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13m², 2 Fast 2 Furious, 21 Grams, 28 Days Later, 28 Weeks Later, 30 days of night, 300, 99 F, A History of Violence, A Scanner Darkly, Akira, Alien VS Predator, Aliens VS Predator 2: Requiem, Amen, American Beauty, American Psycho, Animatrix, Apocalypse Now Redux, Appleseed, Austin Powers in Goldmember (Austin Powers 3), Baise-moi, Batman Begins, Battle Royale, Battle Royale 2, Be cool, Be kind, rewind, Bewitched, Bienvenue chez les Ch'tis, Big Fish, Blades of Glory, Blood the last vampire, Borat: Cultural Learnings of America for Make Benefit Glorious Nation of Kazakhstan, Braquage à l'anglaise (The bank job), Brice de Nice, Broken Flowers, Bruce Tout Puissant, C'est arrivé près de chez vous, Ca$h, Cars, Casino Royale, Casshern, Charlie Wilson's War, Children of men (Les fils de l'homme), Cloverfield, Confessions of a Dangerous Mind, Corpse bride, Cortex, Das Leben der Anderen (La vie des autres), Dave Chappelle's Block Party, De battre mon coeur s'est arrêté, Death Proof (Quentin Tarantino's Grindhouse: Death Proof), Der Untergang - La chute, Die Hard 4.0 - Live Free or Die Hard, Doom, Eastern promises, Enfermés dehors, Eternal Sunshine of the Spotless Mind, Fantastic Four, Fight Club, Finding Nemo, Finding Neverland, Fragile(s), Garde rapprochée (Man of the house), Ghost In The Shell, Girl next door, Good night, and good luck, Groudhog Day (Un Jour Sans Fin), Guess Who, H2G2 (Hitchhiker's Guide to the Galaxy), Hancock, Haute tension, Heat, HellBoy, Herbie: Fully Loaded, Héros, Hitch, Hostel, Hostel: Part 2, House of the Dead, Hulk, I am legend, In Bruges, In the valley of Elah, Incassable, Indiana Jones and the kingdom of the crystal skulls, Innocence - Ghost in the Shell II, Into the wild, Intolerable cruelty, Iron Man, Irréversible, J'adore Huckabees, jarhead, JCVD, Jeux d'enfants, Jin Roh, Juno, Kill Bill: Vol. 1, Kill Bill: vol.2, Kiss Kiss Bang Bang, La Clef, La recrue, La tour Montparnasse infernale, Laputa - Le Château dans le ciel, Le couperet, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain, Le Labyrinthe de Pan (El Laberinto del Fauno), Le sixième sens, Le tombeau des lucioles, Le voyage de Chihiro (Sen to Chihiro no kamikakushi), Les 11 Commandements, Les Clés de Bagnole, Les Indestructibles, Les poupées russes, Little miss sunshine, Live!, Lock, stock & two smoking barrels, Lola rennt, Lost In La Mancha, Lost in translation, Mamma mia, Marie-Antoinette, Matchstick Men, Matrix, Même pas mal (Dodgeball), Memento, Mes voisins les Yamada, Miami Vice, Michael Clayton, Million Dollar Baby, Minority Report, Mission Impossible II, Monster-In-Law (Sa mère ou moi), Mr. & Mrs. Smith, Mystic River, Napoleon Dynamite, No country for old men, Oldboy, OSS 117 : Le Caire nid d'espions, Out of time, Photo obsession (One hour photo), Pirates of the Caribbean: Dead Man's Chest, Pirates of the Caribbean: The Curse of the Black Pearl, Pirates of the Carribean - At World's End, Planet Terror (Robert Rodriguez's Grindhouse: Planet Terror), Prête-moi ta main, Prisonniers du temps (Timeline), Rambo, Ratatouille, Redacted, Renaissance, Requiem for a dream, Resident Evil, Revolver, Rocky Balboa, RRRrrrr!, Sans arme, ni haine, ni violence, Saw, Saw II, Saw III, Scary Movie 3, Scream, Scream 2, Scream 3, Seven Swords, Shoot'em Up, Shrek 2, Shrek the 3rd, Sicko, Sin City, Snatch, Spider-Man, Spider-Man 2, Spider-Man 3, Starsky & Hutch, Starwars II: Attack of the clones, Starwars III: Revenge of the Sith, Steak, Steamboy, Sweeney Todd, Terminator 3 : Rise of the machines, The Big Lebowski, The Bourne Ultimatum, The Darjeeling Limited, The dark knight, The Emperor's New Groove, The Happening, The Incredible Hulk, The Interpreter, The Kingdom, The life aquatic with Steve Zissou, The Lord of the Ring: The return of the King, The Matrix Reloaded, The Matrix Revolutions, The Passion of the Christ, The Simpson's Movie, The Transporter, The X-Files: I want to believe, There will be blood, Thirteen, Transformers, Triangle, Un petit jeu sans conséquence, Un tramway nommé désir, Valse avec Bachir, Vanilla Sky, Wallace & Gromit: The Curse of the Were-Rabbit, Wall·E, We own the night, Wedding Crashers, When we were kings, Wild Wild West, X-Men 2 (aka X2), Zodiac, [REC],
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2008-09-13
UGC Bercy - Une excellente reconstitution minutieuse d'un des casses les plus exceptionnels réalisés en Grande-Bretagne durant les années 70. Entouré de multiples zones d'ombres, celui-ci n'a jamais été élucidé, un blackout ayant été imposé sur les média par le gouvernement britannique de l'époque.
A l'aide du témoignage d'un insider membre de la commission d'enquète de l'époque, les scénaristes reconstituent cette histoire surprenante de petites frappes réussissant un casse les dépassant totalement. Pour une fois Jason Statham pense avec autre chose que ses muscles, et c'est bien son meilleur rôle depuis Snatch.
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2008-09-13
UGC Bercy - Résumons le pitch de départ: "O hai guise, tu as niqué ma mère un soir y'a 20 ans et vous ne vous êtes plus jamais revus depuis, je t'invite à mon mariage de l'autre côté de la Terre, tu viens ? PS: vous êtes trois et je vous suspecte tous d'être mon père, mais vous allez attendre la moitié du film pour vous en rendre compte miraculeusement. Kissoux (l)"
Oui, c'est complètement con, et il m'a fallu environ 3,0376 secondes pour haïr viscéralement la jeune héroïne (dès son premier "OHMAGAWD" en fait) de cette comédie musicale mièvre à vomir. Seule Meryl Streep chante de manière un peu convaincante, pour ce qui est de la réalisation et de la mise en scène, c'est un véritable cauchemar, et ne parlons pas des autres acteurs qui cabotinent en permanence. Un calvaire de plus d'1h45. Au secours.
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2008-08-31
DVD - Après les plus que moyens épisodes featuring Pierce Brosnan j'étais plus que dubitatif vis-à-vis de ce nouveau Bond.
Force est pourtant de reconnaître que ce retour aux sources de Bond (Casino Royale est sa première mission après l'attribution de son "permis de tuer", le fameux "00") est des plus efficaces. Comme dit plus haut, il n'est pas spécialement fin ni subtil (la poursuite de l'intro le laisse entendre), mais ses méthodes, ses errements et ses erreurs le rendent bien plus humain que Brosnan, sorte de Terminator en costard terminant à peine décoiffé au bout de 2h30 d'explosions.
Le Bond nouveau morfle, donc, il manque de finir empoisonné, il se fait sérieusement démolir à la Jack Bauer lors d'une séance de torture assez couillue après s'être joliment crashé en voiture, détruisant au passage une Aston Martin de collection.
Si l'on est pas fan de poker on risque de trouver certaines scènes longuettes, mais en ce qui me concerne j'ai bien pris mon pied, et la surprise n'en a été que meilleure.
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2008-08-19
UGC Les Halles - Bon, allez, 5 étoiles.
Parce que Ledger, comme tout le monde le dit, est excellent et, à mon goût, laisse Nicholson complètement sur place. C'est bien simple, on diraît que le grand Jack cabotine comparé à la prestation extraordinaire de ce nouveau Joker. Moins clean, moins parfait, ce Joker incarne parfaitement l'anarchie et le chaos qu'il vénère.
Parce que le scénario bien foutu et les rebondissements, même si certains sont un brin prévisibles, font passer ces 2h30 comme une lettre à la Poste.
Parce que Nolan a même fait l'effort d'apprendre à filmer des scènes d'action, ce qui n'est pas un mal.
Parce qu'à l'exception de Maggie Gyllenhaal, tout le monde fait ici parfaitement son boulot, et encore, la pauvre se débrouille bien mieux que la catastrophique Katie Holmes dans le même rôle.
Et parce que ce Batman, plus sombre, plus faillible, plus perclus de doutes que celui de Burton, me rappelle bien plus le Batman du cycle DK de Frank Miller, ou le Batman de Smile! d'Alan Moore.
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2008-07-30
UGC Bercy - Le mythe est-il toujours vivant ? Six ans après la fin de la série culte, Fox Mulder et Dana Scully, ex-agents du FBI, sont appellés afin de retrouver une agent disparue, mais dont le seul espoir est un ancien prètre doué de visions...
Après Fight the future, premier film "de transition" effectuant le lien entre les saisons 5 et 6, I want to believe s'inscrit dans la tradition des "loners", ces épisodes indépendants de l'arc principal régissant la série. On est ici en présence d'une enquète relativement classique où le surnaturel est d'ailleurs curieusement très peu présent.
Si l'on retrouve avec plaisir les personnages de Mulder et Scully, et qu'on frissonne d'excitation lorsque résonnent les premières notes du générique (et quand apparraissent les boucles rousses de Gillian Anderson), on est tout de même en face d'une histoire somme toute banale, sans génie, d'un film bizarrement rythmé même si le scénario pose d'intéressantes questions. Même s'il est blindé de références qui raviront les fans et qu'il n'est après tout pas si désagréable à suivre au final, le plus gros problème de ce film est peut-être qu'il se prend un peu trop au sérieux et qu'il aurait pu ne pas du tout faire partie de la franchise X-Files...
Si Darin Morgan pouvait s'occuper du script du prochain, si prochain il devait y avoir, ça ne serait pas plus mal.
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2008-07-30
UGC Bercy - Wall·E, c'est le nom d'une série de robots nettoyeurs chargés de s'occuper du vaste dépotoir qu'est devenue la Terre, laissée à l'abandon par l'humanité. Wall·E, c'est le nom du dernier de ces robots nettoyeurs encore en vie, qui ramasse, trie, concasse les déchets, et mène une existence pleine de curiosité pour le monde qui l'entoure avec son seul ami, un cafard.
Alors, lorsqu'un vaisseau spatial atterrit et qu'Eve, une petite robote dure à cuire, en sort, Wall·E découvre un nouveau sentiment: l'amour.
Qu'il était casse-gueule de traiter d'une histoire d'amour entre deux robots, sur fond d'univers post-apocalyptique ravagé par le capitalisme sauvage. Qu'il aurait été facile de sombrer dans la critique bête et méchante d'une société à l'agonie et dans le discours écolo lourdingue maintes fois entendu. Mais Pixar ne serait pas Pixar sans cet incroyable talent à aborder les sujets les plus variés avec une maestria sans égale.
L'histoire de Wall·E est un émerveillement de tous les instants, techniquement irréprochable, visuellement sublime, et hilarant de bout en bout. Si vous ne craquez pas pour le robot le plus mignon de l'Univers, vous êtes un criminel de guerre nazi tortionnaire bourreau d'enfants.
Et le court-métrage qui ouvre l'oeuvre est de haute tenue lui aussi, pour ne rien gâcher.
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2008-07-25
UGC Odéon - Il faudra m'expliquer ce qui a pu passer par la tête des types qui ont décidé de confier le reboot d'une franchise aussi casse-gueule à un mec sorti des écuries Besson et dont les précédentes oeuvres ne sont autres que Danny the Dog et The Transporter 2. Après le massacre opéré par Ang Lee, confier ce nouveau départ des aventures de l'Incroyable Hulk à Louis Leterrier semblait tenir de l'inconscience.
C'est donc avec une grande surprise que cet Incredible Hulk, dont je n'attendais pas grand chose, s'avère être largement meilleur que son prédecesseur (ce qui, avouons-le, n'est pas bien difficile) mais aussi que des choses comme Fantastic Four ou Ghost Rider voire même X-Men, sans jamais toutefois atteindre le degré d'excellence d'un Spiderman 2 (mais on n'en demandait pas tant).
Alors, pourquoi ça marche ? Eh bien tout d'abord parce qu'enfin, enfin on ne perd pas une heure de film à expliquer l'origine des pouvoirs du héros, problème récurrent avec les divers films de super-héros: le cas est expédié durant le générique du début puis explicité un peu plus tard pour les ceusses qui n'auraient jamais lu un comic sur Hulk de leur vie. L'idée est excellente, puisque contrairement à un Spider-Man auquel il est facile de s'identifier (émois amoureux, adolescence difficile), il ne se trouvera pas grand'monde dans le public pour partager les états-d'âme d'un scientifique de talent qui se transforme en gros primate vert.
Ensuite parce que Leterrier et son scénariste Zak Penn ont compris que ce qui fait la force du personnage de Hulk, ce n'est pas de lui faire faire des bonds de 3 kilomètres de haut dans le désert: c'est de le laisser semer la panique en milieu urbain. Et si les effets spéciaux sont par moments inégaux, pour ne pas dire complètement ratés (et là où c'est dommage, c'est que Hulk lui-même, s'il bouge plutôt pas mal, est un échec en matière d'incrustation) le cocktail fonctionne plutôt pas mal avec un Edward Norton convaincant en Robert Bruce Banner fugitif.
Ajoutons à celà de multiples références non seulement aux comics mais également à la série télé avec Bill Bixby, sans oublier l'imparable apparition de Stan Lee, et on obtient un film qui fait le bonheur des fanboys. Forcément, pour le profane, ça n'a que peu d'intérêt, mais quand on s'amuse à dénicher le moindre petit hommage on passe clairement un bon moment. Sans oublier que ce Hulk est largement plus fidèle au personnage d'origine que celui d'Ang Lee.
Au final, donc, une surprise de taille. Et plutôt une bonne.
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2008-07-20
Mk2 Bibliothèque - Valse avec Bachir n'est pas un simple film d'animation. C'est un reportage, une autobiographie, et un documentaire. Ari Folman se rend compte qu'il n'a plus aucun souvenir des jours qu'il a passés à Beyrouth durant la guerre du Liban, au début des années 80. Il décide de rencontrer d'anciens compagnons d'armes afin de, peut-être, recouvrer la mémoire.

Le film est un tour de force. Visuellement, on retrouve le procédé utilisé par Linklater pour A scanner darkly, avec un style un peu plus cartoon mais qui est en adéquation avec le contexte. Le dessin animé a deux forces: il permet de montrer les intervenants jeunes lors de flashbacks décrivant les événements déroulés vingt-cinq ans auparavant. Mais il permet aussi de donner toute la force et l'intensité qui conviennent aux dernières minutes du film, qui laissent la salle de cinéma tout entière silencieuse, et chancelante.

A ne surtout pas manquer.
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2008-07-18
UGC Les Halles - Hancock est un immense gâchis. L'idée de départ est excellente: un super-héros façon Superman (super force, super vitesse, invulnérabilité, et aptitude au vol) alcoolique et à moitié clodo sème la pagaille à chaque fois qu'il intervient. Un chargé de comm décide de s'occuper de lui et d'en faire un véritable héros. C'est expédié en une moitié de film, et de manière assez balourde. Second postulat, là encore intéressant: le héros invincible n'est pas seul de son espèce, et lorsqu'il se retrouve en présence de son alter ego il perd ses pouvoirs. Ce qui aurait pu être une intéressante ellipse sur le sentiment amoureux n'est que prétexte à tenter de donner de l'émotion dans les chaumières via une scène d'hôpital larmoyante, c'est mal fichu, et en plus il y a une bordel de happy end de merde qui n'a rien à foutre là.
Deux bonnes idées foutues à la poubelle de façon aussi vulgaire, c'est dommage. Restent à sauver quelques bonnes répliques, ça ne fait pas lourd, parce qu'en plus même les effets spéciaux ne sont pas géniaux.
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2008-07-15
UGC Gobelins - Pas grand chose à ajouter à ce qu'a dit Guillaume. La ville est jolie et bien mise en valeur, les personnages pittoresques et l'histoire sympathique. Ce n'est pas le film de l'année ni même du mois, mais ça divertit agréablement sans prendre la tête. Allez zou, 4 étoiles.
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2008-06-16
Mk2 Bibliothèque - Je m'étais pourtant promis, après le surestimé "Sixième Sens" et le calamiteux "Incassable", de laisser tomber le cinéma de M Night Chamallow, le réalisateur qui filme mou. Mais voilà, allèché par la bande-annonce, je lui ai donné une troisième chance avec ce "Phénomènes".
Alors, que sauver... J'aime bien Wahlberg, et Zooey Deschanel est très jolie. Voilà, c'est à peu près tout. Les rares trucs chouettes sont dans la bande-annonce. La vacuité du scénario est effrayante, la photo quelconque, les personnages sans intérêt, les incohérences sont légion. Et en plus c'est écrit sur l'affiche en tagline: "Ne cherchez pas d'explications... Il est déjà trop tard". En effet, vous venez de foutre en l'air votre temps et/ou votre argent.
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2008-06-16
Mk2 Bibliothèque - Jean-Claude Van Damme rentre en Belgique et passe à un bureau de Poste pour effectuer un virement sur son compte en banque. Mais alors que la guichetière lui dit qu'elle ne peut rien faire, la situation dérape.
Sur fond de procès pour conserver la garde de ses enfants, une belle mise en abîme, touchante, un regard détaché sur le passé et une bonne dose d'autodérision. Dommage que cette scène de monologue face à la caméra, lourdingue, plombe un peu la bonne volonté de l'oeuvre.
Le rôle de la vie de Jean-Claude Van Damme, dans tous les sens du terme.
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2008-06-02
DVD - Pas grand chose à ajouter à la critique de kali. C'est pas mal foutu, c'est joliment mis en scène avec des effets rigolos, Robert Downey Jr est une fois de plus grandiose, mais l'intrigue est un chouilla tarabiscotée plus que nécessaire, et au final on en attendait quand même beaucoup mieux. On rit quand même bien par moments, mais ça aurait pu être tellement meilleur.
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2008-05-31
DVD - Un road-movie atypique, des situations burlesques, des personnages hauts en couleur, et un portrait au vitriol mais sans manichéisme d'une Amérique finalement bien mal en point. Le final est hilarant et absolument irrésistible. Et dire que j'ai raté cette merveille lors de sa sortie au cinéma...
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2008-05-25
DVD - Je trouve Kali un peu sévère avec ce film qui finalement est une belle réhabilitation du personnage de Rocky Balboa, après sa descente aux enfers lors des nanardesques épisodes III et IV, sans parler du calamiteux et directement à oublier épisode V. Bref, ce Rocky VI est un travail de retape joliment effectué par Sylvester Stallone que l'on sent très attaché à ce personnage de boxeur un peu con, mais au coeur d'or. Les hommages aux précédents épisodes sont appuyés sans être intrusifs, le démarrage est un peu long mais, et ce n'est pas là un mince exploit, on finit par trouver crédible ce mec de soixante balais qui remonte sur un ring pour "finir ce qu'il a commencé". Moins inoubliable que John Rambo, mais à voir quand même ne serait-ce que pour boucler la boucle.
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2008-05-21
Max Linder Panorama - Dix-neuf ans. Il aura fallu dix-neuf ans au trio Spielberg-Lucas-Ford pour nous apporter ce nouvel épisode des aventures de l'intrépide archéologue Henry Jones Jr, Indiana pour les intimes. Dix-neuf ans de development hell, durant lesquels chacun avait un agenda chargé, durant lesquels des dizaines de scénarii ont été envisagés, et durant lesquels un script complet (écrit par Frank Darabont) que Spielberg adorait a été recalé sans justification par George Lucas.
Coupons court au suspense, la note n'est pas erronée: c'est une déception monumentale. Commençons par les bons points: Spielberg n'est pas un manche, ce n'est pas mal filmé, la photo est très réussie et a ce cachet des bons gros films d'aventure d'autrefois, quelques clins d'oeil bienvenus font référence aux précédents épisodes (les 10 premières minutes sont réjouissantes) et le tandem LaBeouf - Ford fonctionnerait presque. J'ai dit PRESQUE.
On peut maintenant passer aux problèmes: le scénario de David Koepp sent le réchauffé (on peut suspecter des modifications de Lucas derrière), on ne connaît même pas les motivations des personnages principaux tout au long de l'aventure, le personnage de Karen Allen est insipide, celui de Cate Blanchett sous-exploité, celui de Ox ridicule, il y a des erreurs de raccord lamentables, le film manque de rythme, c'est verbeux, on se fait chier pendant pas mal de passages, on est à des années-lumière du tandem Connery - Ford, et surtout qu'est ce que c'est que cette guignolade finale, j'ai cru revoir Mission to Mars ! Oui, vous avez bien lu, Mission to Mars.
J'y allais pourtant avec la meilleure volonté du Monde, je voulais l'aimer ce film, et je l'ai aimé. Dix minutes. Ensuite, les ennuis ont commencé. Pitié, empêchez Lucas de continuer le massacre.
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2008-05-09
DVD - Un OVNI. C'est ce que Quentin Dupieux, Eric et Ramzy et Sébastien Tellier nous livrent ici. Comédie ? Drame ? Comédie dramatique ? Dans un univers parallèle où une bande de fausses racailles (les "Chivers") sèment la terreur à l'université, boivent du lait et jouent à un jeu ridicule, la chirurgie esthétique est partout. Quel est le message du film ? Difficile à dire. Est-ce que l'on passe un bon moment ? On s'y fait quand même un peu chier par moments. Il faut réussir à rentrer dedans, j'imagine. Mais là c'était trop hermétique, je n'y suis pas parvenu. Quelques bonnes idées sauvent l'honneur, mais c'est à mes yeux un peu juste.
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2008-05-05
UGC Les Halles - Iron Man, le superhéros sans superpouvoirs de la galaxie Marvel, c'est Tony Stark, golden boy de génie, marchand d'armes cynique, amateur de belles femmes et de belles voitures mais finalement non dénué de morale. Après avoir découvert que sa propre compagnie fournit des armes à de vilains terroristes opérant au coeur de la guerilla afghane, il décide de combattre lui-même le mal à l'aide d'une armure robotisée conçue par ses soins.
De ce script ultra-classique, Jon Favreau réussit à tirer un film plus que correct, à l'aide de répliques savamment distillées et d'un Robert Downey Jr. ravageur. Une fois de plus, il crève l'écran et les autres acteurs sont cruellement soumis à l'implacable réalité: dans "second rôle", il y a surtout "second". Le combat final manque un peu de panache, mais la première moitié du film est vraiment bien foutue et la fin annonce clairement une suite. Ma foi, pourquoi pas.
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2008-04-29
UGC Les Halles - Une histoire d'arnaque pas mal ficelée, au scénario ingénieux mais tortueux ce qui aura le défaut de perdre pas mal de monde en route. Dans les bons points, des situations savoureuses et des répliques qui font mouche. Dans les moins bons, une explication d'un casse un peu longuette et Dujardin qui cabotine.
Agréable, mais pas révolutionnaire.
Paco Plaza, Jaume Balaguero

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2008-04-26
UGC Les Halles - Une journaliste de télévision et son cameraman réalisent une émission sur le monde de la nuit. Ce soir, ils suivent une équipe de pompiers alors que ceux-ci sont appellés en urgence dans un immeuble où une vieille femme barricadée chez elle pousse de stridents hurlements.
Après Cloverfield, voici un nouveau long-métrage tourné caméra à l'épaule, sur un thème proche de celui du Blair Witch Project: l'angoisse. Malgré une petite chûte de rythme vers le milieu du film, la montée en puissance jusqu'aux quinze dernières minutes, à couper le souffle, est saisissante et à déconseiller aux petites natures. Probablement la meilleure adaptation (officieuse) du jeu Resident Evil.
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2008-04-24
Mk2 Bibliothèque - Comment Albert Spaggiari, simple photographe de province, est il devenu le cerveau du "casse du siècle", celui qui a permis à une bande de malfrat de piller 50 millions de Francs à la Société Générale de Nice ?
Ce premier film de Jean-Paul Rouve présente un homme astucieux, en manque de reconnaissance, en cavale après son méfait. La reconstitution du casse est saisissante et la bonhommie du personnage touchante. Il semble toutefois que l'auteur se soit permis pas mal d'écart avec la vérité historique et que le véritable Spaggiari ait été assez éloigné du gars sympa qui nous est ici présenté.
Un bon moment, donc. Sans haine ni violence.
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2008-03-24
Mk2 Bastille - Encensé par une presse quasi-unanime, solidement récompensé aux Oscars et précédé d'une réputation élogieuse, There will be blood, nouvelle fresque de Paul Thomas Anderson était, et c'est le moins que l'on puisse dire, attendu au tournant et ce malgré une bande-annonce qui ne donnait, il faut l'avouer, pas vraiment envie de s'y risquer. L'introduction, sans aucun dialogue pendant 15 minutes, est stupéfiante et annonce le ton. C'est rugueux, c'est solide, c'est sans concessions et c'est abrupt. Daniel Plainview, prospecteur, tente de lancer une exploitation de pétrole à Little Boston, sur des terres détenues par une congrégation religieuse menée par Eli Sunday, prètre tout aussi extrême que les méthodes de Plainview pour occuper le terrain. Le film est une succession de dualités et d'affrontements: Plainview contre Eli, Plainview contre son fils, Plainview contre la Standard Oil, Plainview contre son frère, et bis repetita. La noirceur du rôle de Daniel Day-Lewis est à l'image du pétrôle: sombre, et visqueuse. Qui, de ce pourri ou de ses adversaires, est le plus mauvais, cupide, gangrené ? Le final hallucinant laissera le spectateur seul juge. Dommage que quelques longueurs (le film dure 2h38) plombent un peu le résultat final.
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2008-03-24
Mk2 Bastille - Trois frères, Peter, Jack et Francis, se retrouvent à bord d'un train touristique faisant le tour de l'Inde: le Darjeeling Limited. Voyage initiatique et spirituel à l'origine, l'expédition tourne rapidement à la farce en raison du caractère des frangins. Jack se tape une hôtesse, Peter perd un serpent venimeux dans le train, Francis a la tête enserrée dans des bandages.
Wes Anderson aime l'absurde et le comique de situation: on avait déjà pu l'observer dans la merveilleuse Vie aquatique dont l'interprète principal, Bill Murray, effectue ici un petit caméo sympathique. Le film est gai et drôle sans jamais être niais, et se laisse déguster comme une spécialité orientale goûteuse.
A noter: avant le film, un court-métrage intitulé "Hôtel Chevalier" faisant office d'introduction à ce qui suit est diffusé. A ne surtout pas manquer.
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2008-03-17
Mk2 Bibliothèque - Après Eternal sunshine... et La science des rêves, le nouveau Gondry était, et ce n'est pas peu dire, attendu. Le pitch relativement séduisant a beaucoup joué: deux employés de vidéo club re-tournent des films involontairement effacés sur les VHS de location. Les séquences de tournage sont hilarantes. Malgré quelques longueurs surtout au démarrage de l'histoire, on s'amuse bien et la bonne humeur des acteurs est communicative. Jack Black cabotine à mort, mais c'est ce qu'on lui demande. Recommandé.
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2008-03-13
Mk2 Nation - Phénomène de ces dernières semaines, la comédie ch'timi de Dany Boon met une monumentale branlée à un Asterix lamentable. Le pitch est pourtant du genre classique: Philippe Abrams, cadre à La Poste et pur enfant de la Côte d'Azur a essayé de truander sa direction pour se faire muter afin de sauver son mariage. En guise de punition, il est envoyé dans le Nord-Pas-de-Calais. Au départ effrayé et empli de préjugés, Philippe apprend à découvrir et aimer la région et ses habitants.
Oui, la découverte de l'inconnu, d'abord repoussant puis finalement attachant, c'est le point de départ d'une trouzaine de téléfilms pourris ou de films mélos. C'est pourtant ce schéma déjà-vu et revu qui emporte en ce moment l'adhésion populaire et même (et là c'est encore plus étonnant) critique, avec des tapis de louanges tressés aux pieds des acteurs. En effet, Kad Merad et Zoé Félix sont bons, Philippe Duquesnes également, et Galabru est hilarant.
Mais un authentique ch'ti ne peut décemment pas fermer les yeux sur le surjeu de Dany Boon, de Line Renaud et surtout d'Anne Marivin. Ils ont beau être natifs du Nord, leur ch'ti sonne faux, forcé, et manque cruellement de naturel au point que Kad Merad, en une phrase au restaurant, réussit l'exploit de parler un ch'ti plus crédible que le leur.
Restent quelques bons échanges, des situations burlesques plutôt marrantes, et malgré un final convenu on passe quand même un moment assez agréable. Bref, ça n'est pas mauvais, mais ça ne mérite pas vraiment tout ce tapage.
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2008-02-24
UGC Bercy - Le dernier projet de Brian De Palma semble reposer sur une volonté de monter à quel point il est important de rassembler le plus possible d'informations, de confronter le plus possible de points de vue, et de regarder sous tous les angles un sujet afin de l'appréhender entièrement. Redacted est donc une accumulation de reportages d'investigation, vidéos amateur postées sur Internet, images prises sur le vif par un GI lui-même, et autres images en direct du journal télévisé. Tous ces documents étant, exception faite de la dernière série de photographies montrée, fictifs.
Le sujet, ici, est le viol d'une jeune irakienne de 15 ans par des soldats US suivi du massacre de sa famille. La juxtaposition des moyens d'information permet de suivre le cheminement des événements ayant mené à ce terrible fait-divers. Mais si l'intention est louable et le procédé est ingénieux, il manque à ce Redacted un élément crucial: un fond un peu plus élaboré que "la guerre, c'est pas bien, et ça crée des monstres". En bref, si l'on s'amuse un peu au début du procédé, on passe ensuite plus d'une heure à attendre le fameux viol et on s'ennuie ferme, pour finir la séance avec une désagréable impression de malaise. Il y en a qui ont trouvé ça génial, ça faisait longtemps que je ne m'étais pas autant fait chier.
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2008-02-12
UGC Les Halles - Juno a 16 ans et vit avec ses parents dans les suburbs d'une ville non définie. Juno va au lycée et écoute les Stooges, Patti Smith et The Runaways. Juno c'est un peu Daria Morgendorffer ou Enid Coleslaw en moins goth. Juno couche un jour avec son meilleur ami Bleeker et tombe enceinte. Juno décide de donner l'enfant à un couple en mal d'adoption.
Véritable petite perle de bonne humeur, le film ne sombre jamais dans le pathos et laisse un délicieux goût sucré en bouche. Ellen Page est évidemment extraordinaire. JK Simmons est fidèle à lui-même et excellent. Même Jennifer Garner est touchante, et ce n'est pas là un mince exploit. Un petit moment de bonheur.
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2008-02-08
UGC Les Halles - Retour aux sources pour Sylvester Stallone, après la 6ème (et dernière ?) aventure de Rocky l'année dernière, voici qu'il remet en scène le personnage qui, peut-être, représente le mieux sa carrière auprès du public. John Rambo est donc de retour dans une sombre histoire de mission humanitaire qui tourne mal et, devinez quoi, il revient pour libérer des otages, et la libération aussi tourne mal.
Partant de ce scénario consternant (mais dans la droite lignée de celui des deux précédents épisodes) on a droit à un spectacle qui devrait laisser scotché plus d'un spectateur à son siège. Rarement la barbarie à l'écran n'avait atteint de tels sommets. Stallone avait déclaré vouloir dégoûter à tout jamais le spectateur de la guerre, et il s'y emploie plutôt pas mal. Le débarquement de Saving Private Ryan ressemble à une partie de dînette entre petites filles à côté de ce déluge de feu, de balles, de membres arrachés, de corps qui explosent, et de sang qui gicle. C'est une véritable boucherie. Une intéressante analyse de tout ce qui peut être brisé dans un corps humain. Et l'on en ressort groggy. Et pas mécontent du résultat, avec un Rambo un peu plus humain, finalement. Objectif atteint pour Sly ? Peut-être bien.
Une dernière chose: il est absolument inadmissible, et même complètement scandaleux que ce film ne soit interdit qu'aux moins de 12 ans. Je pèse mes mots.
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2008-02-07
Mk2 Bibliothèque - Précédé par un buzz rondement mis en oeuvre, Cloverfield est la dernière production de J.J.Abrams, créateur d'Alias, Lost, et (mais ça, faut pas le répéter trop souvent à ses fans) réalisateur de Mission Impossible 3.
Plutôt que de spoiler comme un porc (ce dont certains journalistes ne se sont pas privés), je préfère donc prévenir à l'avance: si vous n'aimez pas les films de "fin du monde" "ça pète de partout" et que vous préférez quand c'est réaliste et cohérent, passez direct votre chemin. Si par contre vous n'y êtes pas hermétique, allez-y et préparez-vous à rester scotché à votre siège. Si un peu plus de retenue aurait rendu le tout encore meilleur sur la fin, c'est quand même l'un des tous meilleurs films du genre. Recommandé.
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2008-02-03
UGC La Défense - 6 candidats, un flingue, une balle, et en route pour la première émission de roulette russe télévisée. Pour les gagnants: 5 millions de dollars. Pour la famille du perdant: rien.
Tourné comme un faux documentaire, "Live!" montre comment un concept considéré par tous comme immoral devient le point d'orgue d'une émission de télé-réalité et rentre finalement dans les moeurs. Teinté de cynisme, il tire à boulets rouges sur une société perdant une à une toutes ses valeurs au nom du sacro-saint audimat et de la toute puissante coupure pub. Quand on sait qu'un responsable d'Endemol avouait sans complexe vouloir tuer ses candidats en direct si la loi l'y autorisait, ce docu-fiction fait froid dans le dos et parvient à faire frissonner d'angoisse. Dommage que quelques petits détails concernant l'organisation du show soient passés sous silence et que tout ceci, finalement, ne soit pas très subtil. Efficace néammoins.
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2008-01-29
UGC Bercy - Un flic à la retraite (Dussolier) atteint de la maladie d'Alzheimer est déposé par son fils dans une clinique de campagne, nommée "La Residence". Certains pensionnaires disparaissant dans des conditions étranges, le vieil instinct de l'enquêteur reprend le dessus et il devra lutter contre sa propre mémoire pour élucider l'affaire.
Emporté par une interprètation extraordinaire de Dussolier, Cortex commence comme un bon petit thriller servi par une distribution sympathique (Claude Perron, Julien Boisselier, Marthe Keller) et l'on ne tarde pas à se prendre au jeu du whodunit. Malheureusement la révélation finale est sans surprise et n'en est que plus décevante, la faute à un scénario finalement assez fade et rempli de trous, comme la mémoire de son héros.
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2008-01-27
Mk2 Nation - Il démarre pourtant bien ce No country for old men avec ce tueur implacable (Bardem), ce redneck obstiné (Brolin) et ce vieux sheriff désabusé (Jones). Et on ne met pas longtemps à comprendre que, plus que la course-poursuite des deux personnages principaux, le principal sujet du film est la dégénérescence d'un certain nombre de valeurs. Les dialogues font mouche, les acteurs sont excellents, la photo est magnifique. Malheureusement, il est tout de même édifiant qu'une fois le générique de fin arrivé, on ne sache rien des motivations du tueur, de ce qui est réellement arrivé à celui qu'on pensait être le personnage principal, et de l'intérêt réel de Tommy Lee Jones dans ce casting. No country for old men c'est un peu comme un gateau dont l'odeur de cuisson met en appétit pendant deux heures avant de laisser un désagréable goût de brûlé en bouche: une terrible frustration.
Tsui Hark & Ringo Lâm & Johnny Tô

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2008-01-23
Mk2 Bibliothèque - Il n'y a pas d'erreur: Triangle a bien été réalisé par les 3 monstres sacrés du cinéma asiatique. Tourné à Hong-Kong, le film est le premier cadavre exquis de l'histoire cinématographique. Fractionné en 3 segments chacun dirigé par un réalisateur différent, il narre les déboires de 3 complices lancés à la poursuite d'une antique tunique supposée assurer leur fortune. Seul problème, l'un d'entre eux a maille à partir avec un gang de truands et l'autre doit composer avec sa femme schizophrène et son amant, un flic violent, de mèche avec le premier pour arrèter les truands...
A mi-chemin entre polar et comédie, le film surprend par sa capacité à décomplexer à tout instant l'action. Là où un traitement grandiloquent aurait anéanti toute l'entreprise par excès de sérieux, les multiples traits d'humour donnent aux aventures de nos pieds nickelés un jour plus qu'agréable et l'on s'amusera à essayer de distinguer la patte de chaque metteur en scène.
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2008-01-20
UGC La Défense - Pour son dernier long-métrage, Sean Penn a choisi de conter l'histoire de Christopher McCandless, jeune homme brillant qui décide de tout plaquer, abandonnant ses études et sa famille pour parcourir le pays et appréhender la vie sauvage, au coeur de la nature. De rencontres enrichissantes (à l'occasion desquelles il se fait appeller Alexander Supertramp) en découvertes magnifiques, il renaît pour finalement retrouver l'essence du bonheur véritable.
C'est un portrait tout en finesse que Penn fait ici du jeune aventurier. Ni béatement admirative, ni accusatrice, elle suit Alex au long de son périple et ce qui peut au départ ne sembler qu'une nouvelle diatribe face à la société de consommation prend soudain un sens bien plus profond, plus tragique.
Un chef-d'oeuvre.
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2008-01-18
UGC Bercy - Nouvelle collaboration entre Johnny Depp et Tim Burton, Sweeney Todd ne surprendra pas par sa photographie, ce style gothique et sombre si cher au réalisateur. Il en épatera par contre plus d'un par sa mise en scène et l'exceptionnelle qualité de ses interprètes car, au cas où cette information aurait échappé, nous sommes ici en présence d'une comédie musicale. Intégralement chantée par ses acteurs, sans aucun doublage. Rickman est impeccable en méchant (comme à chaque fois), Depp épatant en baryton, Bonham Carter touchante. Pourtant quelque chose détonne au sein de ce paysage: les ritournelles amoureuses du jeune Anthony Hope sont d'une affligeante mièvrerie. C'est niais, ça tache, ça ne colle pas avec le reste du film d'une noirceur remarquable. Le tout reste de haute tenue, mais laisse un goût étrange en bouche. Un Burton mineur, donc.
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2008-01-16
Mk2 Bibliothèque - Adapté d'un bouquin basé sur des faits réels, le dernier film de Mike Nichols montre comment un petit sénateur texan a permis aux afghans de repousser l'invasion soviétique via une coalition secrète entre plusieurs pays pas forcément super copains, mais a aussi permis aux intégristes de tout poil de s'armer à peu de frais et à l'extrêmisme de se développer dans la région.
L'intelligence du film réside dans sa capacité à dépeindre des personnages pleins de bonne volonté mais malheureusement peu éclairés sur les conséquences de leurs actions (le seul en ayant une quelconque idée étant le plus cynique de la bande, formidable Philip Seymourr Hoffman). Hanks et Roberts ont l'air de bien s'amuser, et pour quiconque a sèché les cours d'histoire traitant de la guerre froide, la piqüre de rappel est toujours bienvenue.
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2008-01-10
UGC George V - Barrow, Alaska. Tous les ans, la petite ville est plongée pendant 30 jours dans la nuit. Tous les ans, une grande partie de ses habitants quitte la ville et va se réfugier sous des cieux plus cléments. Surtout que cette année, des intrus ont décidé de se faire une virée...
Basé, d'après le trailer, sur une "bande dessinée révolutionnaire" (on attendra de voir en quoi), 30 days of night se présente comme un classique film d'horreur / action en huis-clos. La ville est coupée du monde et l'attaque est plutôt bien mise en scène. Seul problème, le scénario est farci d'incohérences grosses comme des maisons, les personnages ont des réactions à la limite de la débilité profonde, et un paquet de petits détails pas si anodins sont tout simplement éludés ou passés sous silence.
Dommage donc, l'idée de départ n'était pas mauvaise et il y a quelques scènes gores bien foutues, mais c'est globalement trop limite pour mériter mieux.
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2008-01-08
Mk2 Bibliothèque - Nouvelle collaboration entre Cronenberg et Mortensen, Eastern Promises fait mouche par la sobriété du ton employé pour raconter l'histoire, par l'absence de caricature et le côté réaliste des ses personnages. Même si l'intrigue est, comme le souligne zif, cousue de fil blanc et qu'on devine tout (ou presque) à l'avance, elle est suffisamment bien menée pour que l'on se prenne à l'histoire.
Et la scène des bains-douches est, en effet, impressionnante.
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2008-01-06
UGC Bercy - Point d'orgue de la série de films policiers partageant le même univers de Guillaume Nicloud, entamée avec "Une affaire privée" puis "Cette femme-là", "La clef" impressionne par son casting. Reprenant leurs rôles des précédents films, Lhermitte apparaît en détective désabusé et mourant, Balasko en femme flic lors de flashbacks nombreux. Guillaume Canet incarne un trentenaire aux prises avec un étrange passé se rappellant à lui par la voix de Jean Rochefort.
Ce qui aurait pu donner un intéressant thriller se perd néammoins dans les méandres d'une narration inutilement compliquée, cherchant à donner du contenu à une enquète finalement sans grand intérêt.
Des personnages caricaturaux à l'envi enchaînent les actions incohérentes avant un dénouement final grotesque. Une monumentale déception.
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2008-01-06
UGC Bercy - Après le combat engagé durant le premier épisode, les Predators embarquent sur leur vaisseau leur dernier camarade blessé. Mais celui-ci héberge déjà une larve d'un xenomorphe d'un genre nouveau, plus malin et plus puissant que ses congénères: le Predalien.
Dès les premières minutes du film, le mot d'ordre est rapidement lancé: pas de quartier. Femmes, enfants, bébés, tout le monde y passe sans aucune pitié. Perdus au milieu d'un combat titanesque entre une invasion alien et un Predator venu faire le ménage, les humains habitant la petite bourgade de Gunnison ne pèsent pas lourd.
Alors, aucun intérêt cet AvP2 ? Oh, il y a bien une petite pirouette scénaristique à la fin de l'histoire faisant un clin d'oeil à la saga Alien et permettant d'envisager un AvP3. Et pour peu qu'on le prenne au second degré et pour ce qu'il est (un pur produit de commande complètement con) on rigole bien devant le film. Par contre, c'est pas beau de plagier intégralement la conclusion du jeu vidéo Resident Evil 2...
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2007-12-30
Mk2 Bibliothèque - Thriller en bousculant quelques peu les codes, We own the night se paye le luxe, malgré une mise en place un peu longuette, de proposer les deux plus haletantes scènes de traque de l'année 2007 et ce sans feu d'artifice grandiloquent d'effets spéciaux ni étalage de pognon devant la caméra. La distribution est de premier choix et le scénario évite le manichéïsme primaire: il serait dommage de bouder son plaisir.
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2007-12-19
Mk2 Bibliothèque - Robert Neville est le dernier homme sur Terre. Un virus mortel auquel il est mystérieusement immunisé a décimé le reste de la population. Ou presque...
Adapté de l'excellent roman éponyme de Richard Matheson, ce film propose une nouvelle explication crédible à l'origine du virus. Il s'agit malheureusement là d'une des rares bonnes idées du script qui accumule les incohérences voire les énormités là où le roman faisait montre d'un rare souci du détail. Les changements apportés au scénario font énormément perdre à la solidité de l'histoire... On appréciera toutefois le soin porté aux décors, ainsi que quelques moments agréables, mais celà ne suffit malheureusement pas pour sauver le reste.
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2007-11-11
Mk2 Bibliothèque - Dénoncer la guerre en Irak en n'en montrant pas d'images, ou presque, c'est l'exploit auquel parvient "Dans la Vallée d'Elah" de Paul Haggis. Hank (Tommy Lee Jones) apprend que son fils David est porté disparu après son retour au pays. Le pensant en Irak, Hank, ancien inspecteur de police militaire, se rend à la base et se lance à sa recherche. Plutôt que montrer l'horreur des combats, Haggis s'attache à démontrer les traumatismes psychologiques vécus par ces "vets" qui enchaînent les conflits comme autant de contrats de travail. Ces conflits irréels qui modifient la perception de l'environnement et font perdre peu à peu l'humanité du fantassin. Probablement la plus grande remise en question du rôle du soldat dans l'histoire du cinéma américain.
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2007-11-04
Mk2 Bibliothèque - Il est intéressant de constater à quel point la presse française peut se planter du tout au tout lorsqu'elle critique un film.
On a pu le voir avec Sicko, pour lequel nos journalistes ont tout simplement oublié qu'ils n'étaient pas le public que Moore voulait atteindre.
On en a la confirmation avec The Kingdom, sur lequel ils en arrivent à se contredire. Exemple ? Ouest France "scénario simpliste et manichéen" / le JDD "Ce qu'il y a de vraiment réussi dans Le Royaume, c'est son scénario tout sauf manichéen".
J'admire cette capacité à dire tout et son contraire pour au final essayer d'écrire le plus possible de mal d'un film qui, finalement, même s'il ne gagnera probablement pas l'oscar du meilleur scénario, ne raconte pas tellement de conneries.
The Kingdom, donc, est un film d'action ultra-efficace et doit être pris comme tel. Crédible et cohérent, un peu prétentieux peut-être lors de sa mise en place (qui aurait gagné à être un peu moins rapide), mais visuellement à couper le souffle, le film évite effectivement l'écueil du manichéisme béat grace à l'ultime message délivré. Si l'on ne coupe pas à quelques poncifs regrettables, l'ensemble est incontestablement au dessus de pas mal de films d'action de ces derniers mois et mérite plus que le coup d'oeil, impérativement au cinéma.
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2007-10-31
Mk2 Bibliothèque - Efficace, ce film de Tony Gilroy mettant George Clooney brillant employé d'un cabinet d'avocats défendant une surpuissante multinationale fabricant des pesticides toxiques. Échappant de peu à une tentative de meurtre, il se retourne contre ses clients. Le film raconte le pourquoi de ce retournement.
Bien écrit, finement joué, les personnages sont superbement interprètés notamment par une Tilda Swinton impressionnante. Tout n'est pas rose malheureusement et pas mal de longueurs sont à déplorer. Si le tout se laisse néammoins regarder sans déplaisir, on ne peut que regretter que le montage n'ait pas été un chouilla plus incisif.
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2007-10-09
Mk2 Bibliothèque - Vous prenez la critique de herel, et vous copiez/collez. J'ajoute que la BO est excellente et certaines réflexions de Dujardin hilarantes.
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2007-09-26
Mk2 Bibliothèque - 28 semaines après l'infection qui détruisit la Grande-Bretagne, l'armée américaine instaure un périmètre de sécurité et rapatrie des civils pour repeupler la zone. Mais le virus réapparaît...
C'est ici la contagion qui est évoquée, bien plus que lors du précédent opus, et les tentatives désespérées pour la contenir. Les acteurs jouent juste et sont, dans leur réactions, profondément humains. Londres désertique est toujours aussi impressionnant. Bien plus réaliste que certains le pensent, 28 Weeks Later reprend quelques bonnes idées issues entre autres du Blair Witch Project pour instaurer un climat d'extrême tension.
Pour une fois qu'une suite est aussi voire plus réussie que le film précédent, il serait dommage de s'en priver.
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2007-09-23
Mk2 Bibliothèque - Dès la première minute du film, le ton est donné. Clive Owen, dans un rôle très proche du Dwight qu'il incarne dans Sin City, se retrouve dans un sacré bordel pour avoir voulu aider une femme enceinte poursuivie par un groupe de tueurs.
C'est parti pour 1h30 foutraque de gunfights jouissivement débiles, de méchants très méchants qui visent très mal, de gentil qui fait semblant d'être méchant et qui vise très bien, de dialogues et de situations jubilatoires. Pas une scène n'est chiante, il y a de quoi rigoler à chaque instant, et c'est un réel bonheur que ce joyeux dézingage pétaradant.
Une perle jusqu'au-boutiste qui va finalement encore plus loin que les deux films Grindhouse qui sembleraient presque gentillets à côté. Phé-no-mé-nal et déjà culte. Seul regret, la Bellucci a presque encore trop de dialogues.
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2007-09-19
Mk2 Bibliothèque - Petite frayeur au début. La caméra, très nerveuse, remue énormément et c'est vite insupportable. Celà s'arrange et sera surtout bien plus justifié ensuite: une steadycam, c'est bien pour une poursuite, pas pour un plan fixe.
Toute la mythologie mise en place depuis deux épisodes trouve ici un point d'orgue, même si quelques questions sur le passé de Bourne demeurent sans réponse, on a quelques indices. On est baladé de Moscou, à Paris, à Londres, à Madrid, à Tanger, à New York, et l'on ne voit pas le temps passer.
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2007-09-10
UGC Les Halles - Après la vision très personnelle des slasher movies de Tarantino dans Death Proof, voici la série Z de zombies à la sauce Rodriguez. Que dire, sinon que c'est un véritable bonheur de tous les instants.
Le scénario, dont on se fout grave, n'est qu'un prétexte à répliques cultes, superbes bimbos, scènes d'anthologie et défouraillages grand-guignolesques et sanguinolents. Une accumulation de moments de juissance à commencer par cette fausse bande-annonce pour Machete qui a eu un tel succès qu'un véritable film sur le sujet est en chantier.
Planet Terror est un petit bijou de ridicule et de nullité assumés, et en tant que tel, un chef-d'oeuvre. Assurément à ne pas manquer.
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2007-09-02
DVD - En 2027, l'humanité, devenue entièrement stérile, est vouée à disparaître. Le Monde n'est plus que ruine et destruction. La Grande-Bretagne a fermé ses frontières et voue aux immigrés clandestins une lutte féroce. Le terrorisme est partout et l'ambiance à la déprime. Pourtant, un beau jour, l'espoir renaît grace à une jeune femme nommée Kee.
Children of Men fait partie de ces petites merveilles qui n'ont pas eu la publicité qu'elles méritaient. Malgré un casting de bonne facture (Clive Owen, tout en retenue, Michael Caine, presque touchant, Julianne Moore, toujours sublime), un scénario de haute tenue et une réalisation hallucinante de précision, j'avoue n'avoir jamais entendu parler de ce film.
Quelle surprise, et quelle claque, lors de ce plan-séquence d'anthologie en pleine zone de guerre. Le débarquement du "Soldat Ryan" est balayé, non pas par la violence de cette scène, mais par son degré d'immersion et sa nervosité. Une véritable démonstration de talent. Indispensable.
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2007-08-29
Des millions d'américains sans aucune couverture maladie. Un système de santé déficient, aux abysses du classement des pays occidentaux. Des compagnies d'assurance faisant passer le profit par dessus tout. Et des pays voisins infiniment plus accueillants pour les malades. Voici une facette de l'Amérique dont on entend souvent parler mais dont on ne connaît finalement pas grand chose. Et celle-ci n'est pas belle à voir.
Sicko est une violente charge envers l'absence de Couverture Maladie Universelle en vigueur aux États-Unis. Envers le châtiment infligé aux personnes ne pouvant financièrement assumer le coût d'un traitement ou d'une hospitalisation. Même si Moore conserve certains travers, ce film est probablement, à ce jour, celui dont le message a le plus de chance de porter même parmi ses détracteurs.
Absolument indispensable.
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2007-08-21
Gaumont Marignan - Après un premier essai remarqué, Brad Bird signe son deuxième long chez Pixar et c'est un coup de maître.
Véritable merveille de perfection visuelle, Ratatouille rend plus vrais que nature ces rats qui hantent les égoûts de Paris. Rémy, le petit rat cuisinier est incroyable de détails, son animation est proprement hallucinante, et son histoire touchante et attachante.
Les personnages sont hauts en couleur et on ne s'ennuit jamais. Une perle. Cette ratatouille est un plat de maître.
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2007-08-19
Mk2 Gambetta - Deux factions de robots géants extraterrestres, après avoir détruit leur planète à force de s'y faire la guerre, débarquent sur Terre pour y prolonger leur affrontement. Ça, c'est le postulat de départ du dessin animé, et c'est à peu près tout le scénario du film de Michael Bay. Ledit scénario étant ruiné intégralement par une faille béante annihilant toute cohérence de l'histoire.
Alors, une daube, comme prévu ? Eh bin... j'ai regardé ce film avec mes yeux d'enfant. Mes yeux de môme de 27 ans qui attendait un film Transformers depuis deux décennies. Et de ce point de vue-là, je suis servi: des robots géants qui s'en mettent plein la gueule, un Bay beaucoup plus ironique et second degré que d'habitude (le film est bourré d'humour) même si toujours patriote, des effets spéciaux magnifiques, et contrairement à tout ce que j'ai pu entendre, une bataille finale relativement compréhensible.
En bref, j'ai passé un très, très bon moment. Dommage que le foirage du scénario tempère quelque peu mon enthousiasme.
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2007-08-09
Mk2 Nation - Après 16 ans de bons et loyaux services sur le petit écran, la famille Simpson débarque au cinéma dans une aventure épique de près d'une heure trente.
Impossible néammoins de trouver le temps long tant les gags se succèdent. Si l'on pouvait craindre un essoufflement, fort heureusement il n'en est rien et les auteurs font preuve d'une inventivité jouissive.
Visuellement, il est évident que l'informatique est utilisée autant que possible afin de fluidifier les mouvements et le résultat à l'écran est limpide.
Reste cette question, posée au début même du film: pourquoi payer une place de cinéma pour regarder quelque chose qui passe gratuitement à la télé ? L'impression de regarder un très long épisode reste assez présente et on peut légitimement attendre la sortie du DVD pour apprécier l'oeuvre.
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2007-08-05
DVD - Coproduite par Ben Stiller, voici une bonne grosse comédie qui ne fait pas dans la finesse mais possède ses bons moments.
Deux patineurs artistiques concurrents se livrent une lutte acharnée et en finissent aux poings. Pour avoir le droit de patiner de nouveau, ils devront faire équipe et créer le premier couple non-mixte de l'histoire du patinage. Mais le couple mixte star ne l'entend pas de cette oreille.
On pouvait craindre le pire de la part de Will Ferrell et de Jon Heder (l'épouvantable Napoleon Dynamite) et même si ça ne vole jamais bien haut, quelques répliques font mouche et arrachent d'énormes éclats de rire bien gras. Un film sans prétention et largement regardable accompagné de quelques pizzas et de bières.
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2007-07-19
DVD - Comme l'a dit Irvin, il est possible de deviner assez facilement la fin du film grace à d'un paquet d'indices à peine camouflés. Je n'ai quand même pas boudé mon plaisir face à un film français d'horreur plutôt réussi, avec des scènes gores à souhait. Le genre est tellement peu représenté dans notre pays que le film se laisse savourer.
Et je suis toujours autant mort de rire en voyant le nombre de demeurés lui ayant mis 0 sur Allociné parce qu'ils n'ont rien compris à la fin.
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2007-07-18
DVD - Ou comment la Stasi, impitoyable organe d'espionnage et de surveillance politique d'Allemagne de l'Est, en est arrivée à mettre sur écoute ses artistes et intellectuels. Et comment l'impitoyable et méthodique agent chargé de surveiller Georg Dreymann, écrivain à succès, et sa petite amie actrice, s'attache à eux. Das Leben der Anderen fait partie de ces films aidant à comprendre le Monde et notre histoire. Pour ne pas oublier que pendant près de 50 ans, l'Allemagne fut coupée en deux. Parce que même sous un régime austère et répressif, l'espoir ne meurt jamais.
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2007-07-16
Puisque le principe est déjà connu, Eli Roth s'attache dans Hostel 2 à montrer l'autre côté du miroir: le parcours des deux businessmen américains qui vont acheter aux enchères le privilège de massacrer chacun une innocente victime. Les 3 mecs du premier opus sont remplacés par 3 filles, mais le principe est toujours le même. Passée l'innocence des premières minutes, ça saigne, ça déchire, ça dégouline, les amateurs seront comblés.
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2007-07-05
Mk2 Bibliothèque - Le pire était à craindre. Bruce Willis vieillissant dans un rôle très physique, une série arrivant à son 4ème épisode, et Len Wiseman (Underworld et Underworld: Evolution) derrière la caméra.
Et pourtant, à la sortie de la salle, la réaction est immédiate: YIPPEE-KAY-YAY, MOTHERFUCKER !
Oui, cet épisode est une réussite. Oui, le scénario est tiré par les cheveux et aucune des scènes montrant des ordinateurs n'est crédible, mais John Mc Clane est de retour, et quel retour. Il semble usé, vieilli et fatigué ? C'est pour mieux te mettre son poing dans la gueule. C'est une débauche de cascades, des dialogues savoureux bourrés de répliques déjà cultes (les sous-titres envoient malheureusement à la trappe nombre de jeux de mots ou de références, si possible ne pas les lire), de scènes d'action nawakesques à couper le souffle, et putain, mais que c'est bon !
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2007-06-26
UGC Bercy - Un serial killer se faisant appeller "Le Zodiaque" envoie des messages codés à la presse et joue avec policiers et journalistes. Basé sur une histoire vraie, ce film de David Fincher est l'oeuvre de la maturité. Aucun effet spécial tape-à-l'oeil, aucun artifice de réalisation, mais une enquète minutieuse et une adaptation efficace du livre le plus complet sur les faits.
Nulle course-poursuite en voiture, scène de fusillade ou d'action inutile: nous sommes ici en présence d'enquèteurs cherchant désespérément des preuves afin de retrouver, puis confondre le tueur. Les acteurs sont excellents, la réalisation et les effets spéciaux soignés. Passionnant, de bout en bout.
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2007-06-25
Mk2 Nation - Après les films de la Shaw Brothers et les westerns spaghetti dans Kill Bill, les films de la blaxploitation dans Jackie Brown, c'est maintenant aux films d'exploitation des années 70 que s'attaque Quentin Tarantino avec ce premier volet du projet Grindhouse, scandaleusement coupé en deux et dépourvu de ses fausses bandes-annonce en Europe (je massacrerais volontiers le distributeur qui a eu cette riche idée).
En m'installant dans mon siège, j'espèrais le meilleur (Kill Bill vol.2) tout en craignant le pire (Kill Bill vol.1). Si le début du long-métrage est un peu laborieux, les premières répliques de Kurt Russel rassurent. Ce qui va suivre ne nous décevra pas. Ne peut pas nous décevoir. Fort de son esthétique et son grain volontairement "sale", de ses raccords foireux et de son montage parkinsonien, Grindhouse transpose le spectateur au drive-in, devant un film de Russ Meyer. Et, malgré quelques dialogues un peu dispensables (on sent bien que certains ne sont là que pour faire une version longue), le pari est largement gagné.
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2007-06-24
Mk2 Bibliothèque - A la manière d'un Magnolia, mais en quand même franchement plus court, Fragile(s) présente plusieurs personnages que rien ne semble rapprocher mais qui, finalement, se retrouvent liés par le destin.
Malgré une mise en escène plan-plan et des personnages un chouilla caricaturaux, ce petit film se laisse agréablement regarder et quelques gags sympathiques font mouche. Marie Gillain est méconnaissable. Darroussin et Berléand excellents. Un bon film de fête du ciné.
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2007-06-24
Mk2 Bibliothèque - Film racontant l'histoire de 3 jeunes de banlieue montant un braquage, 13m² pose quelques questions intéressantes sur l'importance de l'argent dans une société où l'honnêteté ne paye plus assez. Quelques partis-pris artistiques sont intéressants (le braquage est suggéré et non montré) mais la réalisation quelconque et les lacunes du scénario plombent quelque peu le résultat final.
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2007-06-18
Mk2 Bibliothèque - Et voici la troisième apparition à l'écran de l'ogre vert et de ses comparses, au demeurant plus drôles que lui. Qu'en dire ? C'est drôle, plutôt joli et bien animé, il y a pas mal de jeux de mots et de références parfois obscures, mais la mayonnaise ne prend plus aussi bien. Je ne sais pas comment est la VF, mais les sous-titres de la VOST étaient absolument honteux, zappant une belle quantité de blagues, autant ne même pas les lire. On rigole, mais quelque part on ne peut s'empêcher de se dire qu'on s'attendait à mieux, surtout après un tel second épisode. Sympa, mais pas extraordinaire.
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2007-06-17
Mk2 Gambetta - Dernier volet de la trilogie Pirates des Caraïbes, At World's End met moins de temps à décoller que son prédécesseur et si son scénario, aussi tortueux que les aspirations des personnages principaux, perdra les quelques spectateurs mal préparés pensant assister à une énième niaiserie Disneyenne, le résultat final remplit largement son contrat. Évidemment, l'effet de surprise du 1er volet n'y est plus, mais il y a là encore de bonnes idées, de belles images, et tout ce qu'on demande à un bon film de pirates. Oh-oh-oh, et une bouteille de rhum.
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2007-06-05
L'Escurial, Paris XIII - Dave Chappelle, comique noir américain et habitué du standup, lance un jour un projet fou. Rassembler un groupe d'artistes ayant grandi dans un quartier de Brooklyn et organiser avec eux un concert entièrement gratuit en forme de fête de quartier. La caméra de Michel Gondry le suit des préparatifs (invitation de ses voisins, répétitions du concert) jusqu'au voyage retour le lendemain de l'événement.
Les fans de rap ou de soul devraient y trouver son compte avec la présence de Mos Def, Dead Prez, The Roots, Jill Scott, Erykah Baduh, et des Fugees reformés pour l'occasion (la maison de disque de Lauryn Hill ne l'ayant pas autorisée à participer au concert en solo). Le spectateur pas nécessairement amateur de ces styles musicaux peut néammoins passer un bon moment grace à l'humour vif de Dave Chappelle. Un bon moment donc.
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2007-06-05
L'Escurial, Paris XIII - Ce documentaire, sorti en 1997, retrace le combat mythique entre George Foreman, champion du monde de boxe poids-lourds, et Cassius Clay aka Mohammed Ali désireux de récupérer son titre.
Organisé comme le plus prestigieux combat de l'histoire par Don King, ce combat eut lieu dans le Zaïre de Mobutu, lequel avait pour l'occasion débloqué 10 Millions de dollars espèrant faire bonne publicité pour son pays pour l'occasion. L'idée était de mélanger sport et musique, avec la présence simultanée de BB King et James Brown pour une série de concerts avant le match.
Le documentaire retrace l'histoire de cette rencontre, présentant avec force témoignages les deux protagonistes, dont on ne peut que regretter l'absence de commentaires sur l'événement. Une anecdote racontée par Foreman ou Ali himself n'aurait pas dépareillé. Le combat, point d'orgue du film, est passionnant même pour le non-amateur de boxe. Les sous-entendus politiques sont nombreux en raison de l'engagement profond d'Ali pour la cause noire. A coup sûr un excellent documentaire.
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2007-06-04
Max Linder Panorama - Un bien curieux objet que ce premier long-métrage de Bruno Merle. Inquiétant huis-clos mettant en scène Michael Youn en chauffeur de salle désespéré, preneur d'otage d'une vedette de la chanson, ou peut-être pas, interprétée par Patrick Chesnais.
Le grain sale d'une caméra vidéo laisse place à la pellicule, les effets de style sont nombreux, un peu fourre-tout, certaines tentatives rappellent Requiem for a Dream sans jamais les égaler, la bande son est parfois en décalage avec l'image, ce capharnaüm grotesque et sordide ajoute de la noirceur à l'ensemble.
Pourtant celà ne fonctionne pas si mal. On s'achemine doucement vers cette issue inévitable dont le héros de l'histoire cauchemarde dès qu'il s'endort. Chesnais est excellent. Élodie Bouchez un peu moins. Youn est surprenant. Il en fait un peu beaucoup, parfois, mais l'on sent que le projet lui tient à coeur car son image de rigolo risque de coller aux basques du film et de le plomber. Pour une première tentative, Bruno Merle s'en tire avec les honneurs.
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2007-06-01
DVD - « C'est culte ! » m'avait-on dit. Malheureusement, cette comédie poussive et sans grand intérêt est à mille lieues d'un Zoolander, d'un Orgazmo voire même d'un Clerks. Napoleon est un jeune américain au physique repoussant, proche de la débilité mentale, dont la vie sans intérêt se voit bousculée par l'arrivée de son oncle et l'apparition d'une possible petite amie. J'ai beau chercher je ne vois toujours pas ce qu'il y a de culte. Ce film est-il une comédie ? Je n'ai jamais rigolé. Est-ce une étude de moeurs ? Je n'y ai pas vu de finesse. Je reste stupéfait.
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2007-05-02
Mk2 Bibliothèque - Une salle quasi-vide, débat présidentiel oblige. Le générique débute et avec la même maestria que pour le second opus, des images extraites des