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2008-06-29
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Mk2 Quai de Seine -
Ray et Ken sont deux tueurs à gage anglais qui se retrouvent parachutés à Bruges à la suite de leur dernier "contrat". Le second prend son mal en patience pendant que le premier s'emmerde comme pas permis. Ils y sont en fait pour une raison bien précise.
Si le scénario tient globalement bien la route, le début un peu poussif. Heureusement après une vingtaine de minutes on rentre facilement dans l'histoire. Côté acteurs, Colin Farrel cabotine un peu au début, mais est excellent par la suite. On repense à son rôle dans Cassandra's Dream. Ralph Fiennes est soigneusement détestable. Le personnage de Brendan Gleeson, qui est finalement assez central, est vraiment très bien interprété. Tout ce petit monde excelle dans l'humour anglais qui imprègne le film, et fait que certaines scènes provoquent un éclat de rire dans la salle. La vraie bonne idée, c'est d'utiliser le potentiel de la ville de Bruges. Certains plans sont superbes, mais ce n'est pas tout. Le réalisateur sait tirer parti des autres dimensions de la ville. Le côté sombre fait penser à Londres dans Eastern Promises de Cronenberg (d'ailleurs, la brève incursion dans la demeure champêtre de Harry tranche totalement avec le reste du film). D'autre passages sont effectivement "féeriques", et l'ambiance médiévale et religieuse de la ville est totalement propice au développement de la psychologie des personnages. |
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2008-03-30
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UGC Les halles -
Trois frères un peu névrosés se retrouvent embarqués dans un voyage spirituel à travers l'Inde, dans un train improbable, The Darjeeling Limited, dont ils espèrent revenir unis de nouveau. Leurs péripéties vont les conduire là où ils ne s'attendent pas.
The Darjeeling limited reprend de nombreuses (bonnes) idées de The Life Aquatic, mais peut-être avec moins de rythme que ce dernier. Sans doute le sujet ne permettait pas de faire quelque chose d'aussi délirant. Les personnages sont complètement usés, les dialogues surréalistes. La caméra fait volte-face au milieu des plans, passe au travers des murs. Anjelica Huston est terrible en bonne soeur fatiguée, et Owen Wilson est parfaitement bien complété par ses deux bras cassés de frangins. À aller voir sans hésiter. |
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2007-11-17
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mk2 Nation -
Ian est dans les affaires et a de l'ambition alors que son frère, Terry, garagiste sans histoire, est un joueur invétéré. Leur petite famille au complet (un père laborieux et une mère fascinée par la réussite de l'oncle Howard) se réunit chaque dimanche pour déjeuner. Le manque d'argent va les faire s'éloigner inexorablement de la vision du bonheur que cristallise le Rêve de Cassandre, joli voilier en bois.
La force du film est de mettre en place soigneusement, dès le début, une mécanique humaine. On voit très bien comment les personnalités orthogonales des deux frères vont les conduire à s'enfoncer mutuellement dans le cauchemar. L'autre bon point, qui va de pair avec celui-ci est le rythme très fluide du film. Ewan McGregor est bon. Colin Farrell est très bon. La musique (Phil Glass) colle parfaitement au film. C'est mon premier Woody Allen. Étant allé voir le film sans attente particulière, je mets 4 étoiles sans hésiter. |
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2007-11-11
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Le grand Rex -
Anna est sage-femme et reçoit le soir de Noël une jeune fille qui meurt en accouchant. Elle mène alors une enquête qui va se transformer en plongée dans l'univers feutré, angoissant et surréaliste de la mafia russe londonienne.
Le film excelle dans la construction d'une situation inextricable autour d'Anna sans avoir besoin d'en faire une dupe complète. David Cronenberg parvient à donner à la ville un côté très sombre et inquiétant, même en plein jour. Les acteurs sont très bien taillés pour leur rôle. Les quelques passage sanguinolents produisent un résultat inattendu, et la scène aux bains douche est tout simplement incroyable. |
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2007-11-10
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La Pléiade -
L'histoire du gang des postiches, qui a défrayé la chronique au début des années 80 en France.
Si le film réussit à ne pas tomber dans le piège des personnages manichéens du côté des membres du gang, avec des performances d'acteurs globalement respectables, c'est nettement plus décevant du côté de la maréchaussée. J'ai énormément de mal à adhérer au personnage de l'enquêteur jusqu'auboutiste traumatisé dans sa tendre enfance (les autres représentants de l'ordre étant tout simplement insipides). Le film marche globalement bien. Quelque scènes sont hilarantes. Et sans doute, un attrait non négligeable du film est de permettre de se replonger dans l'ambiance des années 80 (aaah, les demi-tours au frein à main en 505 sur les voies sur berge), avec une mise en scène et une photographie idoine. Bref, un bon polar. |
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2007-10-28
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mk2 Bibliothèque -
Dès les premières minutes, pas de doute, on reconnaît la patte du réalisateur d'Elephant. Gros plans, profondeur de champ minimale, travellings arrière, narration "éclatée", Beethoven dans la BO...
Si Elephant racontait un juste-avant, Paranoid Park se place en position symétrique pour raconter un juste-après. Des parents en instance de divorce, quelques petites transgressions de l'autorité sans conséquence, un début de relation instable avec une copine du lycée... Alex semble mal dans sa peau, mais il est le premier à relativiser. En réalité, il vient d'être le spectateur et l'acteur d'un moment horrible de sa vie qui ne le quittera jamais. Juste après ce plan, difficile de se séparer du personnage. On croit devenir fou, ne plus échapper aux bourdonnements. Alors le film excelle en proposant une relecture complètement orthogonale de ces moments de spleen sous un ciel gris en bord de mer ou dans l'atmosphère feutrée et sombre d'une chambre d'ado... Pourquoi pas une cinquième étoile ? Peut-être que j'attendais trop après avoir vu la photographie exceptionnelle d'Elephant. Reste que Paranoid Park est un film marquant, ou peu de choses sont laissées au hasard. |
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2007-10-21
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UGC Les Halles -
Une satire déjantée et trash du monde de la publicité. Tout le monde en prend pour son grade. Jean Dujardin campe avec justesse un créatif travaillant dans une grosse agence de pub, blasé de tout. Nicolas Marié (Enfermés dehors) est également très bon dans son rôle de caricature du PDG.
Évidemment, c'est un sujet à tiroir, et le choix est fait de s'en sortir par une narration tarabiscotée. Astucieux, mais parfois un peu trop utilisé. On a alors l'impression que le film part dans tous les sens (notamment au début). On ne peut pas tout dire dans un seul film... C'est dommage, car certains passages sont très très bon. |
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2007-10-20
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UGC Orient Express -
Un film en noir et blanc. Noir comme le tragique enchaînement des régimes en Iran et ses conséquences dramatiques sur la vie quotidienne. Gris comme la "sécurité" de la vie dans une capitale occidentale qui ne parvient pas tout à fait à anesthésier les souvenirs douloureux. Blanc comme l'innoncence touchante de la petite Marji, ses coups de blues et ses coups de gueule qui viennent du fond du coeur.
Certains détails sont frappants et permettent de comprendre comment la petite Marji laisse un bout d'elle-même à chaque fois qu'elle fait un pas de plus pour devenir la grande Marjane. Heureusement, chaque fois que l'on pourrait sombrer dans la compassion, le film est rythmé avec beaucoup d'à-propos par un humour assez incisif. Souvent d'ailleurs l'occasion de témoigner d'une sincère reconnaissance au personnage de la grand-mère. Un très bon moment, sur un sujet pas franchement facile. |
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2007-03-26
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DVD -
Petite déception, mais un premier film qui fait l'effet d'une grosse bouffée d'air après la mi-thèse.
Le film s'ouvre sur l'atterrissage forcé au milieu de la cour de Versailles d'une Marie-Antoinette à peine sortie de l'enfance. Comment ne pas éprouver de la sympathie pour cette future reine si adorablement naïve, enfermée dans cette prison dorée pour la noblesse, dont les rouages se sont ironiquement retournés contre ses inventeurs ? D'autant plus que l'on comprend dès les premières minutes du film qu'il n'y aura aucune échappatoire entre un roi ennuyeux, une cour malveillante et une vie politique dépourvue d'intérêt. Peut-être un peu trop vite, il est clair que Marie-Antoinette a opté pour la fuite en avant. L'essentiel du film nous montre alors une femme qui s'enfonce inexorablement dans son rêve éveillé. Et inévitablement en parallèle, se construit la désagréable impression que c'est Kirsten Dunst qui porte le film à bout de bras. Il y a bien quelques artifices de montage pour essayer de donner de l'énergie, mais c'est insuffisant. Or le rêve doit se muer en cauchemard, c'est écrit. Et la transition est si subite que l'on n'y croit pas l'espace d'un instant. De toute façon, c'est déjà trop tard, le film est terminé. Quelle déception. Pourtant il y a tellement de bonnes choses... D'abord les couleurs : le film est un véritable kaléïdoscope. Des plans d'escaliers interminables. Un lit royal filmé en champ-contrechamp. Et puis encore une arrivée au château au milieu d'une inquiétante foule de courtisants ectoplasmiques (cf. notule d'Ol : c'est un des moments marquants du film.) Quoi d'autre encore ? Une bande son avec Squarepusher, Aphex Twin et The Cure (liste non exhaustive), qui sert remarquablement bien le film. Et puis, merde, Kirsten Dunst, quoi... Allez, 4 étoiles. |

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2006-02-04
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DivX -
Dans un curieux temple isolé vivent un moine et son jeune disciple. Les frontières de cet intriguant non-temps-non-espace vont s'effriter brièvement. En quatre instantanés avec des images superbe on va alors comprendre le destin scellé des deux protagonistes.
C'est le deuxième film de Kim Ki Duk que je vois, avec comme dans le premier, une photographie superbe, des dialogues très ponctuels avec cette culture du silence plein de petits détails. Les thèmes du sexe et de la violence ne sont pas forcément là où ils semblent être... Mon seul regret: avoir parfois la sensation de rater un niveau de lecture par manque de culture asiatique... À voir toutefois sans aucun doute. |
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2003-05-25
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Oui, mais non. Oui, j'ai vu des clins d'?il à plein d'autres films (notamment le passage avec Muad'Dib^H^H^H^H Neo sur Sion). Oui j'ai ri quand Lambert Wilson dit des gros mots en Français. Et certes oui, la baston à la Matrix, c'est joli. Mais non, tout ça ne mérite pas plus que 3 étoiles (et j'ai vraiment failli en mettre moins). Alors où est-ce que foire ? Comme d'habitude. Quand tout ça se retrouve jeté plus ou moins pêle-mêle pendant deux heures, ça ne fait que rendre plus évident la platitude d'un scénario quand même très frêle. C'est violemment creux pendant la majeure partie du film, où on se croirait dans un jeu vidéo (on se promène en mode carte, et paf on tombe sur un ennemi : la musique change, c'est le mode combat). Bon, il y a quand même un ultime sursaut à la fin où deux trois choses pseudo-intéressantes sont jetées en pâture au spectateur, histoire qu'il revienne quand même voir le troisième volet, mais on reste sur sa faim. Le 1 m'avait bien plu, le 2 me laisse quelque peu sans réaction. Déçu, quoi.
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2003-05-17
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Le film a été encensé pour les effets spéciaux inédits, mais en dépit de ce mauvais augure, je trouve qu'ils n'ont généralement pas été trop mal employés. C'est un mélange de thèmes classiques (prophétie, élu, machin tout ça) et plus originaux. Est-ce cette froide détermination des agents trahie de temps à autres par une poussée réfrénée de sadisme ? Est-ce ce côté un peu maïeutique dans la découverte progressive et naïve du monde par Neo, ou tout simplement cet univers toujours plus gris ? Toujours est-il que j'ai bien aimé. Bon, reproches ? Oui : un brin trop caricatural au niveau des personnages (je voudrais pas spoiler, mais j'ai un nom sur le bout de la langue), ce qui nuit légèrement à l'histoire, mais on marche quand même volontiers pendant tout le film, surtout sur la fin. Les quelques (inévitables) incohérences techniques sont habilement éludées. Épilogue plutôt déroutant.
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2003-05-17
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L'idée est bonne, mais une partie non négligeable du film tient les spectateurs en haleine uniquement par des doses massives de grincements de violons et de scènes parfois peu ragoûtantes. Bruce Willis se creuse la cervelle en long, en large et en travers pour n'aboutir finalement à rien (mais au moins, pendant ce temps-là, il ne sauve pas la planète, c'est déjà ça). Ça donne un peu l'impression de courir au ralenti pendant tout le film et de reprendre à vitesse normale 5 minutes avant la fin. Critique très certainement influencée par une rédaction tardive, et en particulier après avoir vu Les autres.
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2003-05-17
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C'est comme Le 6ème sens, la classe en plus. L'excuse pour faire se dérouler les trois quarts du film dans le noir est tout simplement géniale. Encore plus huis-clos, et paradoxalement avec un développement beaucoup plus varié et "vivant" (si j'ose dire) que Le 6ème sens. C'est ouvragé à souhait, avec des détails comme la relation ambiguë entre les enfants, ou encore la scène du père totalement irréelle et qui embrouille un peu plus les cartes au moment où on pense avoir compris. Nicole Kidman étant de surcroît (agréablement) surprenante en mère de famille droite et dévote, l'ensemble tient la route sans recourir aux artefacts visuels à base d'hémoglobine, et c'est tant mieux.
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2003-05-17
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Passé les 20 premières minutes où on sourit, on regarde sa montre pendant le reste du film (et il est long...). J'essaie désespérément de trouver ce qui pourrait justifier une deuxième étoile. Allez, il y a bien deux ou trois passages sympathiques, notamment sur la fin où les personnages un peu désabusés deviennent presque attachants. Le principe de l'actrice qui joue le rôle d'une actrice n'est pas mauvais dans le fond, mais ça traîne trop en longueur. Les ruptures et raccommodages en série entrecoupés de sourires niais et d'allusions tellement fines qu'on n'est pas tout à fait sûr de les avoir saisies, c'est pas terrible comme fonds de commerce. C'est comme un certain canon pour instruments à corde de Pachelbel dont on écouterait successivement la transcription pour tous les instruments possibles et inimaginables : distrayant au début, sirupeux sur la fin. Et cette tentative de terminer par un peu de grosse bouffonnerie achève de donner un caractère pathétique à un ensemble déjà très (trop) rose pâle.
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2003-05-11
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Jour de ma découverte des salles obscures outre-Manche (qui ne sont manifestement pas conçues pour gens qui ont des grandes jambes). Je n'avais pas vu le premier épisode, ni lu la bande dessinée, et je m'excuse d'avance auprès des "vieux de la vieille" pour toutes les subtiles allusions que je suis sincèrement convaincu d'avoir ratées. Quand le copain avec qui j'y suis allé m'a raconté l'épisode 1 dans la voiture, j'avoue avoir redouté une orgie d'effets spéciaux tous azimuts pour tenter de dissimuler plus ou moins maladroitement une absence criante d'histoire, et c'est effectivement le principal grief que j'adresserais au film. J'ai beaucoup aimé la scène d'introduction, inattendue, assez décalée (ç'aurait été parfait avec le requiem mieux joué) et qui fait partie de celles pour lesquelles le film vaut le coup d'être vu. D'autres passages (au hasard, l'attaque de l'école) sont vraiment là pour meubler et épater la galerie. C'est dommage, on sent une volonté d'arriver quelque part, mais concrètement, c'est plutôt maladroit. Le film fourmille de micro-histoires qui n'apportent pas grand-chose, si ce n'est parfois une touche de mauvais goût à l'américaine dont on se passerait volontiers. Bref on ressort en ayant l'impression qu'il manquait quelque chose (un fil conducteur peut-être ?). Allez, 3 étoiles quand même, ça reste somme toute un bon divertissement, que je retournerais voir si c'était à refaire (mais dans une autre salle, alors).
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Il y a des pépites dans ce film. Des dialogues surréalistes, des situations complètement drôlatiques (dans la caravane) ou absurdes. D'autres passages sont très émouvants (la rencontre entre Yvan et la mère d'Elie). Le côté road movie est très soigné, certains plans sont magnifiques, la musique est très bien choisie et utilisée. On pense évidemment à des duos comiques célèbres en voyant Elie et Yvan.
Une comédie dramatique plutôt bien ficelée, et en tout cas un très joli road-movie. Pourquoi trois étoiles seulement et pas quatre ? J'ai trouvé que le rythme était un peu monotone. Le début est un peu lent, je comprends pourquoi. Mais au tiers du film, je m'attendais à ce que ça prennent un peu plus de punch pour lier tous ces bons ingrédients, un peu comme dans Cow-Boy que j'avais beaucoup aimé. Et je suis un peu déçu parce que j'atteins la fin du film avec le sentiment que certains passages étaient peu trop dilués. Mais bon, ça reste tout à fait bien, surtout vu les merdes en salle en ce moment.