, c'est un film de poseurs. Un film de frime. Les mecs sont beaux comme des dieux grecs, tablettes de chocolat en guise d'abdos, moulés dans des slips en cuir du plus bel effet. L'image est belle, les ralentis rendent chaque combat un peu plus héroïque. Quelques incrustations sont foireuses néammoins, comme lors du départ des 300 dans ce champ de blé. Mis à part une intrigue secondaire inintéressante centrée sur la reine, absente du comic original et dont le but n'est manifestement que de faire durer la séance une vingtaine de minutes de plus, et pour peu qu'on soit au courant que l'on va assister à une glorification de l'ultrapatriotisme, on ne passe pas un moment désagréable et parfois c'est tout ce qu'on demande à un film. |
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2007-04-03
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France 3 -
Revu hier. Je n'avais pas revu Le fabuleux poulain d'Amélie Destin depuis sa sortie au cinéma et sa diffusion télévisée hier m'a permis de constater que la magie fonctionne toujours. Peinte à petites touches minutieusement éparpillées, l'oeuvre ne peut qu'attirer le regard par sa cosmétique acidulée, comme l'est son héroïne.
On a tout lu et tout dit sur ce film, et pourtant force est de reconnaître qu'à la fin, alors qu'Amélie et Nino dévalent les rues de Montmartre sur leur mobylette, j'avais un immense sourire aux lèvres. Ce film rend heureux et, en ces périodes de morosité, c'est un rayon de soleil à ne jamais négliger. |
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2006-11-29
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UGC Bercy -
Encore moins de scénario, mais plus de gore, beaucoup plus, voici ce qui était au programme de ce nouvel opus de Saw. Si l'on a envie de sensations fortes, on est servi. Ça craque, ça dégouline, ça crie, ça pleure, on retrouve l'univers des deux précédents films en encore plus sale. La mise en place du piège du 1er Saw est expliquée, ainsi que quelques questions laissées en suspens à la fin du 2nd. Globalement un bon moment si l'on aime le gore, et regarder des gens avoir mal. Évidemment à éviter si la vue du sang insupporte.
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2006-11-21
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UGC Bercy -
Guillermo del Toro est décidément un réalisateur aux multiples facettes. Ceux qui ne connaissent de lui que Mimic, Blade 2 ou encore Hellboy risquent fort d'être surpris.
Le Labyrinthe de Pan pourrait, avec L'Échine du Diable, aisément constituer le deuxième volet d'un dyptique sur le régime franquiste, la guerre civile, vue à travers les yeux de jeunes innocents. Si le surnaturel est bien plus présent dans Pan que dans L'échine (où il tenait déjà une place de choix), l'approche d'une enfance déchirée par la folie des hommes (Jacinto autrefois, le Capitaine Vidàl ici) est la même. Ofelia et sa mère sont appellées aux cotés d'un capitaine franquiste renommé et violent. Ce dernier vient d'épouser la mère d'Ofelia et attend la naissance de son premier fils, tout en traquant une troupe de rebelles dissimulés dans les montagnes. Ofelia, elle, fait la rencontre d'un faune qui lui raconte une étrange histoire et la soumet à des épreuves visant à vérifier si elle est bien, oui ou non, digne de devenir la princesse d'un royaume souterrain. L'esthétique léchée rappelle parfois Alice au Pays des Merveilles. Le jeu de Sergi Lopez est remarquable. L'imaginaire d'Ofelia recèle autant de beauté que de monstruosité. Qu'est-ce-qui est vrai ? Qu'est-ce-qui est faux ? Un film sombre, dur, poétique et envoutant. Un conte pour adultes. |

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2006-11-17
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Mk2 Bastille -
Beaucoup d'appréhension avant de voir les premiers extraits de Borat. Et finalement, les critiques élogieuses entendues ici et là m'ont décidé. Et je ne fus pas déçu !
Borat pousse loin, très loin, la provocation et n'en dénonce que plus malicieusement les dérives d'une Amérique post-9/11. Le spectateur, plié de rire et cloué à son siège, découvre un pays qui a peur, et qui fait peur. Un film beaucoup plus intelligent qu'il n'y paraît au premier coup d'oeil. Qu'est ce qui est vrai, qu'est ce qui est faux ? Difficile à dire, mais on sort de la salle avec l'impression que ce grand malade de Sacha Baron Cohen a dû, lors du tournage, éviter le lynchage de justesse à plusieurs reprises. |
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2006-11-04
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Mk2 Bibliothèque -
Luis Costa (Alain Chabat), 43 ans et toujours materné par sa mère et ses 5 soeurs, en a assez qu'on lui présente des dizaines de potentielles épouses. Il engage Emmanuelle (Charlotte Gainsbourg), la soeur d'un de ses collègues, pour qu'elle joue le rôle de sa future femme et qu'elle le plante devant l'autel.
De cette idée de départ, on obtient un film plutôt bien écrit (ils se sont mis à 5 quand même) et pas désagréable, pour ne pas dire franchement divertissant. Les acteurs jouent juste et Chabat sait faire rire quand il le faut. C'est une comédie française fine, avec une intrigue sentimentale cousue de fil blanc mais bien amenée et le tout, s'il se laissera oublier sans trop de difficulté, fait néammoins passer un excellent moment.
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2006-10-02
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DVD -
Quand une sympathique virée entre potes matinée de sexe et de drogue vire au cauchemar... il n'est pas difficile de comprendre ce qui a pu tant plaire à Tarantino dans ce projet d'Eli Roth. Hostel part d'une idée simple et n'y va pas par quatre chemins: aucune esthétisation de la violence, c'est sale, ça dégouline. Quelques effets spéciaux sont ratés. D'autres tellement réussis qu'il est difficile de garder l'oeil rivé sur l'écran. Pour peu que l'on soit fan du genre, c'est plutôt efficace.
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2006-09-20
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UGC Bercy -
Philip K. Dick, inadaptable ? Le mythe a la vie dure depuis Paycheck, Minority Report ou surtout Total Recall... mais Richard Linklater s'en tire avec les honneurs.
Jouant sur un étonnant et osé parti-pris visuel (des acteurs rotoscopés puis insérés dans un monde de cel-shading), A Scanner Darkly est très fort pour brouiller les pistes et prendre le spectateur à revers comme il le fait pour son personnage principal. Le flic infiltré obligé d'enquèter sur lui-même est joué avec justesse par Keanu Reeves (pour une fois) mais c'est Robert Downey Junior qui vole systématiquement chaque plan dans lequel il apparaît (ce mec est un génie). En bref, plutôt une bonne surprise, si vous êtes amateur de films visuellement différents et de Dick, vous ne devriez pas être déçu. |
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2006-09-08
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DVD -
Si la promo était articulée autour du duel tant attendu entre De Niro et Pacino, il serait faire injure aux excellents seconds rôles (Tom Sizemore, Ashley Judd et Val Kilmer en tête) de laisser entendre que le film ne repose que sur eux deux.
Thriller policier réalisé par Michael Mann (et remake d'un téléfilm de ce dernier), le film se révèle bien plus complexe que ce que le pitch de départ laissait supposer: un flic blasé mais efficace poursuit un truand qui veut effectuer un dernier gros coup avant de raccrocher. Les deux se croisent, se découvrent des points communs, et une étrange relation de rivalité-amitié se crée alors entre eux jusqu'à l'inéluctable confrontation finale. Au coeur du film, la plus hallucinante scène de fusillade urbaine jamais vue qui justifie amplement les 5 étoiles. Je suis encore sous le choc. |
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2006-08-22
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UGC Bercy -
Un film assez éloigné de l'idée que je m'en faisais, finalement.
La photographie est très particulière, avec des effets de bruit très marqués lors des scènes de nuit, comme dans Collateral, mais avec une caméra qui bouge beaucoup. La BO est parfois un poil trop décalée (le rock, c'est bien, mais ça ne colle pas avec toutes les scènes non plus). Les acteurs sont impeccables, Gong Li est magnifique, le scénario est correct, un peu simplet peut-être, toutefois dhnfvzrag evra a'rfg eéfbyh à y'vffhr qh svyz, rg prg negvsvpr fpéanevfgvdhr rfg ha cbvy snpvyr... dh'l-n-g'vy qnaf yrf pnvffrf ? Cbhedhbv prf pnenpgèerf ehffrf ? Dh'rfg pr dhr yrf aéb-anmvf ibhynvrag ra snver ? Ne connaissant pas vraiment la série, difficile de dire si le film la trahit. Mis à part le problème sus-cité, c'est pas mal, pour une adaptation de série. |
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2006-08-21
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Mk2 Bibliothèque -
Ça va finir par se voir que j'aime Johnny Depp, non ?
Alors évidemment non, ce n'est pas la même surprise que le premier opus puisque les personnages sont connus, que l'ambiance est connue, et que le décor a déjà été planté. Donc, place à l'action, et de l'action il y en a, un poil trop même, à tel point que le film traîne en longueur. Évidemment, le scénario n'est pas démentiel, mais quand on va voir un film de pirates on ne s'attend pas à une réflexion métaphysique sur la survivance de l'âme. Si ? Tant pis alors. Bloom est toujours aussi nul, Knightley toujours aussi nulle, mais bonne (comprend qui veut), et Depp porte le film à bout de bras. Dommage que la réalisation soit aussi plan-plan, j'aurais adoré voir ce qu'un Burton aurait pu faire d'un tel script. Quoi qu'il en soit, on rigole bien et le temps passe vite jusqu'aux vingt dernière minutes, et au cliffhanger (téléphoné) final. Prions juste pour que le 3 ne soit pas une bouse complète. A noter: il y a une surprise très drôle après le générique de fin. |
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2006-08-02
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Cineville - Saint Nazaire -
La bande annonce m'avait laissé quelque peu craintif, mais je n'en fus que d'autant plus agréablement surpris.
Cars est avant tout une merveille visuelle: comme d'habitude, l'eau est plus vraie que nature, les effets de lumière sont fabuleux et le souci du détail toujours aussi pointilleux chez Pixar. Les bande-annonces des prochaines productions des concurrents, si elles étaient diffusées -après- le film, n'auraient inspiré que de la pitié. L'histoire, un peu simplette mais sympathique (après tout, il faut bien que les enfants puissent comprendre) est ponctuée comme d'habitude de multiples références qui font mouche et provoquent divers éclats de rire (et comme d'habitude avec les films de Lasseter, ce sont surtout les adultes qui se marrent). Incroyable de voir comment ces mecs ont réussi le pari fou de rendre des bagnoles humaines. On n'osait trop y croire, ces braves l'ont fait. Le Pixar 2006 est un excellent cru. |
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2006-05-24
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UGC Bercy -
Sofia Coppola signe ici une adaptation osée du roman contant la vie de Marie-Antoinette, de son arrivée à Versailles à son emprisonnement par les révolutionnaires de juillet 1789. C'est le portrait d'une jeune fille à la fois forte et fragile, ingénue mais énergique, timide mais audacieuse. Sofia Coppola joue des anachronismes que constitue la bande-son tout entière, illustrant de superbes images d'acteurs magnifiquement costumés façon XVIIIè par des morceaux de New Order, The Cure ou encore Aphex Twin. Plongée dans un univers codifié et strict, Marie Antoinette subit plus qu'elle ne vit, aime plus qu'elle n'est aimée, et Kirsten Dunst la rend si belle et désirable que le spectateur se surprend encore à espèrer un dénouement heureux.
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2006-04-19
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Mk2 Bibliothèque -
On attendait Hazanavicius et Halin au tournant, on est pas déçu du voyage. OSS 117 s'approprie les codes du film d'espions pour mieux les tourner en ridicule, à commencer par son héros: bête, raciste, misogyne, colonialiste, et surtout tellement français. Loin des beauferies passées des Bronzés 3 ou futures de Camping, Le Caire nid d'espions est une formidable bouffée d'air frais au milieu d'un genre mourant: la "comédie à la française". Austin Powers a du sérieux souci à se faire.
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2006-04-12
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Mk2 Bibliothèque -
Pas grand chose à ajouter à la critique de kali. On retrouve l'univers mis en place avec Bernie (et sensiblement les mêmes acteurs), l'effet de surprise n'y est plus mais l'accent est encore plus mis sur la comédie. C'est drôle, c'est frais, que demander de plus ?
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2006-04-08
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DVD -
J'ai bien aimé. C'est foutraque, on se demande un peu où le réalisateur veut en venir, mais c'est assez drôle, frais, et divertissant. Wahlberg, Schwartzman, Hoffman et Huppert sont très bons (la scène du repas dans la famille américaine est hilarante). Recommandé.
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2006-04-01
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DVD -
J'ai beaucoup aimé "Arnaques Crimes & Botanique". J'ai adoré "Snatch", j'en connais les répliques par coeur. J'ai soigneusement évité "A la dérive". C'est donc plein d'excitation que j'ai commencé à visionner le dernier film de Guy Ritchie.
Et pendant presque la moitié du film j'y ai cru. Vraiment. Seulement, ce que Ritchie va devoir comprendre c'est qu'il n'est ni Tarantino ni Fincher, que Besson n'a pas le talent de Jim Uhls adaptant un roman de Pahlaniuk, et que cette histoire d'arnaque dite exceptionnelle part complètement en sucette pour cause de psychologie de comptoir et de délires mal maîtrisés. C'est un film raté. Pas totalement, non, pendant la première demie-heure c'est même agréable, ça rappelle les deux films de gangsters sus-cités. Mais la seconde moitié devient complètement insupportable: les monologues montés de façon psychotiques sont interminables, les coups de théatres sont détectables à des kilomètres, et sans être incompréhensible la fin n'a aucune cohérence. Comme si Ritchie avait voulu faire "son" Fight Club, mais que l'ampleur du projet l'avait fait se retrouver totalement dépassé par sa propre histoire. Il faut sauver le soldat Ritchie. S'il reste quelque chose à sauver. |
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2006-03-06
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Gaumont Marignan -
Visuellement c'est superbe, graphiquement dans l'esprit du jeu Killer7 de Capcom: du cell-shading très contrasté (le film est intégralement en noir et blanc). Le design est très réussi avec pas mal de très bonnes idées (les voies sur berges recouvertes de plexiglas pour permettre un étage piéton) mais un product placement relou (Motorola, la Fnac, la RATP et Citroën ont craché au bassinet et ça se voit). Mais l'histoire est un peu simplette, voire trop simpliste.
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2006-01-20
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Mk2 Bibliothèque -
L'histoire, c'est celle d'un homme et d'une guerre, sa guerre. Anthony Swoffer, tout jeune marine semblant être arrivé là par hasard, est un sniper. Un jarhead, qui se retrouve envoyé en Irak en 1990. Ce film présente l'attente, la guerre, et la lente transformation de Swof.
Sam Mendès, spécialiste des pétages de plomb après American Beauty présente une façade du conflit irakien finalement peu connue du grand public. Une image de la guerre tellement étrange qu'elle semble irréelle, bien plus que celle montrée dans des classiques auxquels il est ici rendu hommage de façon appuyée (Full Metal Jacket et Apocalypse Now, notamment). Une curiosité pleine d'intérêt. |
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2005-12-28
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Mk2 Bibliothèque -
Sans hésitation, la même note que pour Saw premier du nom. Même si l'enjeu n'est ici plus le même (on connaît déjà le tueur), l'excitation et la tension restent palpables et étreignent le spectateur du début à la fin de ce nouvel opus. Encore plus gore, encore plus immoral, Saw II repousse les limites de ce que le cinéma pop-corn américain avait pu montrer jusqu'ici. Se7en ressemble désormais à un divertissement pour fillettes face à ce monstre à l'ethétisme crade mais lèché et qui donne très, très mauvaise conscience. Parce qu'on y prend un plaisir malsain, mine de rien.
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2005-12-15
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Gaumont Italie 2 -
Vous avez aimé le Tsui Hark de Once Upon A Time In China et de The Blade ? Alors vous aimerez le Tsui Hark de Seven Swords. Si par contre vous aimez le Tsui Hark de Double Team, je vous recommande de vite aller vous pendre. Nous voici donc devant une épopée de plus de 2h30 ponctuée de scènes de combat magistralement chorégraphiées, de dialogues un peu cucul mais ça passe, de quelques longueurs mais rien de méchant, et de magnifiques images. C'est épique, c'est beau, c'est pas chiant, c'est à voir.
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2005-11-26
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DVD -
Nouvelle adaptation cinématographique de jeu vidéo... et essai raté, une fois de plus. Le jeu des acteurs est consternant, la mise en scène à peine digne de Uwe Boll, et le scénario, mon Dieu le scénario... si au moins le script avait respecté l'embryon de scénario du jeu afin d'en conserver l'ambiance, mais même pas. Une connerie d'histoire de virus et de mutations génétiques à la Resident Evil plombe l'histoire, aucune référence n'est jamais faite à l'Enfer (d'où sont censés, à la base, provenir les démons), on nous parle ici d'extra-terrestres à 24 chromosomes et autres conneries sans intérêt. J'exige officiellement que Dave Callaham, l'auteur de ce crime de lèse-majesté soit pendu par la peau des couilles. C'est une merde, et même pas drôle. Passez votre chemin.
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2005-11-20
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MK2 Bibliothèque -
Ayant semble-t'il eu la chance de ne pas voir la bande-annonce, et n'ayant pas la moindre idée de ce dont le film parlait, c'est donc sans aucun a-priori que je suis allé voir A History Of Violence.
Quelle claque, bon sang ! Viggo Mortensen est tout simplement hallucinant, Ed Harris et William Hurt sont excellents, Maria Bello très convaincante, le tout avec un scénario simple mais plus qu'efficace. Oui, le film est violent. Mais vu le titre, vous ne pourrez pas dire qu'on ne vous a pas prévenus. |
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2005-10-24
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Vu dans l'avion -
Pathétique comédie romantique ne provoquant pas même un sourire. Au mieux, des baillements, au pire un ennui profond. Jennifer Lopez nullissime comme à son habitude. Jane Fonda pitoyable. C'est pas pire que Bewitched, mais pas loin.
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2005-10-24
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Vu dans l'avion -
Il est toujours difficile de s'attaquer à une légende du cinéma, et ce film semble bel et bien en être une. Il a propulsé la carrière de Marlon Brando vers les sommets que l'on connaît et ce n'est effectivement pas par hasard: l'acteur campe un impressionnant rôle d'amoureux violent, aveuglé par la passion. Le film est rempli de sous-entendus assez fins visant à éviter la censure de propos trop éloquents pour l'époque. Mais j'avoue que le jeu de Vivien Leigh m'a vraiment fatigué... elle en fait des tonnes et je n'ai pas réussi à rentrer dans le film à cause de ça. Elle n'est pas crédible une seconde, contrairement à Brando... Bref, je n'ai pas été emballé. Dommage, le reste est bon.
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2005-10-22
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J'y suis allé un peu craintif parce que je trouve les Wallace & Gromit inégaux, j'en suis ressorti enchanté tellement c'est du tout bon. Admirable.
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2005-10-19
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Vu dans l'avion -
Eh bien, après cette magnifique note de Ol je ne vois rien à ajouter, puisque c'est très exactement ce que je pense du film. Une mécanique savamment huilée mais qui a un peu de mal à surprendre.
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2005-10-19
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Vu dans l'avion -
A la simple vue de l'affiche, on se doute du sujet du film: le père black qui n'accepte pas le petit ami blanc de sa fille et le fait tourner en bourrique.
Il y a bien deux ou trois moments drôles, mais ça ne vole pas bien haut et ça ne casse pas trois pattes à un canard. Et surtout, les personnages sont caricaturaux au possible et n'ont aucune épaisseur.
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2005-10-19
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Vu dans l'avion -
Le film de super-héros du moment, après avoir vu le meilleur (Spiderman 1 & 2, Batman Begins) cotoyer le pire (Hulk, Punisher). Je ne suis pas spécialement fan des personnages originaux: je trouve les pouvoirs de Reed Richards complètement bidons, l'origine des pouvoirs des 4 Fantastiques tout aussi bidons, je n'ai jamais compris pourquoi 4 personnes soumises au même rayonnement subissaient tous des mutations aussi différentes, y'a pas du tout de cohérence. Je sais bien que les super-héros ont toujours des origines ridicules, mais là c'est vraiment gratiné.
Il y a quelques effets spéciaux réussis, il y a quelques passages complètement nazes, mais c'est toujours moins nul que Hulk. Allez, 2.
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2005-10-19
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Second film de George Clooney, Good Night and Good Luck narre l'histoire d'Edward Murrow, journaliste de CBS, qui décide en 1953 de s'opposer au redoutable sénateur Joseph McCarthy, pourfendeur du communisme. Filmé intégralement en noir et blanc, le film donne le pouvoir à la parole et montre les dérives d'une Amérique proche du totalitarisme. Intéressant pamphlet aux thèmes toujours actuels.
Edit: revu, 4 étoiles et non 3.
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2005-10-13
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Vu dans l'avion -
Difficile de dire du mal de Brad Pitt mais franchement là... un cabotinage incessant, une intrigue cousue de fil blanc, et des effets spéciaux pour la plupart loupés. Et vu qu'il faut en plus subir l'insupportable Angelina Jolie, c'est vraiment parce que je veux mettre moins à Bewitched que je mets deux étoiles... allez, spéciale dédicace au t-shirt Fight Club pendant le film...
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2005-10-13
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Vu dans l'avion -
C'est d'une niaiserie. Will Ferrell en dessous de tout, Michael Caine qui a l'air de se demander ce qu'il est venu faire dans cette galère, et Nicole Kidman qui a dû découvrir que depuis son divorce elle a un peu plus d'impôts qu'avant à payer... une véritable catastrophe.
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2005-10-13
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Vu dans l'avion -
Tiens, je suis pour une fois exactement du même avis que herel.
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2005-10-02
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Comme le dit fort justement Canard, c'est un peu convenu, mais magnifiquement réalisé. Effectivement, ça ressemble a Jack dans le sens où pour une fois dans un film d'animation les chansons sont sympathiques et pas saoulantes. En ce qui me concerne, à la fin j'étais déçu que ce soit déjà fini et j'en voulais encore, ce qui est tout de même franchement bon signe. Allez, 4 étoiles.
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2005-10-02
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Vu dans l'avion -
Adaptation d'un roman de Elmore Leonard, Be Cool aurait pu être très bon. Une distribution sympathique (Travolta, Thurman, The Rock, Vaughn, Keitel, LL Cool J, Wayans, De Vito), quelques bonnes idées, mais globalement ça ne vole pas bien haut. Si on vous dit que l'acteur qui sort le plus du lot dans l'affaire, c'est The Rock, ça vous donnera une idée...
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2005-10-02
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Vu dans l'avion -
Sincèrement, évitez cette merde à tous prix.
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2005-09-12
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J'en vois déjà certains se plaindre, « encore Bill Murray en vieux désabusé », sauf que les mêmes ne viennent pas se plaindre si Stallone ou Schwardzenegger se cantonnent à des rôles de gros bras (ou mieux, ils se plaignent, avec raison, quand les deux s'essayent à d'autres genres). Murray joue formidablement bien le vieux blasé, alors pourquoi bouder notre plaisir ?
Comme le dit Kali, la force de ce film est de faire passer tout un tas de messages par de longs plans hypnotiques. Par moment, un éclat de rire réveille le spectateur qui sort de sa transe, puis y est replongé par des séquences d'autoroute.
Le film est agréable bien qu'il souffre tout de même de 2-3 longueurs. Pas le meilleur Murray de l'année (j'ai largement préféré The Life Aquatic) mais tout de même très regardable.
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2005-08-31
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Tiré du manga éponyme de Masamune Shirow, Appleseed est un véritable délice visuel, un spectacle de tous les instants, une merveille d'animation.
Passé le choc du toon shading, on pleure de joie devant la beauté et la fluidité des mouvements, on s'émerveille devant l'intégration au décor, on surveille chaque petit détail en se disant "et ça, ils y ont pensé ?" et on constate que oui, ils y ont pensé, c'est lèché, c'est propre, c'est magnifique. Le scénario quelque peu en retrait bien que tout à fait correct m'empêche toutefois d'aller jusqu'à cinq étoiles, mais je peux le dire sans honte, ça faisait longtemps que je n'avais pas autant pris mon pied en regardant de l'animation japonaise et ça fait sacrément plaisir. Allez-y, surtout, ne vous privez pas du plaisir de voir ce bijou en salles ! |
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2005-08-23
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Le concept de départ est réjouissant: deux branleurs qui s'invitent aux mariages pour essayer de chopper le plus de nanas possible. Le début du film patauge un peu dans la semoule et fait très peur. Fort heureusement, au bout de 15 minutes pendant lesquelles les personnages prennent leurs marques, le délire va crescendo et les rires des spectateurs aussi. La fin tombe un peu comme un soufflé tellement elle est convenue, mais on s'est bien marré quand même. Allez, 3 étoiles.
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2005-08-05
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Grande appréhension pour ce film, et inquiétude: l'oeuvre serait-elle trahie ? Le producteur est un ami personnel de Douglas, ce dernier ayant travaillé près de 10 ans sur un script qui a servi de base pour ce film. Voilà qui permet de se rassurer avant le début de la projection.
Et c'est parti pour deux heures de loufoqueries interplanétaires, avec des dauphins qui se font la malle, des bulldozers dans un jardin, des robots dépressifs, des ordinateurs qui donnent _la_ réponse à la question ultime, des monstres qui sont les pires tireurs et les pires burocrates de la galaxie, et j'en passe. C'est drôle, inventif, assez respectueux de l'original, bourré d'humour anglais (on accroche ou pas, moi j'accroche), rempli d'interludes instructifs sur le fonctionnement de l'univers, bourré de clins d'oeil (celui à Star Wars est hilarant) et on ne voit pas le temps passer. Bref, pour peu que vous accrochiez à l'humour anglais à base de non-sens et de délire permanent, y'a moyen que vous rigoliez un bon coup. |
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2005-07-08
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DVD -
Lorsqu'un couple établi depuis 12 ans raconte à un de leurs proches qu'ils vont se séparer, la rumeur se répand à une vitesse folle, et chacun y va de ses petites confidences. Ce qui n'était au début qu'une plaisanterie prend rapidement des proportions dérangeantes.
Contrairement à Kali, je ne suis pas un habitué des réalisations de Bernard Rapp et, m'attendant à un film vaguement intello-prise-de-tête, j'ai été très agréablement surpris par cette comédie sentimentale pleine d'humour avec un Jean-Paul Rouve désarmant. Certes, parfois ça surjoue, mais ça reste fort distrayant et on ne voit pas du tout le temps passer. Un bon moment, donc.
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2005-06-26
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L'Auberge Espagnole était un film agréable qui n'appellait pas nécessairement à une suite. La voici pourtant, et on retrouve ces sympathiques jeunes européens, certains présents de façon plutôt anecdotiques, d'autres crevant l'écran, telle Kelly Reilly (Wendy) qui dès son apparition capture le regard de la caméra, et celui de Xavier, une nouvelle fois narrateur et héros ce cette histoire.
Xavier entouré de femmes, son ex, sa mère, son amie lesbienne, ses copines d'un soir, celles dont il rêve, celles dont il a peur. C'est le parcours initiatique du trentenaire paumé, qui a l'impression que rien ne lui réussit. C'est parfois fin, parfois un peu grossier, mais le film fait mouche par son décalage et les quelques clins d'oeils visuels qu'il adresse au spectateur. Vraiment agréable pour peu qu'on ait apprécié le premier. Sinon, on peut passer son chemin sans trop de remords. |
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2005-06-26
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Après les désastreux "Batman Forever" et "Batman & Robin" les fans de Batman attendaient au tournant ce nouvel opus qui est en fait un prequel puisqu'il nous narre les premières aventures de l'homme chauve-souris. Eh bien, si l'on excepte la mise en scène un brin brouillonne des combats, le pari est relevé haut la main par Christopher Nolan qui, s'il fait preuve d'énormément de réserve et livre un film sans grande personnalité, a le mérite d'au moins respecter le mythe de l'homme en noir. Bruce Wayne est torturé, moins qu'un Peter Parker il est vrai, mais on est heureusement loin d'un héros "Ultra-Brite" à la Val Kilmer ou George Clooney. Les "méchants" n'amusent pas la galerie et le personnage principale c'est bien lui, c'est Bats, et personne d'autre. Seul petit regret, j'ai vraiment trouvé la Batmobile hideuse, mais on se consolera en se disant qu'il ne s'agit que d'un prototype.
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2005-06-08
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Le premier choc est la liste de noms du générique. Même prévenu que le casting était énorme, difficile de s'attendre à autant de pointures. Très bien fichu, superposant le visuel du personnage dans la BD et le nom de l'acteur, on s'amuse déjà à imaginer l'apparence de l'interprète.
Le film est découpé en chapitres, racontés de façon achronique, comme l'était en son temps Pulp Fiction. Quasiment tous les personnages sont de véritables pourris, adeptes de la justice aveugle et expéditive, ce qui n'a rien d'étonnant au vu de la série de comic-books que le film adapte. Fidélité donc, Miller a pris soin que l'univers de (Ba)sin City soit respecté. Visuellement, c'est superbe, avec un parti-pris esthétique qui rend lui aussi hommage à la bande dessinée qui était assez sombre, avec un trait fin mais de larges zones de noir. Noir, tel est l'adjectif qui convient le mieux pour qualifier ce film, ultra-violent jusqu'à pousser le spectateur à détourner le regard. Ce n'est clairement pas Sin City qui calmera le débat sur la violence au cinéma. Au final, on obtient ce que les ricains appellent un instant classic. Du tout bon, assurément. Et mon deuxième 5 étoiles en une semaine... |
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*****
2005-06-05
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DVD -
Stupéfaction. C'est le mot qui me vient à l'esprit après avoir regardé Casshern, sorti au Japon fin 2004. Stupéfaction oui, parce qu'il est absolument inimaginable que ce véritable chef-d'oeuvre de la SF ne soit toujours pas officiellement sorti en salles en France ! Visuellement, la nouvelle trilogie Star Wars est enterrée. Esthétiquement, la trilogie Matrix est ridiculisée. Casshern est un véritable exercice de style, un film qu'à Hollywood seul un type comme Tarantino (et encore) aurait pu réaliser, dans 20 ans peut-être.
Casshern emprunte énormément au cinéma d'animation, mais pourrait trouver ses origines dans les séries Sentai des années 80 si le travail accompli ici n'interdisait pas toute comparaison. Chaque plan est une véritable oeuvre d'art, chaque mouvement est réfléchi, étudié, pour donner un résultat absolument impeccable. Je pleure rien qu'à l'idée de pouvoir admirer certaines scènes sur un grand écran de cinéma accompagné d'un vrai son puissant, qui rendra à sa juste valeur toute l'intensité de l'action. Même le scénario tient complètement la route, on regrettera juste une morale finale un brin simplette qui apporte un contrepoint à toute la démesure observée durant le reste du film. Mais quelle claque, quelle claque ! 5 étoiles, les doigts dans le nez. Revu au cinéma - Je confirme, 5 étoiles, définitivement. |
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2005-05-22
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Oooooh, celui-là je le sentais mal, mais mal, et ceux qui ont déjà lu ma note sur l'épisode II savent pourquoi.
Dissipons tout de suite le suspense, c'est de loin le meilleur de la nouvelle trilogie. Dans l'ordre donc, nous avons l'épisode II qui est incontestablement le gros merdique, l'épisode I qui est juste tout pourri, et l'épisode III qui est moyen. Le tout restant largement inférieur à la trilogie originale. Les effets spéciaux sont dans leur majorité très réussis même si l'on peut relever de gros ratages: la créature que chevauche Obi-Wan est complètement loupée (sa main traverse même la tête de la bestiole à un moment), certains clones sont encore moins réussis que des personnages des Sims (véridique, regardez bien quand ils ont tous retiré leur casque et discutent avec Obi-Wan avant que celui-ci parte à la recherche de Grievous), et puis finalement la lave qui ne brûle personne pendant un instant et puis finalement si. Le reste est visuellement impeccable, il y a des gens pour même trouver qu'il y en a trop, c'est clair que c'est lèché niveau détails, ne nous plaignons pas trop tout de même, ça reste très chouette. Le point noir du film, et quand je dis noir, je pense pire, c'est bel et bien le jeu des acteurs. Seul Ewan McGregor s'en sort à peu près et encore, Ian McDarmid qui rigole comme Gargamel c'est insupportable (je sais bien que c'est l'empereur et qu'il joue un méchant de cinéma mais tout de même), Mace Windu est toujours aussi peu intéressant, Nathalie Portman est tout simplement désastreuse ("Attention, 3... 2... 1... vas-y, pleure !" "Bouhouhouhou !") et Hayden Christensen, haaaa, Hayden Christensen... Il doit avoir 2 expressions, gentil et méchant, pendant tout le film. A noter qu'il fait mieux le méchant que le gentil, de toute façon on a toujours autant envie de lui mettre des claques. Son changement de camp est d'ailleurs franchement ridicule, quelle déception. Pour le reste, on comprend assez bien ce qu'il advient de la République et l'arrivée au pouvoir de Palpatine n'est pas mal traitée. Évidemment, ses petits complots sont gros et auraient dû être repérés beaucoup plus tôt, mais bon, on s'en est déjà plaints dans l'Episode II, donc là, Lucas rattrape les morceaux. Allez, 3 étoiles parce que je me suis assez peu ennuyé tout de même et qu'on voit le passage le plus gore des 6 films Star Wars à l'écran (merci, George). (j'ajoute pour Karlie que ce n'est pas Lucas qui a réalisé le VI) |
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2005-04-23
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DVD -
Eh bien... sans honte, je l'avoue, j'ai bien aimé. J'ai même franchement ri par moments. Alors oui, le scénario est pourri, la réalisation ne casse pas des briques, mais l'humour des Robins est toujours présent, sans problème, on accroche ou pas, moi j'ai pas mal accroché.
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2005-04-21
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Eh bien c'est drôle. Ça ne casse pas trois pattes à un canard, ça ne révolutionnera pas le cinéma français, mais on rigole bien pour peu qu'on soit fan de Brice et de ses cassages. Les connaisseurs reconnaitront de nombreux mots d'esprit du Roi de la Glisse (on peut presque regretter qu'autant de gags soient déjà connus) et les images de la mer sont assez jolies (bon, c'est pas un film de surf à la Endless Summer II non plus, mais ça reste sympa).
Bref, un bon petit film qui fait passer un bon petit moment.
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2005-04-12
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Kali et Ol ont à peu près tout dit. Un film saisissant de retenue, de délicatesse, peaufiné dans ses moindres détails jusqu'à sa bande-annonce qui donne le sentiment de trop en montrer, alors qu'il n'en est justement rien. Eastwood est décidément très bon et confirme les impressions que j'avais au sortir de Mystic River.
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2005-04-12
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(tiré de http://www.kwyxz.org/weblog/?p=655)
[DVD] «Assieds-toi sur mes genoux» il a dit, alors j’ai obéi parce que je ne voulais pas qu’il se fâche. «Je vais te raconter une histoire» il a dit ensuite, alors j’ai bien ouvert mes oreilles parce que j’aime les histoires. «Cette histoire, c’est l’histoire de la vie d’un homme qui un jour…» il a commencé à raconter l’histoire, et au fur et à mesure qu’il la racontait j’ai ri, j’ai frémi, j’ai tremblé, j’ai encore ri. «Une belle histoire bien racontée est comme un voyage» il a dit et c’est vrai qu’il n’y a pas de plus belle histoire que la vie d’un homme, surtout quand c’est lui qui nous la raconte. A la fin, j’ai pleuré parce que j’étais triste, mais aussi parce que c’était beau, parce que je n’avais rien entendu d’aussi beau depuis des années.
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2005-03-22
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Jose Garcia excelle dans le rôle de cet homme cynique et désabusé qui tue ses concurrents pour retrouver un emploi. Ce film de Costa Gavras trouve la justesse nécessaire pour aborder un problème désormais inquiétant: avec la toute puissance des chantres de la mondialisation, la précarité de l'emploi n'épargne désormais personne. Étonnant, et fin.
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2005-03-21
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J'ai vraiment bien aimé. Duris a tendance à m'énerver la plupart du temps, mais là je l'ai trouvé juste, il a su trouver le ton je pense. L'histoire tient la route, à aucun moment on ne tombe dans l'excès ni la caricature. Vraiment un agréable spectacle.
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2005-03-21
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Andy Tennant était déjà coupable de "Fools Rush In", pataude comédie dans laquelle Matthew Perry ramait pour séduire Salma Hayek. Remplacez Perry par Will Smith, histoire d'attirer les racailles qui rêvent eux aussi d'habiter un loft sur Central Park et de porter des chemises Armani, et Salma Hayek par la bomba latina à la mode en ce moment, à savoir Eva Mendes (copie conforme de Jennifer Lopez, "cheveux tirés"-"grain de beauté"-"gros cul"), changez quelques trucs dans le pitch histoire que votre héros ce coup-ci ne soit pas maladroit mais au contraire un virtuose de la théorie de la drague qui pousse les maladroits à la pratique, et vous obtenez ce navet. Oh, certes, je l'avoue, j'ai presque ri trois ou quatre fois, mais entre chaque sourire, je me suis ennuyé ferme en attendant que ça se passe, et pour le coup ça dure deux heures et c'est interminable.
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2005-03-20
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Argh je lui mettrais bien 5 j'hésite... bon on va peut-être attendre de le revoir. Dans la lignée de Seven, mais très différent quand même. Tout d'abord, nous sommes ici en présence d'un huis-clos. Ensuite, c'est encore un peu plus gore (l'interdiction aux moins de 16 ans est très justifiée). Je préfère ne pas en dire plus, en spoiler le moindre élément serait dommageable. A voir.
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2005-03-15
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Décevant. Prestation assez médiocre de Winslett et Depp. Les seuls passages intéressants sont ceux mettant en scène la pièce de théatre, et ces transitions improbables entre imaginaire et réel. Pour le reste, c'est de la guimauve gnangnan sans grand intérêt.
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2005-03-14
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C'est complètement décalé, et particulièrement réjouissant. Bill Murray campe impeccablement un Cousteau d'opérette perpétuellement fatigué, et il porte tout le film sur ses épaules (on doit le voir dans au moins 75% des plans). Ça ressemble à son personnage de Lost In Translation avec un bonnet rouge et une combinaison de plongée, mais un brin plus iconoclaste. Le reste de la distribution est plus que correct, avec Cate Blanchett en future mère immature, Owen Wilson en fils improbable, Anjelica Huston en cérébrale fortunée, et surtout Willem Dafoe en Allemand en short nerveux mais timide. Les effets spéciaux, volontairement kitsch, sont plaisants, rien de tape-à-l'oeil, et certains passages sont réellement drôles par leur ridicule assumé. Et puis un film dans lequel il y a du Sigur Ros et des chansons de David Bowie en portugais ne peut pas être mauvais. Et puis merde, 4 étoiles.
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2005-01-24
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American Beauty fait partie de ces films qui vous font sortir de la salle avec une seule idée en tête: le revoir le plus vite possible. Mena Suvari est excellente en lycéenne aguicheuse, Annette Benning incroyable en femme adultère névrosée, et Kevin Spacey tout bonnement hallucinant de flegme et de bonhommie. Cette vie minable qu'il finit par rejeter, il la transcende d'une interprètation magistrale et un charisme hors du commun. La société américaine est ici dépeinte avec une féroce véracité, le cynisme des personnages à son paroxysme lors du drame final annoncé.
My name is Lester Burnham. This, is my neighborhood. This, is my street. This, is my life. I'm 42 years old. In less than a year, I'll be dead.
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2005-01-24
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DVD -
Il me semble que tout a déjà été dit dans les autres avis parlant de ce film. Une oeuvre magistrale, dont la force et la justesse ne sont plus à démontrer. Un spectacle ahurissant qui laisse sans voix pendant plus de trois heures. Ce nouveau montage est encore plus intense, plus dense, plus symbolique que la version originale. Indispensable.
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2005-01-24
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DVD -
Très sympathique, mais un peu plus anecdotique lorsque l'on a déjà vu Snatch (du même réalisateur, avec quasiment les mêmes acteurs et Brad Pitt en plus). A noter la présence sympathique de Sting au générique. Le voir avant Snatch, de préférence, histoire de ne pas être déçu: la construction est très similaire, et l'intrigue moins intéressante.
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2005-01-24
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DVD -
C'est arrivé près de chez vous part d'un postulat intéressant: la violence à l'écran ne dérange plus personne. D'où cette idée de présenter la vie peu ordinaire d'un tueur dans un pseudo-reportage sur sa vie. Le tueur cynique, c'est Poelvoorde, poëte raté, artiste minable qui tue des vieux pour leur soutirer leurs économies. Entre deux scènes à l'humour noir grinçant (voire douteux pour certains) "Benoît" dézingue à tout va sans que le spectateur ne s'en émeuve.
Oh, il y a bien quelques grincements de dents ou froncements de sourcils lorsque les têtes explosent. Mais la véritable stupéfaction se lira sur les visages aux 3/4 du film environ. Une scène choque, et amène la question suivante: pourquoi est-on choqué à ce moment-là et pas avant ? Cette banalisation des images violentes n'est-elle pas malsaine ? Quand Telerama dit du film « On ne voit plus qu'une bande de potaches hilares qui tournent en rond avec leur provoc facile et se vautrent dans le pipi-caca-vomi » on sent bien qu'ils n'y ont rien compris. Félicitations aux auteurs, alors étudiants en cinéma, pour cette prise de conscience. |
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2005-01-23
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DVD -
Memento fait partie de ces films qui connaissent leur succès via le bouche à oreille et non via une promotion tapageuse. Malgré un casting de bonne tenue (Guy Pearce, Carrie-Ann Moss, Joe Pantoliano) ce film a été distribué de façon relativement confidentielle, ceci dû en partie à l'anonymat de son jeune réalisateur (30 ans à l'époque) et surtout au budget très limité avec lequel il a été tourné (40 fois moins que le Pearl Harbor de Michael Bay, par exemple).
Racontant l'histoire d'un homme souffrant de perte de la mémoire immédiate depuis la mort de sa femme, le film présente l'intrigue suivant deux perspectives. Celle d'un spectateur plus ou moins extérieur mais à qui l'histoire est énoncée dans un sens anti-chronologique, et celle du héros pour qui elle va dans le bon sens. Leur point de départ étant différent d'un point de vue temporel, tout ceci s'assemble magnifiquement pour au final ne former qu'une seule et même storyline que le spectateur se doit de réassembler pour y trouver une cohérence finale. À moins d'être complètement allergique à ce genre d'effort, on ne peut que saluer un parti pris aussi audacieux qui permet d'apprécier le genre de problèmes que peut avoir Léonard (le héros de l'histoire) à sa juste valeur puisque comme le dit un des personnages du film, Léonard « sait ce qu'il va faire, mais pas ce qu'il vient de faire ». La construction du film est ici encore plus justifiée que dans 21 Grams, par exemple. Bref, un must-see. |
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2005-01-16
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DVD -
House of the Dead est à l'origine un jeu de Sega développé pour le marché de l'arcade, et sorti ensuite sur console Dreamcast (3 épisodes en tout). Toutefois, il n'est pas nécessaire de connaître le jeu pour... apprécier le film à sa juste valeur.
Par quoi commencer ? Les acteurs sont en dessous de tout. C'est mal joué, ça cabotine un maximum, même chez AB Productions on n'atteint jamais de tels sommets de ridicule. Ils ne sont pas aidés non plus avec des dialogues désarmants. Non, vraiment, même chez AB on a rarement entendu ça. Le script est désastreux. Des jeunes se rendent sur la "Isla de la Muerte" pour une fête, mais à leur arrivée celle-ci est désertée. Que s'est il passé ? Ensuite, c'est un délire à base de morts-vivants, avec une vague histoire de prêtre espagnol qui découvre le secret de la vie éternelle. La réalisation est consternante. Si Fincher vous a saoulé dans Panic Room avec ses effets de caméra, si Matrix Reloaded vous a gonflé avec ses scènes de combat interminables, imaginez dix fois pire, en mal joué, avec des personnages anti-charismatiques au possible. C'est bien beau de savoir faire du bullet-time, mais c'est quand même mieux de l'utiliser intelligemment ! Passons sur les quelques nichons montrés pour attirer le teenager en chaleur, les quelques effets gore qui font plus carton-pâte et latex qu'autre chose, les images du jeu vidéo en cut-scenes et concluons : c'est une merde. Tellement mauvais que ça en deviendrait presque drôle en fait. |
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2005-01-14
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La chûte, c'est non seulement celle d'Adolf Hitler, mais aussi celle de tout le IIIème Reich et de l'Allemagne nazie. C'est la fin des illusions pour nombre d'allemands convaincus par la doctrine de leur Führer.
Hitler est certes présenté sous un jour "humain", mais que je sache, Hitler n'est pas un extra-terrestre télépathe envoyé sur la Terre depuis Mars pour conquérir le Monde. Hitler est un être humain. Fou à lier, mais humain, et le film montre parfaitement ces deux points: Bruno Ganz est exceptionnel. Même si Traudl Junge avoue n'avoir découvert les camps d'extermination qu'à la libération, et en avoir été horrifiée, il est difficile de croire que le peuple allemand tout entier ait pu ignorer le traitement réservé aux juifs, les persécutions, les éxécutions sommaires, et la "solution finale" qui n'est que l'application du programme affiché de Hitler: sa volonté d'extermination du peuple juif, il ne l'a jamais cachée. Il me paraît un brin facile de juste dire "je ne savais pas". Le film le montre de façon assez implacable. Le peuple, fasciné par cet homme, ce guide qu'il avait choisi, a suivi aveuglément sans poser de questions. Ce même peuple que Hitler conspuera à l'heure de la défaite. Très intéressant devoir de mémoire, et beau regard sans concessions sur l'histoire. |
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2004-12-23
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N'étant pas un fan des "teens movies" (je ne supporte pas American Pie, je n'ai pas ri devant Old School, etc) j'avoue avoir commencé à regarder ce film pour une seule raison: Elisha Cuthbert. Oui bon d'accord c'est pas une motivation très avouable, mais voilà, j'assume. Au final, même si elle est énormément mise en avant dans la promo (c'est fou comme ces gens sont vils) elle n'a finalement pas un rôle si important puisque, à part durant la première demie-heure où elle agit vraiment, elle passe ensuite au second plan pour devenir la parfaite potiche, beau-cul-gros-seins-belle-gueule.
Et finalement ça n'est pas si désagréable que ça, puisque le film se suffit à lui-même. Bien évidemment Elisha est une plus-value non négligeable mais ç'aurait été Marianne James que le film n'aurait pas été moins drôle (encore moins crédible, par contre, c'est une autre paire de manches). Bien évidemment, on n'échappe pas au traditionnel happy-end mais les quelques situations amusantes provoquent de francs et sincères éclats de rire, ça parle de sujets graveleux sans tomber dans la vulgarité, bref, c'est con, ça ne casse pas trois pattes à un canard, mais c'est distrayant et ça se laisse regarder. A voir en DVD si une place de ciné vous coute plus de 3 Euros. |
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2004-12-08
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Pour le coup, je n'ai pas grand chose à ajouter à la critique de Kali.
Visuellement, c'est superbe. Quasiment aucune fausse note, de la synthèse magnifique et des dessins relativement bien intègrés (bien mieux que dans Steamboy par exemple). Pour la bande son, on est pas dépaysés: c'est quasiment la même que dans le précédent. D'ailleurs, ça se reconnaît dès les premières mesures. Le rythme par contre a été profondément ralenti, pour laisser le spectateur dans un état de torpeur quasi hypnotique. Il assiste à ces événements qui arrivent lennnntement à l'écran. Il les décrypte, il les assimile. Il baille, parfois. Heureusement, quelques scènes d'actions sont présentes à intervalles réguliers (et il y en a plus que dans le premier, contrairement à l'impression générale qui prévaut). Les tâcherons de journalistes qui disent n'avoir rien compris à l'intrigue (et il y en a un paquet) se sont vraisemblablement endormis pendant le film, parce que tout ici est largement plus compréhensible que dans le premier (qui nécessitait une lecture attentive du manga pour en saisir toute la portée). Au final, je dirais que ce qui m'a gaché le film, c'est qu'Oshii a écrit les dialogues avec dans une main un dictionnaire des citations et dans l'autre un recueil de haïku. Ce qui fait peu de mains pour écrire, je vous l'accorde. Mais trop, c'est trop, et là c'est l'overdose. |
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2004-11-28
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Brad Bird, fort de son expérience sur The Simpsons et The Iron Giant, signe donc son premier film chez Pixar. Et pour un coup d'essai, on est pas loin du coup de maître. Personnages réjouissants (le boss de Bob, Edna Mode), réalisation technique impeccable (les effets pyrotechniques et aquatiques sont saisissants), excellentes idées et passages étonamment "adultes" pour un film estampillé Disney (pas envie de spoiler, mais disons que dans les Disney d'habitude il est déjà pas courant que le méchant du film meure, alors que des gentils meurent... c'est carrément impossible). La patte Bird se reconnaît dans de courtes scènes flash-back hilarantes. En bon fan de super-héros, je jubile.
Alors, pourquoi 4 étoiles et pas 5 ? Eh bien parce que de méchantes longueurs vers le milieu du film m'ont arraché quelques baillements bien sentis. Que j'ai moins ri que devant Toy Story 2, voire même devant Nemo. Jamais de vraie grosse poilade. Inhabituel, pour du Pixar. Le reste du film étant excellent, ces passages n'en sont que plus perturbants. Pas de déception, donc, mais le sentiment qu'une demie-douzaine de gags supplémentaires n'auraient pas été de trop. |
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2004-11-23
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DVD -
Une épouvantable déception. Le jeu vidéo est un hommage permanent aux films de Romero, le film est une mauvaise plaisanterie. Du jeu, on n'a gardé que quelques méchants (les zombis, les chiens, et un hunter pour faire boss de fin), même les personnages principaux sortent d'on ne sait où. Il n'y a aucun personnage du jeu dans ce film. Le titre est clairement là pour attirer le fan, tellement l'histoire n'a que peu de rapport. Oh, il y a bien la trame de fond, le problème avec Umbrella corporation. Mais alors que l'histoire est dévoilée par petites touches dans le jeu, elle nous est ici livrée brut de décoffrage, avec en plus une connerie d'ordinateur qui devient fou. Les décors futuristes sont plus proches de Doom 3 que Resident Evil. Bref, c'est vraiment de la daube qui pue.
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2004-11-22
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DVD -
J'avais, je dois l'avouer, d'affreux a-priori avant de voir ce film. Pas que je ne sois pas client de Ben Stiller ou Vince Vaughn, au contraire, j'avais bien aimé Zoolander et j'adore Starsky & Hutch.
Alors ? Alors c'est très bête. Vraiment idiot du début à la fin. L'idée de départ annonce la couleur. Pour éviter de perdre sa salle de Gym, Peter LaFleur monte de toutes pièces une équipe de Dodgeball (une sorte de balle au prisonnier) en vue du grand tournoi de Las Vegas à l'issue duquel il pourrait gagner $50 000. Partant de là, c'est du délire, avec des guests dont la seule apparition provoque l'hilarité. Et ça cogne, ça frappe, ça fait très mal. C'est une gigantesque farce dans laquelle tout le monde en prend plein la tronche. Et c'est vraiment un excellent divertissement. A noter: restez impérativement jusqu'à la fin du générique, parce qu'une surprise justifie à elle seule le visionnage du film. |
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2004-11-15
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L'idée de départ est intéressante, mais finalement sous-exploitée à mon goût. Visuellement, c'est quasiment un sans-faute, le film est magnifique et fourmille de petits détails qui justifient plusieurs visionnages. Sur le fond, par contre... je reste dubitatif devant cette pseudo happy-end dans laquelle les personnages décident délibérément de se rendre éternellement malheureux.
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2004-11-15
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DVD -
A vrai dire, je n'ai pas vraiment vu de rapport avec Amelie Poulain à part les tons de couleur utilisés lors de la première partie. Pour moi, le problème essentiel est le jeu des acteurs, assez misérable. Canet est mauvais, Cotillard est mauvaise, la palme revenant à Gérard Watkins qui campe un père moins vrai que nature. Les gosses sont énervants tellement ils jouent mal, c'est d'autant plus dommage que l'idée de départ est bonne. Au final, un film qui se laisse regarder mais dont on ne gardera pas un souvenir impérissable.
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2004-11-13
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DVD -
Avant le visionnage, j'avais de très forts a-priori. Étant agnostique, ce n'est donc pas dans un but mystique que je me suis intéressé au film. Les accusations diverses qui avaient fleuri lors de la sortie du film au cinéma m'avaient bien refroidi. Marin Karmitz, notamment, disait que derrière cette Passion, "on peut apercevoir toute une internationale de l'intégrisme religieux, un martyrologue fondé sur la violence, le mépris des corps et la haine de l'humain", il jugeait le film antisémite et fasciste.
A présent, j'ai vu le film, et une interrogation demeure. Marin Karmitz et ces gens qui pointaient du doigt Gibson ont-ils vraiment lu la Bible ? Il n'y a dans The Passion of the Christ aucun détournement du message délivré dans la Bible. Celui-ci est quasiment restitué tel quel, aux dialogues près ! Peu d'adaptations de livres peuvent se targuer d'avoir autant respecté l'oeuvre d'origine. Quand Libération écrit que sa religion intégriste, (celle de Gibson) imbibée de sang et de douleur, réduit le message du Christ à sa mort sous la torture. Cette mystique doloriste, qui a marqué jadis l'iconographie et les rites de l'Eglise, du Moyen Age à la Contre-Réforme, a aussi servi à légitimer certains crimes de l'Eglise, dont l'antisémitisme, il y a à mon humble avis une incohérence de taille. Cette religion imbibée de sang et de douleur est la religion Catholique, 4 évangiles décrivent l'agonie du Christ lors de ce chapitre qu'est La Passion. Il n'y a là nul extrêmisme ou intégriste quelconque. L'histoire est présentée telle qu'elle est contée dans la Bible, et si cette histoire a pu servir à légitimer l'antisémitisme, ce sont bel et bien ceux qui ont abusé de cette histoire comme prétexte qui ont dénaturé l'oeuvre. Le message délivré, et celui qui est présenté par Gibson, est bel et bien un message de paix et d'amour. Cet homme qui, pendant plus de deux heures, va se faire humilier, frapper, fouetter, lacèrer, déchiqueter, crucifier, éprouve pitié et amour pour le peuple qui l'a condamné. Cette souffrance difficilement supportable pour le spectateur n'a en rien empêché Jesus de pardonner à ses bourreaux. Il faudrait être bien aveugle pour y voir un appel à la haine. |
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2004-10-06
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Globalement agréable malgré quelques longueurs, il semble que Steamboy a déçu quelques fanatiques d'Akira qui s'imaginaient probablement découvrir autre chose au lieu de cette initiation du personnage principal à l'image que l'homme peut se faire de la science. Profondément ancrée dans l'époque des Jules Verne, l'intrigue met en scène des personnages hauts en couleur qui ont chacun leur propre théories sur ce que la technologie doit apporter. Au milieu de tous ces apprentis-sorciers le héros, jeune garçon déjà inventeur, cherche sa place au milieu de ces roues mécaniques et tuyaux de vapeur. Visuellement impeccable malgré quelques petits problèmes d'animation par moment, Steamboy est un film tout public (bien plus que Mononoke Hime, par exemple) qui fait passer un agréable moment.
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2004-10-06
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Assez ironiquement, Old Boy s'est fait descendre en flammes dans la presse par ceux-là même qui avaient adoré Kill Bill. Est-ce la rage de devoir reconnaître que Tarantino n'a, dans son délire stylistique du 1er volet, fait que plagier (en moins bien) les canons du genre en se regardant filmer ? Le réalisateur coréen de cette vengeance n'a, lui, rien à prouver, mais il a une histoire à raconter et celle-ci est déjà un brin plus élaborée que celle du Black Mamba.
Visuellement impeccable (quelques effets de caméra sympathiques sans tomber dans la bouillie façon Panic Room), intellectuellement dérangeant, Old Boy relance une vieille question que nombre d'anthropologues se sont déjà posé mais qu'il est hors de question pour moi ici de révéler vu la forte tendance spoilesque de celle-ci :) Un très grand film, qu'une deuxième vision ne devrait pas desservir. |
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2004-09-13
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Finalement beaucoup moins mauvais que ce à quoi je m'attendais. Ça ne vaut aucun des 4 films Alien (encore que pour Alien Resurrection...) ni aucun des 2 films Predator, mais... ce n'est pas vraiment comparable. Il y avait tellement longtemps que ce crossover était attendu (à l'origine, plusieurs comic books, 1 jeu sur Megadrive et Super Nes, 1 jeu sur Jaguar, 2 jeux sur PC) qu'au final, j'avoue avoir passé un bon moment en regardant ce combat de titans. Les Predator prennent cher (jolis mouvements pas mal chorégraphiés toutefois, ils ont la classe, ces rastas), les humains n'en parlons même pas. Intéressant, finalement - la fin est complètement téléphonée, par contre.
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2004-08-23
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Un film sympathique, bourré de bonnes idées, pas mal tourné, pas mal joué, mais bon sang, aussi bourré de plein de petits défauts. Tout d'abord, qu'est ce que c'est que ces personnages secondaires complètement inutiles ? Bon, on me dira "oui mais ils sont dans la BD" ok mais franchement là c'est presque grotesque. HellBoy il a une grosse main, ça devrait lui suffire, comme comparse. Passons sur les vêtements de son amie qui ne brûlent pas (dommage quand même) pour parler un peu du scénario, ma foi pas si indigent, on en a vu des pires, mais on en a vu aussi des meilleurs. En fait HellBoy souffre de la proximité de sa sortie avec celle de Spiderman 2, aux US il a eu la chance de sortir AVANT ce dernier, pas en France, et là il en souffre méchamment.
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2004-08-11
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DVD -
Les quelques extraits que j'en avais vu me faisaient penser à un vulgaire sous-JackAss. En tant que grand adorateur de la série produite par Spike Jonze et Jeff Tremaine, j'avais peur d'un crime de lèse-majesté. Finalement, les quelques avis que j'avais pu entendre ici et là ("rien à voir avec JackAss", "très drôle", etc) m'ont poussé à voir le DVD.
C'est un vulgaire sous-JackAss. Soyons clairs: c'est vraiment complètement pompé. Intégralement. Sauf que c'est pas drôle. Du tout. On va du mauvais au consternant en passant par la vulgarité la plus totale. Les rares passages scénarisés sont sous-joués et sans aucun intérêt. Les quelques cascades pas trop nulles (le mur de foot, le duel de chevaliers, le court de tennis) ont déjà été vues et revues dans JackAss, en plus drôle. Au palmarès du lourd et chiant, citons donc la danse, la destruction de l'appart, la mousse dans la voiture, les animaux dans la chambre d'hôtel, la chanson sur le stade de foot. Pour ce qui est du mauvais goût, la scène avec le faux Hitler remporte la palme. Je me demande encore ce qui était sensé faire rire dans ce passage nauséabond. À gerber. Ajoutons au passage que dans JackAss, on fait les cons, mais à aucun moment on ne met en danger la vie d'autrui. Lors de la séquence du supermarché, on peut voir distinctement les potes à Youn pousser les vigiles pour s'en débarasser. Si l'un d'entre eux avait fait une mauvaise chûte et s'était brisé la nuque sur un rayonnage, ils auraient fait quoi? Plaidé la folie? Quand l'irresponsabilité s'ajoute à la nullité, on obtient ceci: un cafouillage difforme, désolant, pitoyable. C'est mauvais, misérable, honteux. On pouvait à la rigueur apprécier le Michael Youn du Morning Live, on ne ressort des 11 commandements qu'avec une seule envie: celle qu'il arrète rapidement le cinéma. |
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2004-07-14
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Spider-Man marque le réel retour des films de super-héros (après le décevant X-Men). Le carton qu'il a fait au box-office n'est pas innocent à la vague qui a suivi (Hulk, Punisher, Hellboy, bientôt Fantastic Four, ...) avec plus ou moins de bonheur.
Le grand talent de Raimi, c'est de n'avoir pas misé la totalité du film sur le héros et ses cascades. Dans le comic-book original, Peter Parker est un antihéros maladroit et ennuyeux jusqu'à ce que le pouvoir de l'homme-araignée lui tombe sur les épaules. La transcription à l'écran est effectuée de façon très intelligente par une analogie avec l'adolescence (développement du corps, comportement erratique) avec ses errements (problèmes amoureux, conscience des responsabilités). La première partie du film, qui peut paraître longue à certains, est essentielle et permet de mettre en marche de façon naturelle le déroulement qui s'ensuit. Notre héros est hésitant, peu sûr de lui, et ce pouvoir que le hasard lui donne va lui permettre de repousser ses limites.
Très réussis, les effets spéciaux donnent vie au personnage et lorsqu'il virevolte de gratte-ciel en gratte-ciel, c'est à un véritable ballet aérien que l'on assiste. L'attente fut longue avant de voir Spider-Man en chair et en os à l'écran, mais que le résultat en valaît la peine ! DaFoe est très convaincant en super-vilain, petit bémol pour son costume qui, bien que relativement fidèle au Comics, est un peu trop flashy. La bande originale de Danny Elfman est entraînante sans être pesante façon John Williams, bref, Spider-Man est incontestablement une réussite, probablement le meilleur film de super-héros depuis Batman 2 et jusqu'à... Spider-Man 2 ?
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2004-07-14
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Et voici, après une insupportable attente en ce qui me concerne, Spider-Man 2.
Pour cause de 2ème volet, le passage "découverte des pouvoirs" qui faisait une grande partie du charme a bien évidemment disparu. La magie fonctionne-t'elle encore ?
Indéniablement oui. A l'image de son personnage, Raimi virevolte de genre en genre et réalise un film à multiples facettes: une scène tient du film d'horreur (et Raimi connaît son sujet), plusieurs autres fleurent bon la comédie romantique (une scène ferait presque penser à du Woody Allen) et lorsqu'il s'agit de passer à l'action, la fureur des affrontements ferait passer le 1er film pour une partie de bridge dans un salon de thé (la scène de la banque est éblouissante et m'a véritablement scotché à mon siège... plus encore que la scène finale). Toujours hésitant et peu assuré, Peter Parker continue son voyage initiatique professionnel et amoureux. Thème récurrent des comic-books de super héros, la perte des super-pouvoirs est traitée ici avec une approche psychologique plus que bien vue. Rarement caricatural, le héros, malgré sa toute-puissance, est plus que jamais humain. Notons le générique du début du film qui d'une façon discrète et fort élégante résume le précédent opus. Incontestablement une réussite. Si le 3 est de ce calibre, j'en veux encore !
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2004-06-28
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Bon, donc pour rester dans le ton, il est criminel d'aller voir ce film en VF.
Ensuite, que dire ? C'est un émerveillement de tous les instants. Une explosion de références. Il y en a tellement que parfois on se demande si on ne les imagine pas. Difficile d'en parler sans spoiler... mais il est clair qu'une personne ne disposant pas du bagage cinématographique hollywoodien minimum va complètement passer à coté. Si l'on ajoute qu'une certaine connaissance de la culture US (télé + junk food + topologie des rues) est également nécessaire pour comprendre certains gags, on est en droit de se demander si finalement, le plus gros défaut de ce film est de ne pas être facilement exportable.
Et alors me direz-vous ? Et alors, à vrai dire, je m'en fous. Je n'avais pas autant ri au cinéma depuis Toy Story 2, et vu que je suis persuadé d'avoir loupé la moitié des références et autres clins d'oeil je compte bien y retourner. Vite.
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2004-04-25
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Bien bien bien. Faisons court et lapidaire : c'est très mauvais. Scénario désastreux, incohérences grotesques, jeu des acteurs insignifiant, décors ratés, batailles sans intérêt, personnages ridicules. Il paraît que le bouquin était très bien et que c'est à un massacre en règle que se sont livrés les auteurs du script. Soit. Terminons sur une note amusante, l'affiche proclame fièrement "Par l'auteur du best-seller Jurassik Park et le réalisateur de L'Arme Fatale". Oui, il y a bel et bien une faute d'orthographe à Jurassic Park sur l'affiche. On a les distributeurs qu'on mérite.
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2004-04-18
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Voici donc le final du dyptique Kill Bill. Les ceusses qui auront discuté du volume 1 avec moi le savent déjà, j'avais trouvé le film sans intérêt et relativement consternant point de vue narration. C'est donc avec un a-priori largement négatif que je suis allé voir Kill Bill: vol.2 (et encore, c'est vraiment parce qu'on était 6 et que tous les autres voulaient y aller que... enfin bref). Eh bien c'est très bon. Ce volume contient tout ce qui à mon sens manquait au volume 1. Tarantino pose enfin sa caméra et centre enfin l'histoire sur les personnages, sans se reposer uniquement sur les scènes d'action. Celles-ci ne sont plus le seul intérêt du film, elles ne sont plus là que pour appuyer le propos. Bien sûr Tarantino n'a pu s'empêcher d'ajouter quelques détails gratuits qui lui sont chers (l'apogée du combat entre The Bride -dont on apprend finalement le vrai nom- et Elle Driver en est le meilleur exemple) et le film souffre de quelques longueurs, mais globalement nous avons là un produit beaucoup mieux ficelé et digeste que le précédent. Si le chapitre 6 (qui dépeint le massacre de la chapelle) avait été présenté dans le volume 1, je pense que j'aurais facilement pu lui mettre une étoile de plus. Les références aux films de série B sont toujours légion, et elles sont cette fois-ci beaucoup plus subtiles et mieux intègrées au film. Rien à redire, c'est superbe. Un affreux dilemme se pose maintenant à moi: acheter ou ne pas acheter le volume 1 en DVD, en attendant la sortie du 2ème...
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2004-04-14
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Eh bien suite à cette formidable critique de Gniarf je ne vois pas grand chose à ajouter. Le film ne m'inspirait pas plus que ça et finalement au fur et à mesure de l'avancement de l'histoire l'intérêt n'a cessé de croître. La fin est effectivement très ouverte et incertaine, très appréciable. Rien de plus à ajouter, ça se laisse regarder, on aura pas forcément envie de le revoir, mais on passe un bon moment et c'est déjà pas mal.
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2004-04-09
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Film assez sympa avec un final assez inattendu. Cage plutôt bon même s'il cabotine un peu trop. Rockwell excellent et Lohman prometteuse. Pas un chef d'oeuvre mais agréable à voir une fois.
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2004-04-09
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Le principe de base veut que d'un point de départ le moindre détail peut amener à une conclusion différente. A partir de là, Tykwer entraîne le spectateur dans une furieuse course contre le temps et le film, à l'image de l'héroine (la superbe Franka Potente) est haletant. La bande sonore joue pour beaucoup dans la vitesse vertigineuse de l'action et les petites séquences présentant le devenir des personnages secondaires donnent à l'oeuvre un aspect "mondes parallèles" plus que réjouissant. Recommandé.
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2004-04-09
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Scénario complètement invraisemblable et conclusion niaise, réalisation plus que moyenne... Heureusement que Denzel Washington donne tout ce qu'il peut pour sauver le navire du nauffrage, parce que ça n'est pas vraiment brillant. Et Eva Mendes est vraiment très jolie.
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2004-04-09
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Scénario de Luc Besson. Ai-je besoin d'en dire plus ? Bon allez, disons-en un peu plus. Prenez Die Hard, retirez la réalisation de McTiernan, ajoutez des dialogues à la Besson, mélangez le tout et agrémentez de cascades encore plus invraisemblables que le dernier James Bond et vous y êtes. On va me dire "oui mais bon, c'est un film d'action" mais non, non et non un film d'action ne doit pas nécessairement être aussi stupide ! Donc oui, c'est un film idiot, et sans aucun intéret, même pas pour la délicieuse Shu Qi (ou Hsu Chi, comme vous voulez) qui a le mauvais goût de rester habillée tout le long du film.
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2004-04-09
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Autant prévenir tout de suite: je ne sais pas comment une personne qui n'est pas fan de la série originale va prendre le film. En même temps je ne vois pas comment on peut ne pas être fan de la série originale tellement celle-ci tue des petits kangourous suisses.
Pouvoir apprécier sur grand écran une aventure de David Starsky et de Ken Hutchinson est un réel bonheur. Stiller et Wilson sont proprement excellents dans la peau de leurs personnages et Snopp Dogg est confondant en Huggy les bons tuyaux. Les répliques sont hilarantes et les poursuites à bord de la bonne vieille Ford Taurino trépidantes. Que du bon.
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2004-04-09
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DVD -
Probablement le produit le plus intéressant de "l'univers Matrix". Des origines du conflit homme-machine (néammoins terriblement similaires à Terminator) à l'exploration de diverses anecdotes liées à cet univers (présence de bugs dans la matrice, êtres humains s'en échappant inconsciemment, domestication de machines par l'homme, et origines du kid entre autres). Globalement fort bien réalisé (bien que j'émette des réserves sur le court de Andy Cheung, le seul ricain du lot) et mis en images, c'est un DVD que même les plus farouches détracteurs des films se doivent de visionner.
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2004-04-09
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DVD -
J'ai bien aimé. J'avoue que la fin prend clairement le spectateur pour un imbécile ("Ok Coco, t'es sûr que t'as compris ? Allez on va te le réexpliquer. Ça y est c'est bon ? Juste pour être sûrs on va te réexpliquer encore un coup.") mais finalement le film n'est pas désagréable à regarder. La photographie est très esthétique et on prend du plaisir rien qu'à regarder les images, en se laissant porter par l'intrigue. J'aimerais beaucoup voir l'original pour pouvoir comparer.
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2004-03-10
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DVD -
Ayant finalement relativement apprécié le premier Battle Royale (je me demande si je ne devrais pas lui mettre une petite étoile de plus, en fait), c'est dans un état assez fébrile que je commençai à regarder BR2. Le pitch était assez excitant. Imaginez un peu: Nanahara Shuya, rescapé du premier BR et leader d'un groupuscule terroriste, retranché sur une île avec les autres membres de son groupe, contre qui est envoyée une classe entière ayant pour mission de l'éxécuter. De plus, les nouvelles règles mises en place impliquent des binômes: si l'un des membres du binôme meurt, l'autre meurt. S'ils s'éloignent à plus de 50m, ils meurent. Et si au bout de 3 jours ils ont failli à leur mission, ils meurent.
Après un début un peu longuet, une scène de débarquement nerveuse filmée à la façon d'un Saving Private Ryan tire le spectateur de l'ennui. Malheureusement, ces quelques moments jouissifs sont vite assombris sous des tonnes de considèrations politico-foireuses qui, sous couvert de dénoncer l'impérialisme américain, tentent vaguement de donner un message au film. Les incohérences pleuvent (les terroristes mitraillent les écoliers à la mitrailleuse lourde au début, mais n'en ont plus ensuite pour arroser les militaires, les affrontements cessent pendant 10 minutes à chaque fois qu'un gentil meurt et a une morale à transmettre) quand ça n'est pas franchement ridicule (le prof déguisé en joueur de rugby avec son message bidon à ses élèves, et je ne parle même pas de la fin tellement rocambolesque que même les scénaristes n'ont pas cherché à la justifier). Je préfère penser que si Kinji Fukasaku n'était pas mort pendant le tournage, il aurait réussi à faire un bon film de ce BR2. Manifestement, son fils n'était pas à la hauteur d'une telle entreprise. |
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2004-01-28
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Mk2 Bibliothèque -
Disons-le tout net, le scénario n'est pas fameux. Comme le dit le Canard Enchaîné, l'histoire est même tout simplement nulle. La (dé)construction du film, par contre, vaut le détour, même si l'on est complètement perdu pendant près de 30 minutes. Puis survient l'événement qui donne enfin un sens à tout ce bordel. Et tous les éléments s'imbriquent pour finalement assurrer à l'ensemble une cohérence (mais tout de même pas une vraisemblance, faut pas abuser non plus). Les acteurs sont tout simplement épatants, Penn et Del Toro en tête, comme à leur habitude. Naomi Watts est toujours aussi ravissante (avec une des poitrines les plus apétissantes que j'aie vue à l'écran, enfoiré de Penn !). Bref, un film décousu, qui pourra en décontenancer certains, mais au final plutôt une réussite malgré le manque de profondeur du scénario.
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2004-01-07
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Extraordinaire. C'est le premier mot qui m'est venu à l'esprit lors du générique de fin. Après Virgin Suicides, nombreux étaient ceux qui attendaient Sofia Coppola au tournant. En ce qui me concerne, je trouve le pari plus que réussi.
Lost In Translation narre les errances de deux personnages littéralement perdus dans Tôkyô. Bob Harris (Bill Murray) est acteur entre deux âges. Son dernier contrat en date ? Une publicité pour un whisky japonais. Son mariage lui pèse, sa carrière bat de l'aile. Charlotte (Scarlett Johansson), d'au moins 30 ans sa cadette, est mariée à un photographe plein d'avenir envoyé dans la capitale nippone pour un reportage sur un groupe de rock local. Elle se reconnaît de moins en moins dans son mari. Leurs points communs ? Bob et Charlotte résident dans le même hôtel. La culture japonaise leur échappe. Ils sont complètement paumés, et vont se rencontrer. De ce point de départ simple, Sofia Coppola dépeint de façon très subtile les débuts d'une relation homme/femme. De la camaraderie, de l'amitié, de l'amour peut-être ? Ou peut-être pas. Le film peut se voir sous deux angles : que l'on soit néophyte en matière de culture japonaise, ou non. Dans le premier cas, le spectateur est promené avec les personnages au milieu d'un patchwork de situations qui résument l'essentiel des différences entre les cultures japonaise et occidentale. Dans le second cas, même si l'on ne peut s'empêcher de trouver que certaines scènes font très cliché, on ne peut qu'apprécier le comique qui en découle en repensant à la première réaction que l'on a pu avoir en découvrant ces aspects culturels. Toutefois, il ne s'agit pas là de moquerie mesquine mais d'un regard amusé que chacun porte sur la culture de l'autre. Si Bob et Charlotte se moquent de la prononciation anglaise des japonais, eux rient en voyant les gaijins ne pas comprendre un traitre mot de ce qui leur est dit. Sofia Coppola connaît bien et aime le Japon, celà se voit à l'écran. Le film est servi par une bande originale superbe et éclectique: Air bien sûr, mais aussi Death in Vegas, The Chemical Brothers, Squarepusher, Phoenix, My Bloddy Valentine et The Jesus And Mary Chain. La mise en scène et les acteurs sont impressionnants, Bill Murray est ahurrissant de réalisme en vieil acteur complètement blasé (un rôle de composition ?) et Scarlett Johansson crève littéralement l'écran. Que dire de plus ? Je crois que je vais y retourner. |
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2003-12-29
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J'avais vraiment été déçu par le 1. Rarement un film de ce genre m'avait autant ennuyé. J'ai regardé le début du 2 pour Kathleen Robertson (oui, c'était un peu la seule raison) puis j'ai arrèté au bout d'une heure. Je suis néammoins allé confiant voir Scary Movie 3 étant donné le changement total de l'équipe. David Zucker à la réalisation, Pat Proft à l'écriture, en tant que fan des "Y'a-t'il... ?" et de "Hot Shots" celà s'annoncçait bien. Et au final... c'est très sympa. Sans atteindre les sommets d'absurdité et de comique de Hot Shots, justement, on se marre bien. Pamela Anderson et Jenny McCarthy sont parfaites en bimbo, Charlie Sheen toujours impeccable, et Leslie Nielsen campe un président US crétin encore plus crédible que le vrai. Alors certes, si vous n'avez vu ni Signs, ni 8 Mile, ni Ring, ni Matrix Revolutions, et même pas des extraits ou la bande-annonce de ces films, vous allez louper les 4/5 des séquences parodiques et vous risquez de moins rire. Si vous avez tout vu, foncez.
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2003-12-25
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Bien qu'ayant vu les trois films, je ne critiquerai que celui-ci, mes souvenirs des deux autres étant assez vagues. En effet, chaque film de cette trilogie ma systématiquement laissé sur un sentiment de manque. Comme si j'avais du mal à m'immerger dans l'histoire. Comme si les nombreux temps morts m'empêchaient de m'imprègner de l'atmosphère mystique qui règne sur cette aventure. Oui, j'ai aimé. Mais contrairement à beaucoup d'autres films, je ne ressens absolument aucun besoin d'une seconde vision. Aucune envie de revoir les trois d'affilée, comme celà a pu être le cas avec Star Wars IV, V et VI, par exemple. Quoi qu'il en soit, Le Retour du Roi est indéniablement mon préfèré, celui durant lequel je me suis le moins ennuyé (oui, oui) et finalement, je sors de ce Seigneur des Anneaux repu, et satisfait. Pas ultrafan, mais content. Après tout, c'est l'essentiel.
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2003-12-19
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Une déception. Le postulat de départ était classique: Tracy, une gamine mal dans sa peau (parents séparés, mère qui utilise sa cuisine comme salon de coiffure) mais finalement pas si malheureuse que ça qui trouve ensuite le moindre prétexte pour attirer l'attention sur elle. Le déclic ? Sa rencontre avec Evie Zamora, pétasse notoire dont la principale occupation semble consister à se faire sauter par des lascars (l'un d'entre eux porte un appareil dentaire, c'est hilarant) alors qu'elle est complètement défoncée. Tracy idolâtre Evie et dès lors fait tout pour lui ressembler. Et c'est la spirale infernale. Piercings improvisés, défonce, baise collective, conflits permanents avec ses parents. Tout le long du film on ne voit que ça. Et finalement, en 5 minutes, alors que les parents découvrent l'étendue du problème, on nous fait comprendre qu'ensuite ça va aller mieux. C'est tout ? Oui, c'est tout, et c'est un peu juste. C'est bien joué, pas trop mal tourné et la BO est agréable, mais il manque quelque chose. En l'occurence, là, on a l'impression de regarder un reportage de Delarue qui aurait manqué de pellicule sur la fin.
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2003-12-10
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On peut être pris d'une certaine appréhension à la vue de l'affiche. Le titre n'est pas engageant, mais c'est volontaire. Le pitch est à peine plus élaboré que celui de Kill Bill: c'est l'histoire d'un mec qui a perdu ses clés de bagnole, et qui met tout le film à les retrouver. Eh oui, c'est tout. Laurent Baffie a mis 7 ans paraît-il à réaliser son premier film: aucun producteur n'en voulait (il faut dire que le pari est risqué) malgré un court-métrage (Hot-Dog, proposé avant le film) prometteur. Servi par une quantité astronomique de guests, le film ne manque pas de provoquer des fous-rires auprès des Baffistes tandis que les spectateurs hermétiques d'habitude à son humour risquent de s'ennuyer ferme. En clair: s'il vous fait rire à la télé, allez-y les yeux fermés, sinon passez votre chemin. En ce qui me concerne, je me suis vraiment bien marré malgré les quelques pertes de rythme, et pour un film qui s'assume du début à la fin comme un navet, c'est plus que réussi.
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2003-12-04
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Ce qui est sympa avec les Coen, c'est que leur cinéma est tout public: pas besoin d'aller chercher douze milliards de références tire-nouille ou d'avoir lu un précis d'analyse filmique 42 fois pour apprécier leurs films. Intolerable Cruelty s'inscrit dans la directe lignée de The Big Lebowski ou autres O'Brother: une comédie rondement menée, faisant preuve d'un cynisme sans faille, pointant du doigt les incohérences légales liées au système du contrat de mariage / divorce. Au passage, on peut constater (comme dans les deux oeuvres précédemment citées) que l'image de la femme en ressort légèrement écornée. Qu'en disent les associations féministes ? :-)
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2003-11-26
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Nouvelle prouesse technique des studios Pixar, Finding Nemo est devenu le film d'animation le plus rentable de tous les temps (détrônant au passage le soporifique Roi Lion). Le souci du détail des petits gars de Pixar est réellement remarquable: le flou de l'eau de mer est remarquablement bien rendu vis-à-vis de la pureté de l'eau d'aquarium. Les personnages sont attachants sans être gnangnan et les scènes comiques font mouche. Contrairement à Kali, je n'ai pas réellement vu de blagues anti-françaises (vu le film en VO - à la rigueur, il est sous-entendu que les français restent sagement planqués au chaud en attendant que d'autres se salissent les mains, mais il faut vraiment chercher la petite bête). Au final, même si ça n'est pas aussi enthousiasmant qu'un Toy Story 2, ça reste du tout bon, comme d'habitude.
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2003-11-26
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La bande-annonce ne m'avait réellement pas du tout donné envie. Au contraire, elle m'avait presque dissuadé d'aller voir le film. Mais d'expérience, je sais qu'il ne faut jamais se fier à une bande-annonce, surtout pour ce genre de film. Sinon, je ne serais jamais allé voir Fight Club. Et puis, en tant que fan de Pulp Fiction et amateur de Jackie Brown, j'étais quand même un minimum optimiste. Une chose est claire, Tarantino s'est fait plaisir. Les références pleuvent, que ça soit Sergio Leone, les films de kung-fu chinois, les séries B américaines des années 50, et autres. Quelques passages sont de véritables chef-d'oeuvres de mise en scène (la bio du personnage de Lucy Liu, la simili-"intronisation" de Uma Thurman par Sonny Chiba et Kenji Oba - quel pied de revoir ce bon vieux Kenji, d'ailleurs). Certains plans sont réellement magnifiques et confirment le talent du réalisateur - on sent qu'il aime vraiment bosser avec Uma Thurman, quelque part elle le fascine, vraisemblablement pour ça qu'il prend du plaisir à la recouvrir de sang et l'entailler de partout. La brochette d'acteurs au générique est impressionnante et chacun fait du bon boulot. Mais... mais ça ne prend pas. Pourquoi ? Avant tout, et ça on le savait, à cause d'un scénario en dessous de tout. Qu'importe, diront certains, c'est volontaire, c'est une série B ! Ah. Ajoutons à celà des incohérences monstrueuses qu'un enfant de 5 ans détecterait (j'en ai deux à l'esprit particulièrement énormes). Qu'importe, diront certains, c'est volontaire, blablabla. Eh bien non. Il serait trop facile de justifier de tels trucs avec une explication aussi simpliste. Durant tout le film, on sent que certaines scènes ont demandé un travail considérable. Le tournage a d'ailleurs été long et éprouvant. Celà, aucune série B ne peut se le permettre. Kill Bill est peut-être une série B, mais tournée comme un blockbuster. Quelque chose que je ne m'explique pas, c'est comment la critique a pu être aussi dithyrambique et unanime. Tout le monde s'extasie devant la scène de la House of Blue Leaves. Ah ? Les 3/4 du combat contre les 88 hommes de main de Oren O-Ishii sont en noir et blanc. Un choix probablement assez tardif de Tarantino : tout est en couleurs dans la bande annonce. Serait-ce là une forme d'autocensure visant à amoindrir la violence graphique de la scène ? Il paraît que Tarantino avait demandé plusieurs types de sang pour les victimes: du sang chinois, du sang japonais, du sang américain, prétextant que les gens ne saignaient pas pareil. Au final, en raison de ce passage en noir et blanc, rien de tout ceci n'est visible. Quelque part, on dirait que la violence de cette scène n'est pas assumée, au contraire par exemple d'un Battle Royale. La scène suivante en ombres chinoises est à mon avis bien plus intéressante que les 10 minutes interminables qui la précèdent. Parce qu'il faut bien conclure, je dirais que c'est un film faux-cul. Certains adoreront. D'autres moins. Mais en ce qui me concerne une chose est sûre: plus jamais je n'achèterai Première.
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2003-11-05
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Eh bien la voilà, la fin de la trilogie Matrix, et que dire si ce n'est... ouille. Aucune scène de fusillade digne de ce nom, aucun de ces combats de kung-fu qui avaient fait la renommée du premier Matrix (et dans une moindre mesure, qui constituaient quasiment le seul intérêt du second) et un scénario... inexistant. Un début chiant à mourir qui n'apporte rien, n'explique rien, une apparition de Lambert Wilson aussi courte qu'inutile (quant à Monica Bellucci, à part montrer son -généreux- décolleté, elle a l'air complètement paumée, s'est-elle trompée de plateau ?), encore des explications bidons voire pathétiques, ensuite bourrinage maximal digne d'un Stallone (ils sont 10, les méchants sont 50000, devinez qui gagne ?) et visuellement sans grand intérêt pour finir par un combat sous la pluie à peine digne d'un mauvais épisode de Dragon Ball Z. Je passe sur la conclusion absolument consternante. Vous l'aurez compris, les inquiétudes que l'on pouvait ressentir suite à Reloaded étaient malheureusement fondées. Ah, comme ils ont l'air fin, les mystiques qui voyaient dans Matrix une histoire à la dimension philosophique, un message, une leçon sur la vie et la mort, sur la réalité et l'existence. Ils se sont bien fait couillonner, comme le spectateur lambda qui a dépensé 50 balles (à 3 reprises) pour aller voir ce navrant spectacle. Il n'y a rien dans ce film, aucune réflexion, aucune pensée, aucune philosophie. On prend clairement le spectateur pour un con, et le pire c'est que ça se voit. Consolons-nous en nous disant que Star Wars 3 sera probablement encore pire.
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2003-10-15
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Lu de-ci de-là, des critiques accusant le film d'être trop verbeux. Longuet. Voire ennuyeux. Pourtant, le ton utilisé et le rythme employé collent parfaitement à cette enquète qui s'écoule comme le fleuve dont le nom sert de titre. Trois amis d'enfance, Sean, Dave et Jimmy jouent tranquillement dans une rue quand l'un d'entre eux (Dave) est enlevé et subit des sévices sexuels. Vingt-cinq ans plus tard, alors que nos trois anciens amis se croisent de temps en temps, la fille de Jimmy est assassinée. Sean, devenu flic, mène l'enquète. Ce qui pourrait ne passer que pour un film policier de plus est un étonnant plaidoyer pour la tolérance, contre la peine de mort et tout ce qu'elle implique. C'est aussi un réquisitoire contre l'envie de justice personnelle (glorifiée dans la regrettable série des Death Wish du non-moins regrettable Charles Bronson). Finalement, les interrogations soulevées méritent bien le temps qui leur est consacré et permet à Eastwood de s'affirmer de plus en plus comme un réalisateur engagé.
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2003-09-03
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L'idée semblait intéressante. Mais le film sonne creux. Pendant presque deux heures, on se demande où le réalisateur veut en venir sans parvenir à le comprendre. Faire reposer tout l'intérêt d'un film (et toute la promo, aussi) sur son final est un gros risque : ayant deviné la fin au bout d'une demie-heure de projection, j'ai dû en subir les conséquences. À la différence d'un Fight Club où le film prend une toute autre ampleur, Le 6ème sens ne fait qu'aligner les éléments qui visent à mettre le spectateur sur la piste du coup de théatre final. C'est d'un ennui. Je mets deux étoiles parce que je veux mettre encore moins à Incassable.
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2003-09-03
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Lent, vide, creux, et encore plus ennuyeux que Le 6ème sens. M. Night Chamallow, le réalisateur qui filme mou, a accouché une nouvelle fois d'un film pendant lequel on hésite entre sortir de la salle ou s'endormir sur place. Même le final n'épate plus personne, pour ceux qui sont tombés dans le panneau du film précédent. Nul.
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2003-09-02
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La bande-annonce donnait plutôt envie. L'affiche était réjouissante. Le casting avait l'air bien rempli. Et pourtant, même la sublime Catherine Bell ne sauve pas cette pseudo-comédie du naufrage. Les gags sont éculés et pour la plupart peu drôles, c'est filmé n'importe comment, Carrey refait une nouvelle fois du Carrey (et pas le Carrey des meilleurs jours), bref c'est une déception totale. Passons sur la morale niaise et le final consternant : à oublier, même pas digne d'être regardé en DivX. Il y avait pourtant les moyens de faire quelque chose de très bon, plutôt que cette ... chose.
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2003-08-21
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Avec un peu d'appréhension (c'est une production Jerry Bruckheimer, tout de même) je m'installe dans le fauteuil super-confortable du Mk2 Bibliothèque pour voir ce que j'imagine n'être qu'un énième blockbuster de l'été sans grand intérêt. Grave erreur que la mienne. Basé sur l'attraction des parcs Disney "Pirates of the Carribean", à laquelle il est fait référence par moults clins d'oeil, le film est presque un monument à la gloire de Johnny Depp, exceptionnel (et hilarant) de bout en bout. Excellente prestation également de Geoffrey Rush qui campe un capitaine pirate fort impressionnant. Keira Knightley devrait rapidement faire parler d'elle et obtenir d'autres rôles : elle joue juste, et est vraiment très belle. Seul Orlando Bloom aurait gagné à s'imposer un peu plus, il est ici bien moins charismatique que dans The Lord Of The Rings et paraît un peu effacé. Les effets spéciaux sont très réussis, les pirates effrayants, l'histoire certes pas bien compliquée et cousue de fil blanc passe comme une lettre à la poste grace à la magistrale interprètation de Depp. On se bouffe une happy end des familles à la fin qu'on voit venir depuis 42km, mais le plus fort, c'est qu'ON S'EN FOUT tellement on prend son pied pendant tout le film. Ça, c'est du divertissement. Encore, encore !
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2003-08-08
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Voici donc enfin le 3ème volet de la saga Terminator. Les inquiètudes étaient grandes suite aux défections d'Edward Furlong, de Linda Hamilton et surtout de James Cameron. Force est de constater que Jonathan Mostow s'en est relativement bien tiré (il faut dire qu'li était attendu au tournant). Nick Stahl est assez moyen en John Connor, mais Kristanna Loken campe un T-X efficace. Bien sûr, tout n'est pas rose, et des incohérences assez graves subsistent (et pas seulement des problèmes de paradoxe temporel, non non). Les clins d'oeil sont légion, et les petites marques d'humour permettent au spectateur d'absorber plus sereinement la morale du film, assez sombre. Si les deux premiers volets étaient porteurs d'espoir, on assiste ici à un combat tellement inégal qu'il en est perdu d'avance. Beaucoup reprochent à ce T3 d'être trop proche du 2 scénaristiquement, mais tout bien réfléchi (et sans vouloir spoiler), cette ressemblance paraît logique si l'on considère que le résultat du 2 n'a été que retarder l'inéluctable. Au final donc, un bon film, beaucoup moins stupide qu'il n'y paraît, à mille lieues des habituels blockbusters d'été à la Tomb Raider, même si l'absence de Cameron se fait cruellement sentir et que la fin annonce clairement un 4 (sans Schwarzenegger ? qui vivra verra)
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2003-07-26
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Avant de voir ce film, je m'imaginais que le tournage d'une grosse production se faisait de manière extrêmement rigoureuse. Que tout était carré, précis, extrêmement surveillé. Je ne sais pas si c'est spécifique à Gilliam, mais le bordel total observable sur la production de Don Quichotte a presque des côtés réjouissants. Bien sûr, les catastrophes successives qui sont intervenues ensuite le sont moins, car si certaines étaient prévisibles (contrats pas signés une semaine avant le tournage, studios pas disponibles car production réservant trop tard) d'autres l'étaient moins (orage de grèle, F-16 qui font des essais). Et je regretterai longtemps de ne pouvoir voir l'excellent Jean Rochefort interprèter un magnifique Don Quichotte.
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2003-07-10
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DVD -
Je pensais ne jamais voir dans ma vie de film plus mauvais que Baise-Moi, force est de constater qu'il ne faut jamais dire jamais. Irréversible a provoqué un scandale au festival de Cannes l'an dernier, et l'on se demande bien pourquoi, si ce n'est peut-être que les critiques, réalisateurs, acteurs du monde entier ont dû se sentir insultés de se voir infliger une projection de cette... chose. Le film se déroule de manière inversement chronologique. On observe d'abord les effets avant de découvrir la cause (même si la cause, grace à la presse qui en a fait ses choux gras, était largement connue). Et cette cause, le viol du personnage joué par Monica Belluci, donc, était décrite comme étant "terriblement dure", "insupportable"... "terriblement chiante" et "insupportablement longue" me sembleraient un peu plus appropriés. Il faut croire que les gens qui sont sortis en vomissant de la salle n'ont jamais vu un porno japonais. Au final, Irréversible est une honte que ni le jeu des acteurs (correct, sans plus), ni le scénario (primaire, voire primitif), ni la réalisation (minable) ne peuvent sauver.
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2003-07-02
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Hulk est un mystère. Le film soulève un flot d'interrogations. Comment Ang Lee a-t'il pu à ce point complètement rater son film ? Comment les petits gars d'ILM ont-il pu réaliser des effets spéciaux à peine dignes d'une intro de jeu Playstation ? Comment Danny Elfman a-t'il pu composer une BO aussi insignifiante ? Comment la délicieuse Jennifer Connelly (merveilleuse dans Requiem For A Dream) peut-elle interprèter aussi mal son personnage ? À sa décharge, il faut avouer que le script pitoyable et l'idée même de donner la réplique à Eric Bana, dont le charisme dépasse à peine celui d'une huitre enrhumée, ne doit pas donner envie de se sublimer. La réalisation, abusant d'effets "cool" comme la séparation de l'image en plusieurs cadres (l'effet escompté étant probablement de donner une apparence "BD" à l'image, pour le coup c'est loupé) est absolument quelconque. Enfin, le scénario respectant finalement assez peu le comics original est fade et sans grand intérêt. Bref, Hulk est une catastrophe. Un navet abominable, qui ne mérite même pas le coup d'oeil. Et encore moins de payer 9 euros pour le voir (grace au Ciel, et à la gentille compagnie qui m'emploie, j'ai pu le voir gratuitement, c'est toujours ça de gagné).
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2003-06-22
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Globalement ? Un navet. Quelques bonnes idées, toutefois, sauvent la chose du naufrage, mais comme le dit Irvin on devine très rapidement comment les données sortent de la CIA, et pire encore on devine rapidement qui sont les traîtres et qui n'en sont pas. Je passe sur le MovieOS de toute beauté, sur le virus informatique magique qui se propage par l'opération du Saint Esprit et par le babillage pseudo-geek presque plus ridicule que dans Matrix. Bref, une daube, heureusement qu'elle ne m'a coûté que 1,50 ?.
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2003-06-22
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Premier film de George Clooney, écrit par Charlie Kaufman et produit par Steven Soderbergh, Confessions of a Dangerous Mind est un petit bijou. Casting éclairé et cameos cocasses, mise en scène intelligente, basé sur l'autobiographie de Chuck Barris, le film raconte l'histoire d'un animateur/producteur de télévision à succès qui est recruté par la CIA pour devenir agent secret. Derrière l'histoire traitée sous un aspect relativement comique se cache une réflexion sur l'idée de réussite sociale. Animateur de télé ? Agent secret ? Voilà des métiers qui font rêver de nombreuses personnes. Barris a fait les deux, et il a pourtant l'impression de n'avoir rien fait de sa vie. Le film dynamite James Bond, héros complètement aseptisé et dépourvu de sentiments. Indéniablement une réussite.
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2003-06-22
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J'en entends déjà rire : "ouah l'autre, il démolit Matrix Reloaded et il a bien aimé 2 Fast 2 Furious". Eh bien oui. A la différence de Matrix Reloaded, 2 Fast 2 Furious n'a pas la prétention d'énoncer des vérités mystico-philosophiques ou d'assommer le spectateur à coups de termes technico-masturbatoires. On entre dans la salle pour voir des courses poursuites en bagnole, de belles nanas (pour les mecs ou les lesbiennes ou les bi), de beaux mecs (pour les nanas ou les gays ou les bi) et de belles cascades. Et on est servi. Ce n'est clairement pas le film du siècle, ça ne révolutionne pas le genre, mais pour 1,50 ? on passe un moment pas désagréable et c'est l'essentiel (bon, dans la catégorie "belles nanas", on oublie Devon Aoki qui est absolument hideuse, merci).
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2003-06-01
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Boyle est décidément un réalisateur atypique. Après le désastreux (de son aveu même) "The Beach" et le très moyen "Une vie moins ordinaire", le voici de retour avec un film au budget considérablement réduit. Tourné entièrement en numérique avec une image volontairement fade et sale, 28 Days Later revisite le genre du film de zombies qui se faisait rare ces derniers temps sur les écrans. Quelques images gore interdisent le film aux moins de 16 ans, mais l'interprètation de qualité et l'ambiance glauque (peu de musique) qui pèse lors de la projection valent largement le détour. Réservé toutefois aux amateurs.
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2003-05-19
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Prévu à l'origine pour n'avoir de suite qu'en cas de succès en salles, Matrix est une sorte de fresque SF composée de myriades d'éléments pompés à droite et à gauche, remodelés, mélangés et resservis sous des traits relativement esthètiques. Un scénario relativement vide empruntant la plupart de ses idées à Terminator, une mise en scène inspirée de films comme Ghost In The Shell ou Dark City et des scènes de kung-fu rappellant le meilleur du cinéma asiatique (One Upon A Time in China, du génial Tsui Hark). De part son inconsistance scénaristique, le film ne peut pas AMHA convoiter le titre de "chef-d'oeuvre" mais n'en reste pas moins un spectacle visuel très agréable au cinéma mais sans aucun intérêt à la télé ou en DVD.
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2003-05-18
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Prenez le scénario de Matrix. Si si, les 3 lignes du schéma de base qui dit "début chiant, combats, sauvetage, combats, explosions, combats, fin". Vous obtenez le scénario de Matrix Reloaded, aussi creux que le premier si ce n'est que cette fois-ci, on le connaît déjà. Si le design du premier épisode était relativement novateur, on a ici droit aux mêmes effets répètés à outrance et cette débauche d'effets poussent le spectateur jusqu'à l'écoeurement visuel. Passons sur le final consternant de niaiserie pour conclure sur le fait qu'il faut absolument voir l'oeuvre en VO pour au moins avoir le plaisir de rire lors de l'intervention de Lambert Wilson qui jure en français dans le texte et de fort belle manière. Mais une tirade de dix secondes hilarante ne sauve pas un film de 2h15 du naufrage.
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2003-05-04
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Je ne serai pas aussi radical qu'Irvin pour ce film. En fan inconditionnel des X-Men (même si ça fait bien 10 ans que j'ai pas lu un comics) je ne me suis pas ennuyé devant même si je suis tout à fait prêt à reconnaître que c'est loin d'être le film du siècle. Il est fort possible toutefois que le néophyte s'amuse moins que le fan qui va passer son temps à repèrer les multiples clins d'oeil à l'univers des X-Men. Quelques scènes sont réellement jubilatoires, notamment celle d'ouverture et les combats de Wolverine. Finalement c'est un bon divertissement qu'on oublie aussitôt sorti de la salle, mais après tout, parfois on ne demande pas plus à un film.
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2003-01-26
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Même si je ne serai pas aussi enthousiaste que Kali et Gniarf, j'avoue avoir énormément apprécié Tenkû no shiro Laputa. Effectivement, il est amusant de reconnaître certains personnages qui apparaîtront ensuite dans Sen yo Chihiro no Kamikakushi. Effectivement, les images sont (comme toujours) splendides. Le scénario ne casse pas 3 pattes à un canard et a déjà été surexploité (dans Fushigi no Umi no Nadia, par exemple) mais le traitement est tout à fait intéressant, avec toujours cette volonté de Miyazaki d'éviter le manichéisme primaire de certains autres grands studios (suivez mon regard...) même si cette fois-ci, il y a réellement un méchant (contrairement à Mononoke Hime, par exemple, où personne ne l'est vraiment). Le film a très bien vieilli et si il souffre évidemment un peu de la comparaison avec Chihiro, il reste d'une excellente qualité graphique et d'animation. Quant à la BO, on reconnaît Hisaishi, c'est toujours du très bon.
Alors pourquoi seulement 4 étoiles et pas 5 ? Eh bien je dois l'avouer, par moments je me suis ennuyé ferme. Oh, ça n'a pas été bien long, mais par exemple l'arrivée sur Laputa, l'apparition du robot-jardinier et l'exploration de Laputa par Pazu et Shiita (ça doit durer 10 minutes en gros) m'ont paru interminables. Allez comprendre pourquoi. Reste que ce film est un must-see, qui viendra probablement enrichir la section "anime" de mes DVD dans quelques mois. Vivement les sorties au cinéma de Majo no Takkyubin et surtout de Kaze no tani no Nausicaa ! |

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2002-12-07
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Excellent. Rien de plus à ajouter. Ah si : pour qu'un dessin animé japonais plaise à Canard, il ne faut surtout pas que le scénario soit un peu élaboré. Sinon soit c'est incompréhensible, soit c'est inintéressant [/bave].
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2002-11-24
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Je dois l'avouer, je m'attendais au pire avant de voir ce film. Finalement, quelques dizaines d'éclats de rire plus tard, j'étais vraiment content. Alors oui, c'est con, ça tache, mais ça n'est pas du lourdingue à la "Asterix" (je parle des films Asterix, entendez moi bien) et qu'est-ce-qu'on se marre ! Un très bon moment.
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2002-11-24
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Probablement le meilleur film d'Harold Ramis, bien plus intelligent que Multiplicity (Mes doubles, ma femme et moi). Celui qui joua Egon Spengler dans GhostBusters I & II fait ici tourner son ancien collègue casseur de fantôme Bill Murray dans une comédie hilarante, depuis largement copiée ou parodiée (dans X-Files, notamment). Un présentateur de la météo est envoyé pour la enième année consécutive dans un patelin miteux pour y célèbrer "le jour de la marmotte", tradition ridicule dans laquelle une marmotte est supposée dire combien de temps l'hiver va durer. Malheureusement pour lui, à son réveil, le lendemain, rien n'a changé, et il est condamné à revivre perpétuellement la même journée, encore, encore, et encore. J'adore Bill Murray, il va sans dire que Groundhog Day fait partie de mes films préfèrés. Je ne saurais que trop vous le conseiller.
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2002-10-31
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Bien que plein d'appréhension (je n'avais pas particulièrement été emballé par "The Spy Who Shagged Me") je dois avouer que ce "Goldmember" est plus que réussi et m'a bien fait rire. Ce qui, pour une comédie, est déjà un bon début. La scène d'introduction est d'anthologie et le film vaut le coup quasiment rien que pour elle. Pour le reste, c'est de l'humour gras, qui colle, avec moults pets, gags scato, et j'en passe, et si c'est pour ça qu'on est venu, on en a pour son argent. Notons tout de même quelques gags que les adaptateurs ont tellement eu de mal à traduire qu'ils ont laissé le texte en VO, et d'autres gags qui sont "culturellement" incompréhensibles (je ne sais pas si beaucoup de monde va comprendre le clin d'oeil aux "Osbournes"...). Au final, on passe un bon moment, on a pas beaucoup réfléchi mais on est content en sortant, et c'est l'essentiel.
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2002-10-29
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Pas mieux qu'Irvin sur ce coup. J'avais tant entendu parler du bouquin (que je n'ai toujours pas lu, honte sur moi) que j'en attendais beaucoup du film... et quelle déception. Ce film n'est qu'un immense foutage de gueule. Je ne parle même pas des 10 dernières minutes qui donnent envie au spectateur d'arracher son siège pour le faire bouffer au scénariste. Une merde. Et je pèse mes mots. J'ai quasiment jamais vu plus mauvais, à part "Baise-moi".
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2002-10-29
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Ce film a un bon côté : il dure moins de 70 minutes. Tout le reste est consternant. L'histoire se résume en une ligne ("2 nanas à qui la société n'a pas fait de cadeaux décident de se venger, et baisent et tuent tout ce qui bouge" - si ça prend plus d'une ligne agrandissez la fenêtre de votre navigateur). Partant de là, il n'y a plus rien. Les scènes ultraviolentes s'alternent avec les scènes pornographiques (bah oui, une bite dans une chatte en gros plan, c'est porno, pardon pour l'expression, mais niveau vulgarité ce film se pose là), et au bout d'une heure dix de frénésie spermatique et meurtrière le carnage se termine, et on est bien soulagé, parce qu'on va pouvoir passer à un truc un peu plus intéressant. Il va sans dire que cette sous-merde a largement profité du tapage médiatique qui a accompagné son interdiction dans les salles, alors que si les associations de trous du cul genre "Familles de France" avaient fermé leur gueule, le film aurait disparu des programmes en moins d'une semaine faute de public. Un déchet. A oublier. Si je pouvais mettre 0 étoile, je n'hésiterais même pas.
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2002-10-29
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Kuzco (The Emperor's New Groove, en VO) est probablement le Disney (hormis les Pixar, bien entendu) le plus intéressant, le plus drôle et le moins niais qu'il m'ait été donné de voir depuis Aladdin. Je me demande même si je ne préfère pas Kuzco à Aladdin, en fait. Niveau réalisation, soyons honnêtes, c'est assez moyen, le character design plaît ou non, mais l'histoire est vraiment très amusante à suivre et les gags proprement désopilants. On passe vraiment un moment très agréable en le regardant, et pour un Disney, c'est plutôt une bonne chose, n'est-ce pas ?
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2002-10-29
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Intercalé entre Fargo et O'Brother, The Big Lebowski est un joyeux foutoir à l'histoire totalement déjantée, et finalement pas si simple à suivre. Tout commence sur un malentendu : des truands confondent Jeffrey Lebowski - The Dude (Jeff Bridges) avec Jeffrey Lebowski - The Big Lebowski (David Huddleston). L'un est un joyeux chômeur post-hippie mal rasé, l'autre un homme d'affaires richissime mais paralysé. Partant de ce postulat de départ, tout s'entrechoque avec gaieté et on se surprend à rire de scènes plutôt morbides, mais que la légèreté de ton rend finalement hilarantes. The Big Lebowski n'est pas un chef d'oeuvre, mais c'est un bon moment, qu'on ne se lasse pas de revoir.
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2002-10-29
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Je n'ai pas bien compris pourquoi Craven a appellé ce film "Scream 2", alors que l'appellation "Scream Bis" ou "Scream Again" auraient bien mieux collé. Ce film est une resucée sauvage du 1er, il n'y a strictement aucune surprise, et en plus on devine assez facilement la fin (bah oui, pas dur, c'est tout pareil que dans le 1). Pas grand intérêt, donc (et encore, le 3 est pire).
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2002-10-29
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On se fait une grosse frayeur lors du générique du début : maman, comment je vais faire pour suivre une histoire avec autant de personnages ? Et encore, ils n'en présentent même pas la moitié, c'est dire. Puis, finalement, par une mécanique savamment orchestrée, tout ceci se met en place, chaque élément de ce petit univers se rapproche des autres jusqu'à la collision finale, pour donner un film plein de punch, d'humour, avec une BO plaquée Or. Très semblable à Arnaques, Crimes & Botanique (Lock, Stock & 2 Smoking Barrels) du même réalisateur, Snatch est néammoins moins brouillon, et mieux maîtrisé que son prédécesseur.
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2002-10-29
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Scream est un film malin. En dévoilant la mécanique des films d'horreur classiques, puis en la détournant à son profit, Craven réussit là une bonne surprise : il faut vraiment être subtil pour deviner qui se cache sous le masque du tueur avant de le découvrir finalement en même temps que l'héroïne. Un film agréable, sans grand intérêt philosophique, mais qui se laisse vraiment regarder.
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2002-10-29
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Après avoir joué sur le principe du film d'horreur, puis sur celui de la suite du film d'horreur, Craven essaye de nous faire le coup de la trilogie du film d'horreur, tout en rajoutant une couche de vernis avec "l'histoire du film qui interagit avec l'histoire du film tiré du film, ou le contraire". Sauf que ça n'est pas nouveau, puisque dans le 2 on parlait déjà du film basé sur l'histoire du 1 En bref, on sent que le filon est usé, et à force, ça lasse. Je ne parle même pas du tueur dont finalement tout le monde se fout, à commencer par le scénariste, tellement son identité et ses motivations ne sont pas crédibles. Ça suffit, mieux vaut ne pas en faire un 4ème.
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2002-10-29
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Sorte de "Simpsons" à la japonaise, ce dessin animé du studio Ghibli a, comme son pendant américain, un graphisme très épuré qui sert une histoire basée sur les petits riens de la vie de tous les jours. Et ici aussi, entre les divers membres de la famille, on a pas le temps de s'ennuyer (la scène de la télécommande est particulièrement réjouissante). Attention, simplicité du graphisme ne veut pas dire faiblesse graphique : l'animation atteint des sommets lors de certains passages (notamment la descente du gateau en bobslegh) et au final, on rit beaucoup à suivre les aventures de la petite famille.
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2002-10-29
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Vous êtes fan de John Woo ? Pauvre de vous. Passez votre chemin. Vous êtes fan de Tom Cruise ? Pauvre de vous. Passez votre chemin. Vous êtes fan du premier film, celui de De Palma ? Pauvre de vous, envisagez la pendaison. Vous êtes fan de la série originale ? Prenez un flingue, et allez descendre Woo et Cruise. M:I-2 est le stéréotype même du film dont J6M rêvait de nous abreuver, avant de finir au fond du caniveau : du bon gros pop-corn dans lequel on ne réfléchit pas, et qui rameute la foule dans les salles. Eh ben beurk. Passons sur un scénario aussi construit qu'une Twin Tower mais empli de termes techniques pour se la pèter à la H@ckers, passons sur la réalisation digne d'un John Woo au pire de sa forme (ah ben tiens, ça explique des choses, en fait), et au final, on a quoi ? Ben c'est pas fameux. A part la scène d'ouverture en escalade très sympa et le bon "Take a look around" bien heavy de Limp Bizkit du générique de fin, y'a un trou de 2h pendant lesquelles on s'emmerde. Triste.
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2002-10-29
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Ça n'est pas sans une certaine appréhension que j'ai abordé ce film de Costa-Gavras : la présence de Kassovitz au générique ne m'inspirait guère. Il faut pourtant reconnaître que Kasso fait ici preuve d'un étonnant talent d'acteur : il interprète son rôle avec tant d'application et de réserve qu'on se prend à rêver qu'il arrête de réaliser des films pour uniquement jouer dedans. Les autres personnages sont eux aussi remarquablements interprètés. Non, ce qui ressort le plus du film, c'est cette envie de vomir qui vous prend aux tripes. Ces images de convois, avec des wagons à bestiaux bourrés à craquer, que l'on voit repartir vides quelques instants plus tard. Ce pape, parfaitement au courant de la situation, qui décide de ne rien faire. On comprend mieux la gène de l'église catholique lors de la sortie du film. Un film à voir, et à faire connaître.
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2002-10-08
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J'aurais bien mis un peu plus d'étoiles, mais après réflexion je me souviens du premier sentiment que j'ai eu en sortant de la salle. Un mélange d'incompréhension, de dégout, et d'exultation barbare. Je ne savais pas bien si je devais rire, ou pleurer du spectacle auquel je venais d'assister. Voyons le principe : dans un Japon décadent, les jeunes refusent d'adhérer au système scolaire et d'obéir à leurs profs. Pour y remédier, le gouvernement met en place le système "Battle Royale". Les professeurs inscrivent leur classe au programme. Tous les ans, une classe est tirée au sort. Ses élèves sont conduits de force sur une île. On leur enfile un collier qui contient une bombe, on leur fournit un sac qui contient quelques rations, et une arme tirée au hasard (ça va de la boussole, de la paire de jumelles à l'AK-47, pour donner une idée...). Ils ont 3 jours pour s'entretuer. Si au bout du temps imparti, il y a plus d'un survivant, les colliers explosent, et leur arrachent la tête. Simple non ? Partant de ce concept, accrochez-vous au siège. Ça tue, ça découpe, ça arrache, ça brûle, ça explose, bref ça gicle. On pourrait se dire qu'on a l'habitude. Sauf que voir une gamine à qui on donne 15 ans maximum se prendre un chargeur d'Uzi dans le bide en gros plan, on ne voit pas ça tous les jours. Et ça continue. Sans cesse. On se demande s'ils sont 40 dans la classe ou 400. Puis, au bout de 2 heures de tuerie, quand tout celà se termine, on est partagé. A quoi vient-on d'assister ? A une critique virulente de l'actuelle société, et du comportement de la jeunesse japonaise, c'est certain : Sarkozy prendrait peur en voyant certains comportements actuels au Japon. Mais cette méthode est-elle saine ? Doit-on montrer des dizaines de meurtres pour faire cesser cette montée de violence ? A mon sens, l'approche utilisée par Toru Fujisawa dans le manga GTO pour traiter du même sujet est bien plus saine, et efficace. Ceci n'engage que moi. Reste que BR est un ovni, un film qu'on se doit d'avoir vu, qu'on détestera ou qu'on adorera, mais qui ne peut laisser indifférent.
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2002-10-07
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Rah mais qu'est ce que j'ai pu m'emmerder en regardant ce dernier Spielberg. Mais soyons honnêtes : le fait qu'une espèce d'enfoiré de sa race maudite en tongs m'ait raconté la fin du film la veille de la projection a passablement dû obscurcir mon jugement. Minority Report est probablement meilleur que A.I. (d'un autre côté il eût été difficile de faire pire, encore que George Lucas doive en être capable) mais ça n'est pas la panacée non plus. Je ne parle même pas de la façon dont le méchant est démasqué, qui est proche du ridicule. Et si Steven nous sortait Memoirs Of A Geisha, histoire de faire un bon film, pour changer ?
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2002-08-30
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J'attendais vraiment -beaucoup- de Blood. Au vu du staff (Mamoru Ghost In The Shell Oshii, Katsuhiro Akira Otomo, entre autres), Katsuya Terada au character design, une bande-annonce qui laissait augurer vraiment du meilleur... et ce fut la déception, proportionnelle à l'attente. Visuellement, c'est très réussi. Vraiment. Personnages parfaitement intégrés aux décors de synthèse, animation fluide et travaillée, chara design très réussi, ça arrache. Manque juste un tout, tout petit détail. Mais alors vraiment petit : un scénario. On suit la traque de vampires par une jeune fille au passé apparemment lourd de secrets, et... c'est tout. Ça commence par Saya qui tue un vampire, ça se finit par Saya qui tue un vampire, et pendant les 45 minutes du film (oui, fallait oser) on voit Saya tuer des vampires. Et c'est tout. Chapeau, même "Une nuit en enfer" est plus évolué. Au final c'est réellement une immense déception.
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2002-05-15
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Etait-il possible de faire pire que "The Phantom Menace" ? Le défi était de taille et Lucas l'a relevé avec brio. Attack Of The Clones et un film bariolé : soit on se fait mortellement chier alors que les 2 personnages principaux se débattent maladroitement avec leurs problèmes affectifs (faut les comprendre les pauvres, ils n'ont pas regardé les Feux de l'Amour donc ils ne savent pas faire) ; soit on rigole devant le ridicule de la plupart des autres scènes ou des dialogues. A plusieurs reprises, je me suis même demandé si je ne m'étais pas trompé de salle, et si je n'étais pas devant un ZAZ. Mais non, impossible, on ne s'emmerde pas 30 minutes entre 2 fous-rires pendant un ZAZ. Voyons donc tout en revue :
- les personnages sont caricaturaux au possible. Passons sur Obi-Wan Kenobi définitivement condamné à n'être qu'un second rôle (le pauvre) pour arriver rapidement à Anakin Skywalker. On l'avait laissé en gamin insupportable à la fin de la précédente catastrophe, le revoici en adolescent rebelle et branleur typique auquel on prendrait un plaisir sadique à filer des coups de pied alors qu'il se tord de douleur au sol (et que deux minutes avant, il vous toisait d'un air supérieur). Et le personnage n'évolue pas d'un iota pendant tout le film. Alors oui, il a des accès de vilénie par moments (je passe sur la scène avec la mère, tout simplement consternante : on se demande si on doit en rire ou en pleurer), mais globalement il reste dans son trip de glandeur façon Berverly Hills 90210 avec un sabre qui brille. Mace Windu a autant de charisme qu'une huitre, Django Fett est ridicule, et on ne parle pas de Yoda, merci, au revoir. - le scénario ? Oh ben il y a encore cette histoire de fédération du commerce très méchante qui devrait être totalement anéantie dans l'épisode 3, puisqu'à ma connaissance on en entend pas du tout parler dans "A New Hope". Y'a Palpatine aussi, qu'on sent à 35 kilomètres qu'il fait des trucs louches, sauf les Jedi qui sont super intelligents mais qui ne voient strictement rien. C'est bien la peine d'être un super-héros. Django Fett joue dans les deux camps aux yeux de tout le monde, mais ça n'a pas l'air de déranger. Je vais arrêter là les incohérences, sinon j'y passe la nuit. - les effets spéciaux ? il y a du très réussi. Et du très complètement loupé. Félicitations aux acteurs qui glissent sur le décor en marchant comme sur une flaque d'huile sans se casser la gueule. Les incrustations sont pour la majorité totalement foirées. Certains monstres sont très laids, et horriblement mal modélisés. Certains bruitages aussi (le premier vaisseau que l'on voit arriver fait un bruit de mixer). Et à coté de ça il y a du plutôt joli (décollage d'escadrons de vaisseaux, etc). - la musique, bah, c'est du John Williams, quoi. C'est pompeux, c'est lourd, c'est chiant. On entend la marche impériale par petites touches, c'est peut-être le seul élément sympa de la BO qui est encore moins marquante que celle de SW1. Au final ? Une grosse bouse, qui fait rire involontairement à de nombreuses reprises. Un peu comme H@ckers, quoi, sauf que H@ckers est plus court, donc on s'ennuie moins longtemps. Défi à relever : faire pire pour l'épisode 3. |
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2001-10-20
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Après Pi, voici la nouvelle oeuvre de Darren Aronofsky, décrivant la longue descente aux enfers d'un jeune homme, de son meilleur pote, de sa petite amie, et de sa mère. Chaque personnage est victime de sa propre dépendance, dont on découvre petit à petit les aspects pervers jusqu'au final qui clouera au siège même le plus aguerri des spectateurs. D'ailleurs, il est arrivé que certaines personnes sensibles vomissent en sortant de la salle, pour vous donner une idée. Un film coup de poing, à voir absolument.
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2000-10-29
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Si vous n'avez pas lu le roman de Chuck Palahniuk du même nom, vous devez aller voir le film. Si vous avez lu le roman, vous devez également aller voir le film, mais attention, vous ne le verrez pas de la même façon. Et vous savez déjà probablement pourquoi. Et ensuite, quel que soit le cas dans lequel vous vous trouvez, vous devriez y retourner. Et je vous le garantis, vous n'allez pas voir le même film. Fight Club fait partie de cette catégorie de longs qu'on attendait pas, et qui vous mettent une telle baffe que vous en ressortez sur le cul. Présenté à l'origine comme un banal film de baston par les désolantes bandes-annonces (montées par la Fox sans l'accord de Fincher, qui avait tourné des teasers complètement décalés et beaucoup plus dans l'esprit du film, présents sur le DVD collector sous le nom de "Public Service Announcements"), Fight Club est une oeuvre majeure qui ne laisse pas indifférent, à mon avis un des meilleurs films, si ce n'est le meilleur, de ces 10 dernières années. Fincher adapte avec brio un roman casse-gueule et atypique, en réussissant le tour de force de conserver cet esprit qui "frappe" à la lecture, comme un poing en pleine tronche. Norton et Pitt sont excellents, au meilleur de leur forme, Bonham-Carter est très touchante, quant à la BO des Dust Brothers elle est aussi incisive et obsèdante que l'est le reste du film. Sans aucun doute, une merveille.
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2000-09-20
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Dans un monde qui représente ce qu'aurait pu devenir le Japon après la seconde guerre mondiale, l'armée et la police sont supplantées par la POSEM afin de faire règner l'ordre. Au sein de cette milice, un groupuscule de soldats d'élite est suspecté d'actes de trahison envers le gouvernement : la brigade des loups. Un scénario bien ficelé sur fond de manipulations politiques et une excellente réalisation font de cet anime réalisé par la même équipe que Ghost In The Shell un film peut-être un peu difficile d'accès, mais de grande qualité. Recommandé.
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2000-07-17
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Probablement encore à l'heure actuelle le blockbuster hollywoodien le plus catastrophique qu'il m'a été donné de voir. Des effets spéciaux ratés, un scénario indigent, des acteurs qui cabotinent à n'en plus finir, et des gags qui tombent à plat. Un ratage sur absolument tous les points. Un désastre.
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1998-10-07
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Adapté du manga éponyme de Shirow Masamune, Ghost In The Shell (Kokaku Kidotai en VO) nous mène dans un monde dans lequel magouilles politico-mafieuses riment avec problèmes de bio-éthique. Il n'est pas étonnant qu'un réalisateur comme Oshii Mamoru (déjà auteur des films de Patlabor, de Tenshi no Tamago ou plus récemment d'Avalon) se soit penché sur l'adaptation de la fresque cyberpunk d'un des plus pointilleux mangakas actuels. Le film est, comme le manga, une réflexion sur la vie, son point de départ, et à partir de quel point une entité intelligente (une IA, en l'occurence) peut-être considèrée comme personne vivante. Le tout est abordé sous un ton résolument sobre et sérieux, néammoins, contrairement au manga plein d'humour et d'action. La réalisation est excellente, dommage que le master de la version DVD soit aussi moyen. Au final, comme pour Akira, il est plus que chaudement conseillé de lire le manga avant pour ne pas passer complètement à coté du film. Et attendre ensuite patiemment la sortie de "Standalone Complex", série télé qui adaptera le manga de façon (on l'espère) encore plus fidèle.
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1998-07-10
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Tiré du roman de Nosaka Akiyuki, "Hotaru No Haka", ce film décrit le long calvaire vécu par de jeunes enfants japonais durant la 2nde Guerre Mondiale. Dès le début du film, on apprend que nos héros vont mourir : pas de happy-end lacrymale à la Disney, donc, nous allons assister à la lente agonie de Seita et de sa petite soeur, Setsuko, depuis la mort de leur mère jusqu'à leur propre décès. Dur, sans concession, ce dessin animé parvient à tirer des larmes du plus aguerri des spectateurs. Sans pathétique aucun, les faits sont exposés crument, comme par exemple la totale confiance du peuple japonais dans la puissance de leur armée et la profonde incompréhension découlant de la reddition de l'empereur. Associé de Miyazaki Hayao lors de la création du studio Ghibli, Takahata Isao réussit là une véritable merveille sur un sujet délicat. Cette merveille vient de ressortir en DVD avec une image remasterisée (l'ancienne était vraiment de qualité moyenne) et un coffret contenant en prime le roman original. Une bonne raison de ne pas s'en priver.
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1991-05-03
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Otomo Katsuhiro adapte lui-même son célèbre manga éponyme, avec plus ou moins de bonheur. Plus, parce que l'animation est superbe, que Neo-Tokyo en images de synthèses avait fait sensation au moment de la sortie du film (il y a bientôt 15 ans, déjà), et qu'elle reste splendide. Moins, parce qu'une seule partie du manga est adaptée... et pas ma partie préfèrée :) Il va sans dire qu'une partie considérable de l'histoire est modifiée pour les besoins de l'intrigue. Si le début est tout à fait fidèle, la deuxième heure de film n'a plus rien à voir. Il aurait en effet été difficile de tout faire tenir en seulement deux heures. Néammoins, les modifications profondes apportées au scénario ne furent pas du goût de tout le monde, et certainement pas des "puristes" (auxquels je dois avouer que j'ai tendance à appartenir). Akira n'en reste pas moins non seulement un bon divertissement, mais également un film d'anticipation toujours d'actualité, que tout amateur de Science-Fiction ou de Japanimation (ou les deux) se doit d'avoir vu. Et surtout, surtout, d'avoir lu.
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Presque parce qu'au final on nous impose un Shia LaBeouf héros humain en reléguant presque les Autobots au second plan, parce que pendant toute une partie du film on ne voit plus un seul robot et on se contente de suivre Mutt Williams Jones à la recherche d'une machine cachée en Egypte, holala va-t'il la trouver !
Et surtout presque parce que si le scénario du premier tenait sur une feuille de papier toilette, celui du deuxième se paye en plus le luxe d'être d'une idiotie sans nom face à laquelle la seule réaction possible est le facepalm.
Franchement dispensable, même pour les fans du 1er.