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2009-05-17
UGC Ciné CIté Bercy - Grand amateur de polars suédois depuis ma découverte de Henning Mankel (Wallander), j'avais dévoré les trois tomes de Millénium en quelques semaines, même si je n'étais pas parmi les premiers à le lire, je l'avoue bien volontiers. Comme pas mal d'informaticiens j'étais bien évidemment tombé amoureux de Lisbeth Salander, de ses talents et de son autisme, et mon impatience était donc grande (mais assez angoissée) de voir l'adaptation au cinéma.

Comme le dit le réalisateur, ce film ne pouvait être réussi que s'il était long (il l'est, mais 20 minutes en plus n'auraient rien gâché), suédois (parce que ce qui habite Millenium au delà du polar est l'atmosphère si particulière de cette société, et qu'aurait pu faire Hollywood de ce scénario ?), et fidèle au roman. Ces conditions étant respectées, les lecteurs des romans seront enthousiasmés par Noomi Rapace, qui incarne une Lisbeth telle que l'on se l'était imaginée, même si elle semble moins fragile ; par l'atmosphère glauque et glaciale de l'île de Hedebyön ; par la représentation sans concession de la violence ; et par le travail sur la lumière et la bande orginale. Pour ceux qui ont imaginé Harriet dans le livre, la vision des 40 fleurs séchées et de son portrait, en connaissant leur histoire, leur feront probablement venir les larmes aux yeux.

Même si le film n'innove pas, est parfois lourdingue dans ses effets purement policiers, et échoue à embrasser l'ensemble de l'intrigue (raccourcis au début et à la fin du film), on retrouvera assez de l'univers pour attendre avec impatience les deux suivants, qui seront probablement handicapés par l'absence de mise en place du monde du journal Millénium et notamment du rôle d'Erika Berger.

Au final, un excellent moment pour ceux qui ont aimé le livre, à découvir en VO Suédoise bien sûr ! Pour les autres, je suis curieux et un peu sceptique de ce qu'ils en retireront, et je ne peux que les encourager à le lire : les polars suédois ne sont pas que des courses poursuites en Volvo dans lesquelles les protagonistes se balancent des tiroirs Ikéa !

**
2005-01-21
UGC Bercy - VO -

On ne peut que s'incliner devant la performance de Bruno Ganz, se demander comment l'acteur qui joue Goebbels arrivera à rentrer désormais dans un magasin, trouver les quelques scènes de combat pas mal filmées, et reconnaitre que le scénario suit au mieux de ce qu'on connait de l'histoire purement évenementielle de ces derniers jours dans le bunker.

On peut en même temps être énervé par la lourdeur et les clichés (le "bon" médecin, le jardin avec les oiseaux, etc ...)

On peut surtout être assez choqué par quelques traitements idéologiques, en particulier mais sans être exhaustif la présentation de Speer en nazi acceptable (alors qu'il est quand même un exemple typique de la bureaucratie nazie et l'organisateur de l'esclavage de plusieurs millions de personnes), le HilterJugend qui voit juste avant la fin, et surtout les piètres excuses de Traudl Junge qu'on ne croit évidemment pas un instant quand elle dit qu'elle ne savait pas pour les camps alors qu'elle a cotoyé Hitler tous les jours pendant 3 ans.

On se demande aussi surtout pourquoi finalement on ne voit ni Hitler ni Goebbels mourir, alors que de nombreux autres suicides ne nous épargnent rien.

BREF BREF BREF, la polémique avait bien raison d'exister.